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Catégorie : Écritures numériques

#poetrycode : Vorace

Sbataillon Où trouver ? Où trouver du code ? Vite. De la matière. À malaxer ? Vite, monsieur l’inspecteur. (0, 0, 0, 0.1); box-shadow: inset 0 1px 3px rgba(0, 0, 0, 0.1); } .input-append, .input-prepend { font-size: 0; white-space: nowrap; } body { font-family: Georgia, « Times New Roman », Times, serif; word-wrap: break-word; overflow-wrap: break-word; } body { font-family: « Helvetica Neue », Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 14px; line-height: 20px; color: #333333; } html { font-size: 100%; -webkit-text-size-adjust: 100%; }. Ouf ! Rassasié.

#poetrycode. Poème publié sur le tchat public de http://readingclub.fr/ sous le « pseudo » sbataillon le 12/11/2017 à 12h21, après une première tentative trop longue, empêchant la lecture . Fabriqué à partir du code de la page d’accueil, capturé grâce à la commande Outils>Inspecteur de Firefox 56.0.

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Une boite à poèmes sous Arduino

Un grand merci à la médiathèque Louis Aragon de Fontenay-sous-bois pour la belle rencontre du 25 mars dernier en compagnie de Xavier Gayan, Charles Pennequin et de Souleymane Diamanka. Et pour la conception d’une ingénieuse « Machine à poèmes » à base d’une carte Arduino et d’une petite imprimante thermique qui délivre certains de mes poèmes à la place de tickets de caisse. Que ceux qui cherchent des outils pour faire la révolution lèvent le doigt ! Pour faire la votre, suivez le guide > http://blog.animtic.fr/2016/08/boite-a-histoires-v1/

 

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Vases communicants : Angèle Casanova, invitée du site

Pour ces Vases communicants de décembre, je reçois sur le site Angèle Casanova. Nous avons décidé d’échanger des textes autour d’un thème hélas d’actualité (penser à autre chose, penser à autre chose, penser…) : la peur, la terreur face au désir -de vivre, d’aimer, d’être libre. Place à ses mots…

 

Le raisin, par Angèle Casanova

elle est couchée
toute habillée
sur le lit blanc
une de ses mains tient la télécommande
l’autre vibre sous les notifications
elle regarde l’écran

la lumière ourle le rideau en plastique

derrière le mur de la chambre
elle entend quelqu’un
bouger

les sirènes hurlent dans la rue

la nuit d’avant
des hommes en bas
noirs dans la nuit
hurlaient aussi
de joie
à travers ses larmes

depuis elle n’a pas cessé de pleurer
toute l’eau de son corps est partie en sillons
sur ses joues
elle a la bouche pâteuse
le ventre douloureux
elle n’a envie de rien
que de pleurer
dans ce lit d’hôtel
en regardant la télé

elle est sortie ce matin
acheter du raisin
des grains gros et rosés

elle est revenue en courant
une alerte porte de Bagnolet
et elle est
porte de Bagnolet

elle n’a pas touché au raisin
elle s’est effondrée
sur ce lit
inerte
et a regardé l’écran jusqu’à
ce que la nuit tombe

au crépuscule elle se lève
et va récupérer le sac de raisin sur l’armoire
dans la salle de bain elle ouvre le robinet
détache quelques grains qu’elle passe sous l’eau
et fait tomber un à un dans le verre en plastique

quand il est plein
elle retourne s’allonger
et prend le temps de choisir
le plus beau fruit

elle le porte à ses lèvres
le met sur sa langue
il est frais
humide
et elle croque

la peau éclate
le jus dégouline dans sa gorge
l’inonde de sucre et d’eau

elle sent son corps revivre

elle ouvre les yeux et soulève un coin du rideau

Angle Casanova : présentation

Je suis née en 1976 près de Bordeaux. Je suis l’auteur du web-livre gadins et bouts de ficelles, initié en 2006. Participant depuis 2012 aux Vases communicants (dispositif que j’ai administré en 2014-2015), j’ai publié des nouvelles et des poèmes dans des revues papier (Journal de mes paysages) et numériques (L’Ampoule, Le Capital des Mots, Ce qui reste, lorem_ipsum, Paysages écrits, Remue.net, La Revue des Ressources, Zinzoline), ainsi que des lectures sur la webradio littéraire d’Œuvres ouvertes. J’ai participé au premier recueil de nouvelles des Editions Bancal, Illusion(s), qui vient de paraître. Sous un autre nom, je suis bibliothécaire.

