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L’invention du poème (4)

La poésie. Pour tenter ses mots sur cette force reliante qui, désincarnée, illimitée et intouchable, échappe aux mille définitions qui pourraient la contraindre. Cette force qui se soustrait au langage, plus forte que le verbe. Tout comme la poésie. Qui ne naît pas du mot, mais l’utilise. Pour une approche chantante. Pour tenter de se mettre en rythme avec soi, le monde et, au bout, avec cet amour fou. Né d’un serment, passé dès l’origine, et reproduit sans cesse.

Publié dans Remarques

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