Échange

Pas de nouvelles figures
ni de vent ascendant

Ça ne se joue plus là
plus à ce niveau là

Une fois éduqué
nous nous alignerons
à l’orée d’un désir

Maintenu
dans la racine des mousses.

 

« Ne suivez pas le chemin des autres.
Allez au contraire là où il n’y a pas de chemin
et laissez une piste. »
Gandhi.

L’attente

Je prépare la table
pour le geste à venir

Il s’est manifesté
par recoupement des temps.

Credo (13) : Charisme

Alors il y a l’amour. Et aussi la prudence, le courage, la justice. Et puis la tempérance. À côté, l’espérance, la foi en quelque chose qu’il faudra reconnaître au plus juste de nous. Enfin la charité.

Ces mots inépuisables qu’il nous faut confronter à notre propre vide. Et creuser de nos mains jusqu’à l’arrachement. Rejoindre et devenir cet homme parmi les hommes. Pour une prophétie, tendue vers la joie simple que je veux te transmettre. Celle de craindre la vie.

Il n’y a pas d’autre Dieu que celui entre nous.

Heureux

Je n’écris pas sur toi. Sur vous. Sur nous. Je n’écris pas. La vie devance et annule toutes les inscriptions dans un éclat de rire. Le temps propice reviendra. Je le redoute.

Superarticle

Chaque poème comme l’entrée impossible d’un dictionnaire rêvé qui réduirait la langue à son juste infini.

Résistances

Une soif de poésie qui se fait ressentir. Car trop de mots autour. Qui se dévitalisent. Et on passe sur tout. Et il est moins possible qu’une parole tranche. Qu’elle accélère ou stoppe les gestes qui transforment notre sentiment d’avoir à se positionner. D’entrer en guerre. Mais contre quoi ? Contre quel mur ? Et parle t-il ?

Actualité

Alors des informations. Pas les informations des autres. Des informations de nos autres. Des informations rassurantes; tristes; inquiétantes. Des informations qui les changent. Eux. Et ma relation avec eux. Elle, lui, elle. Et alors une phrase, de leur actualité, aux autres, dont l’outrance m’énervait ce matin, et qui ce soir me réconforte. « Un coup de tonnerre dans un ciel serein ».

Côtes de Nuits

Il faudrait raconter. Des choses. Des gens. Et les parfums autours. Mais nous sommes pauvres. Jusqu’au trait. Et c’est difficile de conserver ce trait. Avec la même rigueur. Avec la même souplesse. Le même énervement. Que ce ne soit pas lui qui marque l’évolution. Les nouvelles choses, les nouveaux gens, les nouvelles histoires. Que lui reste le même. Mais grandi.