La promotion du jour

Il nous vend quelque chose et il nous le promet :

« Avec ça, vous serez différent. Ne vous occupez de rien, vous êtes déjà une star. Vous brillez dans la nuit. Nous offrons l’occasion de le dire à la terre. De porter l’étendard. Et pas d’inquiétudes. Surtout pas d’inquiétudes. Lorsque tous autour de vous auront la même chose, nous vous inventerons une nouvelle chose. Rien que pour vous. Un bien, à la place des autres. Vous valez mieux qu’eux. Que ces autres. Que ces choses-là. Vous valez mieux. Que ça. »

Les mots présents

Un livre offert par un ami se trouve entre nos mains. Avant même de l’ouvrir, on sait que la rencontre est sous d’heureux auspices. Que si les pages chantent, se sera en écho d’une première lecture qu’on aime imaginer. Les mots deviennent voix, et les voix se répondent en éclats familiers. Alors, le texte prend place au cœur de notre vie. Alors, entre deux lignes, une histoire peut s’écrire : deux lecteurs et un livre qui ont rêvés ensemble, suffisamment longtemps pour arrêter la terre.

Formulations

Deux phrases, ce matin, s’entrechoquent. L’une émane de la directrice de la régie publicitaire d’un grand groupe de presse : « Le digital offre un champs des possibles immense. On se donne une capacité de réinventer nos bassins d’audience. » L’autre est tirée du dernier livre de Christian Bobin, l’homme-joie : « Écrire, c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir. » Deux phrases. Deux propositions pour vivre notre époque. L’une court avec son temps contre le temps. L’autre s’approche d’un instant qui serait aventure. En soi, résistant, avec joie.

Rétrospective 2012 > Une année en poésie

Comme en 2010 et en 2011, voici la désormais traditionnelle rétrospective du site. L’occasion de parcourir avec vous 12 mois de création. Une année de transition, riche de belles rencontres, qui m’aura surtout permis de parachever mon second recueil, Les Terres rares, qui paraîtra en mars 2013 aux Éditions Bruno Doucey. Joyeuses fêtes à tous !

Tiré de la série Instapoem >> Une série de photopoèmes avec les photographies de MrFreakz (aka Damien Giard) réalisées avec Instagram. Pour découvrir ses autres créations  : http://statigr.am/mrfreakz

Quel mot à déchiffrer
dans l’interstice du ciel ?

Février : Camino

Marcher jusqu’où convergent
les deux chemins de terre

Celui du désir

Celui du nécessaire

Puis franchir
calmement.

 

Mars : Force

Pour S. & T.

Douleurs
au cou
aux dents

À tout le corps qui dit
allié aux inquiétudes

Mais le chaud du soleil
d’un peu de vos sourires.

B.o.p (Bande originale du poème) : Dominique A – Comme un arbre – Vers les lueurs

Avril : Le peuple des hommes (34) : l’anarchiste

Le peuple des hommes est le quatrième projet poétique réalisé avec l’illustrateur Saint Oma (www.saintoma.com).


Mais après, la légèreté.

 

 

Mai : La mauvaise troupe > Suspension

John john le parachutiste venait de se rendre compte, mais un peu tard,
que l’expression « On donne tout, on lâche rien » pouvait porter à confusion.

Juin : Le secret des racines

Que font les arbres
lorsqu’ils s’ennuient ?

Les arbres font des paris
sur qui s’endormira

À la gloire du chêne
et au mépris des roses.

Juillet : Du Haïku


Les éditions de la Lune Bleue, menées avec passion par Lydia Padellec publient une anthologie originale de haïkus francophones écrits par dix poètes nés depuis 1970. J’ai le bonheur d’en faire partie et d’y éditer, pour la première fois, mes tentatives autour de cette forme brève que j’affectionne particulièrement. Outre mes textes, vous pourrez y découvrir ceux de Vincent Hoarau, Cécile Duteil, Soizic Michelot, Loïc Eréac, Gwenaëlle Laot, Jean-Baptiste Pedini, Lydia Padellec, Rahmatou Sangotte et Meriem Fresson.

