Sur le bout de la langue #11-14
Bonjour à tous,
Nous avons décidé, avec Thomas Durcudoy, de donner une nouvelle direction, encore plus stimulante, à notre projet « Sur le bout de la langue, une grammaire en poésie ». Vous pourrez découvrir cette nouvelle orientation dès demain. Pour patienter, voici quatre poèmes de cette première suite encore sans illustrations…
11. Le pluriel des noms
On aimerait qu’il y ait foule
et que des cris de joie
viennent border ce silence
auquel on doit faire face
Il semble qu’ils arrivent.
12. Les déterminants
La brume se dissipe
On y distingue l’une
et l’on aperçoit l’un
Le tout devient précis
Peut être
qu’un ami
Peut être
que mon ami.
13. Les pronoms
Je te se nous vous eux
Un mot que l’on désigne
par un fragment de monde
Tu te le la les ceux
Un mot pour faire comprendre
l’importance des autres
La nôtre, la vôtre, la leur
Pour mieux faire apparaître
ces liens qui nous renvoient
à la source des choses.
14. Le verbe
A fait, fait, fera
était, est, sera
Des verbes pour nous aider
à saisir les possibles
Au rythme.
Sur le bout de la langue #10 : l’adjectif qualificatif
Tournant dans un carrefour
je sentis une odeur
douce, sucrée, chaleureuse
Puis j’en sentis une autre
âcre et désagréable
Mais je ne vis personne
Je venais pourtant bien
de faire cinq rencontres
Comme si seul le parfum
était au rendez-vous.

( Illustration de Thomas Durcudoy - Poème de Stéphane Bataillon)
Le projet « Sur le bout de la langue » : « Sur le bout de la langue » est une balade en poésies et illustrations à travers la grammaire française initiée par Stéphane Bataillon et Thomas Durcudoy. Une grammaire vivante, qui n’est pas envisagée comme un ensemble de règles contraignantes et ennuyeuses, mais comme la carte d’un fabuleux trésor pour cerner une langue à soi, pour enchanter le monde. Le blog du projet : Sur le bout de la langue
Sur le bout de la langue #9 : Le nom animé/inanimé
Que faudra t-il au nom
pour diriger le fleuve
Pour que ses droits
soient reconnus ?

(Poème de Stéphane Bataillon - illustration de Thomas Durcudoy)
Le projet « Sur le bout de la langue » : « Sur le bout de la langue » est une balade en poésies et illustrations à travers la grammaire française initiée par Stéphane Bataillon et Thomas Durcudoy. Une grammaire vivante, qui n’est pas envisagée comme un ensemble de règles contraignantes et ennuyeuses, mais comme la carte d’un fabuleux trésor pour cerner une langue à soi, pour enchanter le monde. Le blog du projet : Sur le bout de la langue
Sur le bout de la langue #8 : nom
Un nom pour désigner
chaque brise de monde
Hors du temps
sans saveur
À peine déterminé
Pour ne pas prendre
toute la place
Laisser à la matière
un petit peu de chance.
Le projet « Sur le bout de la langue » : « Sur le bout de la langue » est une balade en poésies et illustrations à travers la grammaire française initiée par Stéphane Bataillon et Thomas Durcudoy. Une grammaire vivante, qui n’est pas envisagée comme un ensemble de règles contraignantes et ennuyeuses, mais comme la carte d’un fabuleux trésor pour cerner une langue à soi, pour enchanter le monde. Le blog du projet : Sur le bout de la langue
Sur le bout de la langue #7 : Phrase
La nuit tombe doucement
il faut nous abriter
Trouver un endroit sûr
comme ce canyon creusé
au cœur de la montagne
Une majuscule veille
protégeant à sa suite
un mot, une fratrie
On s’avance, curieux
Mais la fatigue prend
La lune rejoindra seule
l’autre gardien du refuge
Dès demain, nous aussi
nous atteindrons le point
Mais on s’endort
tranquille.
Le projet Sur le bout de la langue :
« Sur le bout de la langue » est une balade en poésies et illustrations à travers la grammaire française initiée par Stéphane Bataillon et Thomas Durcudoy. Une grammaire vivante, qui n’est pas envisagée comme un ensemble de règles contraignantes et ennuyeuses, mais comme la carte d’un fabuleux trésor pour cerner une langue à soi, pour enchanter le monde. Le blog du projet : Sur le bout de la langue
Sur le bout de la langue #6 : Ponctuation
On s’attendait à un accueil
Que le A se déplace
Mais non, personne.
Sauf de toutes petites bêtes
qui sautent sur nos jambes
Des « . »
des « ? »
des « ! »
des « , »
des « ; »
et des « … » qui attendent
Ils entrent dans notre sac
et se disperseront
Pour nous laisser le temps
de prendre notre souffle
Pour nous faire comprendre.
Début
Bienvenue sur mon site. Poète, critique et journaliste, je suis né en 1975 et je vis à Paris. Mon premier recueil, Où nos ombres s'épousent, est paru aux éditions Bruno Doucey.
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