Mon poème sur son site : gadins et bouts de ficelles

Autour des Vases communicants :

Tiers Livre (http://www.tierslivre.net/) et Scriptopolis (http://www.scriptopolis.fr/) sont à l’initiative d’un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. Le blog Le rendez-vous des Vases Communicants centralise la liste des échanges.

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#VasesCommunicants : Zakane invité du site

Il y a bien longtemps que je n’avais participé aux Vases Communicants, une initiative originale sur le web littéraire, initiée par François Bon et désormais tenu par . Chaque premier vendredi du mois, Vases communicants propose à deux écrivains disposant d’un site web de publier chez l’autre un texte inédit, sur un thème libre ou commun. Nous reprenons donc l’aventure avec, comme premier invité, Zakane. Thème commun retenu : l’inconnu.

Méconnu l’inconnu

si l’inconnu est là
reconnu du regard
qu’autrement connaître
alors
avec nos autres sens

que je connaisse ou pas
ce que c’est que connaître
ce que je connais sais
ce que je ne connais pas

c’est ainsi que rencontrer
ce n’est pas contrer l’autre
et si c’est contre l’autre
que nous nous rencontrons
nous connaîtrons alors
naître l’inconnu
comme nous naissons à l’autre

il y a tant et si peu
qui se dévoile à nous
que nous sommes surpris
de ne point nous connaître

l’inconnu n’est que brume
où nous aimons aller
et ne pas tout connaître
est comme une vapeur

si peu que tu me donnes
c’est le tout de ce peu
ce petit nu voilé
que je peux reconnaître

l’inconnu est nu
de vouloir faire connaître
et l’inconnu est nu
de vouloir se cacher

 

À propos de Zakane

Le 11 juillet 1959, à Nancy,le jour de sa naissance il prend son sac de voyage. Parce que c’était décidé bien avant la petite aube, il sera nomade, vagabond des pieds à la tête et que, d’un pas à l’autre, l’instable sera son guide. Sur sa route, il trouvera des paroles, des cris, des joies, des pleurs et toutes les turpitudes souriantes et malheureuses qui font le poids d’un homme.
Il prend sa vie à bras, à corps, à vue, au nez et à la barbe de la bêtise humaine. De métiers en ouvrages, de masques en plumes folles, il lui faut danser, chanter, prendre une main à témoin de son cœur et prendre musique aussi. Et d’autres mains qui passent.
Il devient poseur de mots, cairns instables, montés sur les plages de son blog et de ses carnets noirs.
Mystérieux, secret, farouche vivant, clown triste, metteur en scène, auteur compositeur et interprète, artisan de paroles, maintenant sédentarisé dans le Sud-Ouest de la France, entre mer et montagne, homme nu répondant à la terre, il a cherché un nom, il se nomme Zakane.

Un recueil paru en édition web, « L’heure heureuse » chez QazaQ
Blog : http://lesmotsdezakane.blogspot.fr/

Vous pouvez lire ma contribution sur le site de Zakane : http://lesmotsdezakane.blogspot.fr/2015/11/les-vases-et-leurs-debordements-1.html

À propos des Vases communicants :

Sur Twitter : @vasescogroupe tenu par . Liste des autres collaborations de novembre et informations : http://lerendezvousdesvasescommunicants.blogspot.fr/

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Redstone #2 : Pickaxes (Minecraft poetry)

RedstoneL’équipement nécessaire est un outil de fer fait avec trois lingots et deux bâtons de bois. Outil transmis du fond de notre habilité pour décharger les poids. De la pierre. De nos remords. Des rêves abandonnés. On me livre une notice. Elle devrait m’éclairer : « Les veines de minerai de redstone sont situées dans les 16 couches inférieures de la carte. 0.84% des blocs présents sous la couche 14 sont des blocs de minerai de redstone. Ces derniers sont regroupés en filons de 1 à 10 blocs. Il y a en moyenne 25 blocs de minerai de redstone par tronçon. » Je me creuse la tête et je ne suis pas sûr de tirer la bonne pioche.

> Redstone. Une série de poésies en prose autour du jeu vidéo Minecraft et de ses éléments.

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Redstone #1 (Minecraft poetry)

Redstone (minerai).pngJe brûle de faire fortune. Je ne sais pas comment. Je n’ai plus rien à perdre. Tout s’est déjà dissous jusqu’au bout de l’enfance. J’ai entendu parler d’un minerai de feu. Un qui pourrait conduire et reconstruire ma vie. Je pars à sa recherche. Il s’appellerait Redstone, comme une poudre de sang.

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