D’une fleur à l’autre, collectif de dix haïjins nés à partir de 1970, sous la direction de Lydia Padellec, gravures sur bois de Mimin Chen, Editions de la Lune bleue. 46 p, 12 euros.

 

Entretien : L’instant haïku (extraits)

En complément de cette parution, quelques questions posées par Lydia autour du rapport à cette forme brève. Destiné à nourrir la préface.

Lydia Padellec :  Comment as-tu découvert le haïku ? Quel est l’auteur, le haïku ou le livre qui t’a donné envie d’en écrire à ton tour ?

Stéphane Bataillon : J’ai découvert le haïku comme l’on découvre un jeu, au détour des pages d’un livre très bien fait, le « petit manuel pour écrire des haïkus » de Philippe Costa (ed. Philippe Picquier, 2001). Je me suis pris de passion pour cette forme brève, qui correspondait à une aspiration d’épure profonde. Qui permettait de mêler, condensé comme un galet à la surface polie, le regard posé sur le monde d’un Bashô à l’espièglerie d’un Issa.

L.P : Depuis quand en écris-tu ? Ecrivais-tu de la poésie ou d’autres genres avant ?

S.B :  J’écris de la poésie depuis 2001 et le haïku a donc été, sans même le savoir, la forme qui m’a permis d’emprunter ce long chemin. Ma poésie s’en ressent encore aujourd’hui, même si je me suis éloigné de certaines règles (bien utiles et rassurantes) pour tenter l’aventure d’un langage encore plus personnel, dans le sillage des pops de Jack Kerouac ou des quanta de Guillevic.

L.P : Peux-tu donner une « définition » de ce qu’est le haïku pour toi ?

S.B : Je partirais de cette phrase de Gaston Bachelard : « La poésie est une métaphysique instantanée ». Le haïku incarne bien cette définition, avec un agencement de mots qui nous entraîne vers une métaphysique à partir du brin d’herbe. Non pas simple constat du monde, mais témoignage de cette relation infime et intime qui nous relie à lui, en évitant bien des digressions et des mots inutiles.

L.P : Quelle place donnes-tu aux règles du haïku ? Respectes-tu le 5/7/5 ? le kigo ? le kireji ? Qu’est-ce qui te semble le plus important dans le haïku ?

S.B : J’ai adoré les découvrir, jouer avec, lire « Le haïkaî selon Bashô » traduit par René Sieffert  (retranscription des propos du maître par ses disciples, le meilleur et le plus passionnant des cours de haïku possible) et tenter de comprendre l’importance de chacune. Je ne crois pas que cette approche asiatique des choses et du monde soit, comme l’on dit parfois, inaccessible aux occidentaux. Elle est juste différente. Mais il faut plonger assez profond dans la sensation que procure l’application de chacune de ces règles pour s’apercevoir de leur véritable intérêt… et du manque en cas d’absence. Donc beaucoup pratiquer.

L.P : Sur quels thèmes aimes-tu écrire ?

S.B : Sur les miracles minuscules. Écrire, retranscrire ces manifestations, ou les imaginer (« mais que pense ce bloc de pierre, en ce moment précis ? Quelles questions se pose-t-il, lui ? Qu’est-ce qui, dans ce que je vois, me permet de le penser ? ») m’oblige à être attentif à cet essentiel.

L.P : Que penses-tu de la « poésie engagée » ? Crois-tu que le haïku y a sa place ? Doit-il dénoncer, accuser, défendre ou rester neutre ?

