Barbares

Le coutelas d’ivoire
Tournoyait dans le vent.
S’plantant dans le cougar
Fit triompher Rahan.
En sautant sur le sol
Heureux comme un enfant,
Il actionna la mine
Et explosa mêchant.

L’Humanité ne s’en remettrait pas.

Pattes à trac

Restant sous sa couche,
L’amanite tue-mouche,
N’avait plus une touche.
D’arachnofamine
Elle faisait grise mine.

– Mais… l’amanite n’est pas une araignée,
C’est un champignon !
– C’était pour la rime.
– Pauvre con !

Saurien

Depuis déjà bien trop longtemps
Il ne mangeait plus de hareng.
Carburait au tout biologique
Le diabétique de la Baltique.

La douche

Je me déssape sans y penser
J’entre et je tourne le robinet
Le choc thermique m’fait reculer
J’pense au soleil de Montagné.

Je prend ma douche,
L’eau m’éclabousse,
Et je commence ma journée.

Je prend ma douche,
L’eau m’éclabousse,
Faut ça pour s’lever du bon pied !

Le savon au parfum d’Anis
Glisse dans un petit interstice
de mes deux pieds encore souillés
Y’a pas d’justice, je dois m’baisser.

Je prend ma douche,
L’eau m’éclabousse,
Et je commence ma journée.

Je prend ma douche,
L’eau m’éclabousse,
Faut ça pour s’lever du bon pied !

Quand soudain une coupure pas douce,
Prive mon cher pommeau de son eau.
Savolinant, je sors en douce
Glisse et m’étale sur le dos.

J’ prendrai plus d’douche,
L’eau m’file la frousse,
Tant pis pour les odeurs de pieds.

J’ prendrai plus d’douche,
L’eau m’file la frousse,
Faut ça pour garder la santé !

Amène

L’habit fait le moine
Faut juste pas s’tromper d’soutane.

Mal chaussé

J’ai mis une paire d’docteur Martens
Pour entreprendre un bon footing
Et aller sonner les matines
Au monastère de la Tontine

Mais je me suis foulé le pied
Chopé l’ampoule, M’suis fracassé
Contre un immense révèrbère,
Y’avait pas assez de lumière.

Demain je n’ferai plus d’footing
Ca m’apprendra à faire du sport
Et comme seule religion dl’effort
J’ai jeté ces chaussures d’la mort.

Rêve général

Rêve général.
On met les pieds dans le plat
Les slogans passent par là
Pas jolie, pire que ça.

La symphonie urbaine d’Arevako (8/9)

A l’occasion du Printemps des poètes, retrouvez chaque jour et jusqu’au 12 mars, le début d’un poème faisant résonner le chant des villes. Chacun d’entre vous peut le compléter avec ses propres mots, en suivant le même rythme ou en changeant de tempo. C’est parti, mais c’est bientôt fini ! :

Poli tanne

Le métro cosmopolite
D’un wagon à l’autre fend
Les ruelles hétéroclites
Une cité dort et argent…

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La symphonie urbaine d’Arevako (7/9)

A l’occasion du Printemps des poètes, retrouvez chaque jour et jusqu’au 12 mars, le début d’un poème faisant résonner le chant des villes. Chacun d’entre vous peut le compléter avec ses propres mots, en suivant le même rythme ou en changeant de tempo. C’est parti :

Patibulaire

Marchande de légumes
Assaillie de toutes parts
Par les grosses légumes
D’la Mafia des boulevards…


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La symphonie urbaine d’Arevako (6/9)

A l’occasion du Printemps des poètes, retrouvez chaque jour et jusqu’au 12 mars, le début d’un poème faisant résonner le chant des villes. Chacun d’entre vous peut le compléter avec ses propres mots, en suivant le même rythme ou en changeant de tempo. C’est parti :

Concombrement

Le terrain vague était cerné
Par des immeubles immaculés
Quand des hommes concombres sevrés
Sortirent d’une trappe tout habillés…


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La symphonie urbaine d’Arevako (5/9)

A l’occasion du Printemps des poètes, retrouvez chaque jour et jusqu’au 12 mars, le début d’un poème faisant résonner le chant des villes. Chacun d’entre vous peut le compléter avec ses propres mots, en suivant le même rythme ou en changeant de tempo. C’est parti :

Immeublile

L’immeuble de la cité
Allait  bientôt s’écraser
Quand soudain est arrivé…

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La symphonie urbaine d’Arevako (4/9)

A l’occasion du Printemps des poètes, retrouvez chaque jour et jusqu’au 12 mars, le début d’un poème faisant résonner le chant des villes. Chacun d’entre vous peut le compléter avec ses propres mots, en suivant le même rythme ou en changeant de tempo. C’est parti :


Ligne 8

Se croiser, se frôler
Regarder furtivement
On espère, on galère
Et un pas en avant.
On s’énerve, on se tait
On est seul, on s’aime et
On écoute Souchon…


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La symphonie urbaine d’Arevako (3/9)

A l’occasion du Printemps des poètes, nous vous proposons chaque jour et jusqu’au 12 mars, un début de poème faisant résonner le chant des villes. Chacun d’entre vous peut le compléter avec ses propres mots, en suivant le même rythme ou en changeant de tempo. C’est parti :


Le guide

Il connaissait mieux que personne
Les raccourcis, les impasses folles
De la superbe mégapole.

Jour et nuit, à toute heure
Il se guidait à l’odeur.
Et puis retrouvait son trou,
Le rat d’égout.

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La symphonie urbaine d’Arevako (2/9)

Bravo aux trois premiers enchanteurs qui ont rallumé la flamme d’Herbert.
Petit rappel pour les retardataires : A l’occasion du Printemps des poètes, vous trouvez ici, chaque jour et jusqu’au 12 mars, un début de poème faisant résonner le chant des villes. Chacun d’entre peut le compléter avec ses propres mots, en suivant le même rythme ou en changeant de tempo. C’est parti :

Raptsodhie

Il pleut du blues cette nuit,
Dans ce New-York, Mondrian vit,
La goutte passe entre les stries,
Des pneus de Franky le taxi.

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