Statistiques : ce que nous dit Monsieur Google de la poésie

(Montage de Paul Martin – Friedrich+Google Mix)

Les chiffres, en poésie, on n’aime pas trop ça. Ou alors, on les tord, on les détourne, on les instrumente, comme Jacques Roubaud, comme Guillevic. Un seul résiste au temps : 1%, le nombre supposé de livres de poésie vendus en France par rapport à l’ensemble de la production (le même, dans les revues, les études, les conférences, depuis au moins 20 ans). En réalité, si l’on s’en tient à ceux publiés récemment par le CNL, ce chiffre est encore moins glorieux : 0,6%… théâtre compris ! (bon, soit un petit 0,3%, rééditions et poches inclus). Pour connaitre ce qui se cache derrière ces chiffres, petit détour sur le site de l’ami François-Xavier Maigre pour lire son billet sur les best-sellers du genre.

Pour nous changer les idées, si nous allions à la recherche d’autres données chiffrées ? Juste pour s’amuser et explorer le monde. En allant voir, par exemple, ce que les instruments de mesure mis en place par Monsieur Google font remonter lors d’une recherche sur le mot « poésie » sur le net.

Commençons par les tendances de recherches grâce à Google Trends. C’est logiquement depuis la France que les recherches sur le mot « poésie » s’effectuent. Et plus précisément par nos amis habitants à Caen (suivi de près par les Reims, Dijon et Nancy). Vient ensuite le Maroc, l’Algérie puis, la Belgique et la Suisse. À noter que le terme, comme beaucoup, est moins recherché en juillet et en août et que la fréquence de recherche est très régulière.

Autre outil de mesure, plus surprenant : Google Insight, qui nous permet d’obtenir, en temps réel, des informations sur ce que les internautes tapent avec le mot poésie.

Encore plus intéressant, ce tableau nous indique la progression de certaines recherches comportant le mot poésie : la poésie à l’école a, clairement, le vent en poupe depuis 2004. On ne peut que s’en féliciter.

Malheureusement, un dernier graphique, fait apparaître une baisse de l’intérêt global pour la recherche de ce mot au niveau mondial :

Dernier outil, encore plus original, celui développé par Google en collaboration avec l’Université d’Harvard et lancé en décembre dernier : Google Ngram Viewer. Ce service analyse le nombre d’occurrences d’un terme parmi les quelques 5 millions de livres numérisés par le géant américain en fonction de leur année de publication :

Vive le Romantisme !

Mais assez de chiffres et de graphiques. L’analyse s’arrêta là. La poésie reprend ses droits.

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