S.B : C’est une vraie question pour moi. Surtout en temps de crise. Mais je crois qu’il vaut mieux, hors circonstances vitales, sortir la poésie de toutes contraintes conjoncturelles, elle ne porte que plus fort et plus loin. Si l’on parle d’engagement porte-voix, lié au collectif, le haïku me semble être la dernière forme à pouvoir jouer ce rôle. En revanche, si l’on parle d’engagement intime au monde, il est l’une des formes la plus puissante, effaçant le « je » au bénéfice de la célébration des tressaillements qui nous bouleversent dans ce qui nous est offert. (…)

 

Août : Haïkus du jardin

Avec ta gueule trouée
rabaissée jusqu’au sol
que dis-tu de ta vie –

Feuille ?

Septembre : L’invention du poème (11) : du désert

À quoi bon la poésie ? La poésie ne change pas le monde. Pas de révolution. Pas de faille révélée qui laisserait surgir la lave annonciatrice d’une transformation. La même monotonie, les mêmes joies, les mêmes compromissions. Ce qu’elle modifie, c’est la formulation de notre existence, par la précipitation de mots que nous n’aurions pas pensé à mettre ensemble sans l’espace-éprouvette du poème. Ce précipité est l’invention poétique, portant parole renouvellée. Le caillou reste le caillou, mais réenchanté.

Le rêve du désert n’est pas le désert. Mais pour peu que l’on s’attarde sur sa formulation, pour préciser le toucher du sable, l’odeur des mousses, la forme de ses bêtes improbables, ce rêve devient valable. Expérience sensible fixée par le poème. À transmettre et, si le lecteur amorce, à partager.

Octobre : Elles #6 : Élise

Elles, un projet poétique et graphique réalisé avec l’illustrateur ®obin.

 

L’espérance d’une brise
qui saurait réunir
devant cette évidence

Et qu’un silence
utile.

Novembre : Partition de poche

Retenir l’émotion

Jusqu’à pouvoir saisir
l’exacte combinaison

Puis pianoter l’angoisse.

Décembre : Horloges

À l’hôpital, les horloges ne marquent plus l’heure. Elles se sont arrêtées pour respecter le temps que les hommes s’accordent dans leurs circonstances. L’écart serait trop grand entre deux écoulements. Elles préfèrent s’abstenir en laissant libre cours.

 

 

Credo (11)

Je ne reconnais pas ce que j’aime croire du monde dans les images de Dieu présentées en surface. Je crois à un principe, constitué de lumière, qui pourrait être noire, et de ces vibrations qui génèrent le monde. Une tension palpable avec l’autre que nous. Relié et amoureux.

Mais la Bible m’attire. J’y joue, aux abords des livres. Y plonge, à la faveur d’un terme. Y pleure face à un commentaire mettant en parallèle les mots originaux. Bereshit.

Un Océan. Imprévisible. De quoi se perdre et se trouver. Plus qu’un désert. Mais seul. Pour prendre possession de soi. Mais dans la foule. Pour apprendre à construire. Au rythme de sa vie. Préface, commentaire, postface. En accompagnement.

C’est aussi pour cela que j’écris des poèmes. Sans formules reprises qui risqueraient le trouble. Sans interposition qui viendrait perturber le nouvel agencement que j’invente en présent. Juste retour des choses à tant de liberté.

Avec cette prétention de submerger l’image afin de tutoyer. Par vengeance limpide. Comme un combat d’enfants.

Invitation

Dans une belle chronique publiée dans La Croix du samedi 7 décembre, Bruno Frappat s’interroge sur la position d’observateur-chroniqueur qu’il tient : « Où se mettre pour n’être ni trop loin, ni trop près ? Où se nicher pour n’apparaître ni englué dans l’anecdote, ni indifférent aux souffrances et aux soucis de ses contemporains ? Après des décennies d’exercice, risquons un aveu : on n’en sait toujours rien ! L’Aventin est glacial (surtout l’hiver !). Le désert est surchauffé (et, de plus, dangereux). Les autres planètes sont inaccessibles. Le chez-soi est trop douillet. L’hôpital est triste par destination. Le cimetière est mutique. L’au-delà, c’est pour plus tard. La rue est tonitruante. Le système médiatique est vain. La politique est souvent ridicule (cf. UMP, avec ou sans « R »). La géopolitique est désastreuse. Verts, roses, bleus : ils nous inspireraient trop de sarcasmes. Où, Seigneur ? À l’aide ! Vivement Noël… »

