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Les feuilles

Tu me demandes dans combien de jours nous allons mourir. Et si ça change de couleur, et si ça pourrit, quelqu’un qui meurt. Tu frissonnes, mais pas de notre frisson. Le tien s’accorde aux feuilles. Tu te baisses, les recueillent et les mets dans ta poche, après t’être étonné de leurs couleurs changeantes. Tu sens leur effritement sous tes doigts. Tu retiens tes larmes et dis « ça sèche ». Comme ces paroles qui ne sortent pas, ou difficilement, pour te dire ce que nous ne savons te dire. Pas faute pourtant d’avoir préparé cet instant. Mais tes questions nous prennent de court. Comme elle. Nous sommes désarmés. Pure morning.

Publié dans Poèmes

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