Après ma tasse de Darjeeling
Soudain mon coeur se Grenadine
Comme dans Pirate des caraïbes
Des îles remplies de carakibs

Sous le soleil des plages ambrées

Le rhum vieux commence à taper
Avec les tortues on nage
L’après-midi on est en nage.

Blue Lagoon Blue Lagoon
Sur la terre des Arawaks
Les noix de coco jouent les cracks.

Blue Lagoon Blue Lagoon
Au rythme d’un rastafari
Dansent les enfants de Sainte Lucie.

 

Encore en r’tard au rendez-vous
J’ai dû prendre mes jambes à mon cou
À l’autre bout de l’univers
C’est sévère.

Avant d’avoir quelques problèmes
J’voulais poster ma lettre de dem’
Le stylo a fui dans ma poche
Comme c’est moche.

Avec mon costume bleu éclair
J’ai plus l’air d’un foudre de guerre
Car sous l’soleil des cocotiers
On s’fout un peu de ton C.V.

J’suis viré, j’suis viré
Mes ennuis n’font que commencer

J’suis viré, j’suis viré
Mais j’ai la vie pour m’requinquer.

Ohé !

 

Je me déssape sans y penser
J’entre et je tourne le robinet
Le choc thermique m’fait reculer
J’pense au soleil de Montagné.

Je prend ma douche,
L’eau m’éclabousse,
Et je commence ma journée.

Je prend ma douche,
L’eau m’éclabousse,
Faut ça pour s’lever du bon pied !

Le savon au parfum d’Anis
Glisse dans un petit interstice
de mes deux pieds encore souillés
Y’a pas d’justice, je dois m’baisser.

Je prend ma douche,
L’eau m’éclabousse,
Et je commence ma journée.

Je prend ma douche,
L’eau m’éclabousse,
Faut ça pour s’lever du bon pied !

Quand soudain une coupure pas douce,
Prive mon cher pommeau de son eau.
Savolinant, je sors en douce
Glisse et m’étale sur le dos.

J’ prendrai plus d’douche,
L’eau m’file la frousse,
Tant pis pour les odeurs de pieds.

J’ prendrai plus d’douche,
L’eau m’file la frousse,
Faut ça pour garder la santé !

 

Dès qu’on tourne la tête,
On change d’horizon.
Du mur en gris béton
Nos yeux se posent en fête
Sur le ciel et les monts

Dès qu’on tourne la tête
On remue nos passions.
Hier si fortes, si nettes
Elles s’estompent doucement,
L’anguille suit le courant.

Dès qu’on tourne la tête
On a peur d’oublier
Le goût des fraises sucrées.
Mais le regard tourné
La liberté nous guette.

Si on tourne trop la tête,
Soudain elle se dévisse
Et toutes nos pensées glissent
Sur le sol, c’est trop bête.

 

Des bouts de scotch
Des chaussettes moches.

Touillettes en plastique
Meubles asymétriques.

Tuyau de chaudière
Noeud dans les artères.

Pellicules lubriques
Colliques néphrétiques.

Poils de hamster
et petites cuillères

Tout ça…
ben, c’est à moi !
Tout ça,
J’le garde chez moi.
Tout ça,
P’tits bouts d’ma vie.
Petits morceaux choisis.

Lentilles de jumelles
Collier de dentelle.

Trombone déformé
Bonbone encastrée.

Vieux papier mâché
Caillou du Pirée.

DVD brisé
Molard tout séché.

Carnet gribouillé
Et jeans délavés.

Tout ça…
ben, c’est à moi !
Tout ça,
J’le garde chez moi.
Tout ça,
P’tits bouts d’ma vie.
Petits…

Morceaux pourris !

 

Je suis le cadre sup de service
Toujours à attendre en coulisses
Qu’on veuille bien me passer le plat
Si possible sans faire de faux pas

Mais laissez-moi…
Mais laissez-moi

Si j’ai encore quelques illusions
C’est moins bien vu, c’est pas d’bon ton
Maintenant il faut être responsable
Et je me doit d’être imppecable.

Mais laissez-moi…
Mais laissez-moi.

Il faut que je reste branché
Et sans frémir, sans sourciller
Fournir de l’éléctricité
A ces vieux vampires assoiffés.

Mais laissez-moi…
Mais laissez-moi.

Je sais bien kc’est indispensable
Oui, mais c’est k’moi…
J’ai pas d’portable !

Alors laissez-moi
Courir les champs
et rigoler,
et m’amuser,
et m’dégriser

Alors laissez-moi
me gondoler
m’réenchanter
Rire aux éclats…

Mais lâchez-moi !