L’aveu résonne. Avec cette impression que le flux n’entraîne plus à comprendre. Que les informations se succèdent trop vite pour prendre le pouls du monde. Pour se sentir vivant avec nos semblables. Il est temps de réduire. La vitesse, les images et les mots. Une décroissance utile afin de reprendre goût en choisissant les termes. Et leur laisser l’espace, et leur laisser le blanc. Qu’ils chuchotent à l’oreille.

 

À prendre

Faire preuve des usages
et savoir apaiser
les clameurs du dehors

Reprendre l’avance
sur les débordements

Décider.

Annonce

Il faut aller au-delà. Autrement. Peut-être avec les mêmes briques, peut être le même mortier, mais pas le même plan. S’aventurer hors trace, creusée jusqu’à un vide. Juste une poche d’air ? On ne sait pas encore. Et plus vraiment besoin. Force et forme épuisée, il nous faut repartir vers d’autres terres rares. Sérénité gagnée.

Universalis, mon amour

Plus de papier.

Plus de cercle du savoir.

Le mardi 13 novembre 2012, huit mois après l’encyclopédie américaine Britannica, L’encyclopaedia Universalis annonce qu’elle ne sera plus imprimée. Après la fin des nouvelles éditions papier des grands dictionnaires (en plus de deux volumes) disparus à la fin des années 1990 -Larousse, puis Le Robert-, c’était le dernier corpus de référence à jour disponible en langue française.

La société éditrice déstocke les 999 derniers exemplaires en les vendant avec 60% de réduction. Personne n’y croit plus. Il y a un monde qui s’écroule. Il y a mon monde.

Depuis mon enfance, je rêve d’avoir une encyclopédie Universalis. De choisir un thème, de prendre un lourd volume, de plonger à la découverte, de caresser les pages, d’entendre et de sentir.

Ce ne sera plus possible.

Bientôt, à l’autre bout du temps, et plus tôt que nous ne le pensons, ce sera au tour des quotidiens papier de se transférer avant de disparaitre. Et puis ensuite…

//

Elle est arrivée hier soir. Elle trône dans la chambre. Ce matin, j’ai lu l’article « Bonheur » signé par André Comte Sponville.

Et si nous étions tous en train de nous tromper ?

 

 

Une Union des poètes pour défendre et diffuser la poésie

La poésie n’a pas besoin d’être défendue, elle se débrouille très bien toute seule.  À condition d’être lue et entendue. Imaginer de nouvelles propositions pour renforcer sa présence et sa diffusion dans la cité doit être encouragé. Et cela passe, aussi, par une réflexion sur la place de ceux qui la font, par ceux qui la font.

Dans cette perspective, notre ami Paul de Brancion, en compagnie de Brigitte Gyr et de Mathias Lair, fonde aujourd’hui L’Union des poètes. Un rassemblement ouvert, accueillant tout poète déjà publié sans distinction de style ou d’école, pour créer une sorte de syndicat sympathique capable, par exemple, de discuter du statut du poète, dans la lignée d’autres groupes, comme les auteurs et illustrateurs jeunesse qui ont mis au point une charte qui fait aujourd’hui référence dans son domaine.

La réunion inaugurale de l’Union aura lieue demain. Une page Facebook existe déjà. L’état d’esprit ouvert et très positif qui semble prévaloir à sa constitution motive à vous communiquer « l’appel aux poètes » des fondateurs, précisant le contexte et les buts de ce nouveau groupement. Et que vive la poésie !

Appel aux poètes

 Le CNL a failli supprimer sa commission poésie, ce fut évité de justesse grâce à la mobilisation de nombreux poètes ! L’Union des Écrivains, dont nous sommes, va bientôt se dissoudre. Des associations et organismes servant la poésie risquent de disparaitre. Tels sont, parmi d’autres, les déclencheurs qui nous incitent à agir. Depuis une trentaine d’années des médiateurs et éditeurs, souvent poètes eux-mêmes, ont réalisé un véritable travail de promotion de la poésie, mais cela suffit-il ? Non. La poésie reste mise à l’écart, en raison de sa singularité. Il nous semble nécessaire de tirer la sonnette d’alarme et de faire appel à tous les poètes pour qu’ils se rassemblent dans une UNION DES POèTES.

Paul de Brancion, Brigitte Gyr, Mathias Lair

 La poésie est menacée, et de multiples façons :

Par son petit chiffre d’affaire : moins de 0,4% du CA des éditeurs adhérents au SNE ; par sa difficulté à trouver des circuits de distribution et diffusion solides et pérennes ; par sa difficulté à trouver des libraires investis dans sa promotion active auprès du public ; par sa quasi absence dans les medias de référence ; par la remise en cause régulière des soutiens institutionnels ; par une méconnaissance générale de sa forme vivante, aujourd’hui.

Pourtant la poésie est vivante : L’activité éditoriale foisonne, réalisée le plus souvent par des personnes qui ne peuvent en vivre ; les rencontres et manifestations poétiques sont multiples ; les poètes sont nombreux mais leur singularité essentielle les rend naturellement rétifs à toute organisation.

Une seule issue, s’aider soi-même : Les poètes doivent unir leurs voix pour défendre la poésie

Nous vous appelons à vous rassembler dans l’Union des Poètes pour :

  • Promouvoir et défendre la poésie vivante dans toutes ses composantes, sans exclusive.
  • Représenter et prendre la défense des poètes auprès des diverses instances concernées : pouvoirs publics, organisations diverses, médias…
  • Agir pour le soutien de la création poétique et pour le maintien d’une production éditoriale et d’une diffusion indépendantes.
  • Agir pour développer la lecture de la poésie

Nous invitons les poètes à une réunion le 5 décembre de 17 à 19 heures au café Le Bullier, 22, avenue de l’Observatoire, Paris 14, Métro Port Royal

Pour adhérer à l’Union des Poètes (association selon la loi de 1901) :

Cotisation : 20 € à l’ordre de l’Union des Poètes/100 € pour les membres bienfaiteurs

Adresse : 12, rue de l’Héronnière, 44000 NANTES

Courriel : uniondespoetes@yahoo.fr

Avent

Sous la lumière nouvelle
se rapprocher des mots

Ceux qui ont résisté
au temps de nos semblables

Le froid s’intercalant
au risque des contresens.

 

Table ronde sur la littérature numérique au Salon du livre et de la presse jeunesse

Retrouvez-moi, aujourd’hui à 13h30, au Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil pour une table intitulée : La lecture en mutation : innovations et pratiques numériques chez les enfants et les jeunes. Avec Christophe Evans, sociologue (Bpi), Gilles Gudin de Vallerin, directeur du réseau des médiathèques de Montpellier, Stéphane Bataillon, éditeur de BayaM, Simon Houriez, designer pédagogique et directeur de Signes de Sens), Annick Lorant-Jolly, rédactrice en chef de La Revue des livres pour enfants, BnF/CNLJ-JPL et Corinne Matheron, directrice, fondatrice et consultante de la structure Shaman.

 

Horloges

À l’hôpital, les horloges ne marquent plus l’heure. Elles se sont arrêtées pour respecter le temps que les hommes s’accordent dans leurs circonstances. L’écart serait trop grand entre deux écoulements. Elles préfèrent s’abstenir en laissant libre cours.