Gustave n°60 : nouvelle formule

gustave-60

Le numéro 60 de Gustave vient de sortir. Une nouvelle formule, avec un nouveau logo, une nouvelle maquette et surtout un nouveau concept : Gustave devient le journal qui prend son temps. Un mensuel couvrant les champs qui semblent à portée pour vivre notre réel : la poésie, la simplicité volontaire et l’usage des technologies libres.

Gustave, c’est un mensuel d’action poétique, numérique et gratuit. Une manière à la fois joyeuse et offensive d’inventer aujourd’hui le monde d’aujourd’hui.

Dans ce numéro, Gérard Manset, des moutons dans la ville, Richard Brautigan, une revue qui décoiffe, des moteurs de recherches pas furtifs, un journal décroissant et un essai explosif. Plus des poèmes en prose et des citations fortes pour savourer les mots. Dites-nous ce que vous en pensez, ce que vous proposez, on attend impatiemment toutes vos réactions.

Découvrez et abonnez-vous gratuitement à Gustave :

 

Engageons-nous en littérature : le documentaire

Un très beau documentaire autour du salon du livre du pays d’Apt  sur le thème « engageons-nous en littérature » auquel j’ai eu le plaisir de participer cette année. De très beaux moments avec les enfants et les adolescents, relatés dans la nouvelle édition de mon recueil Où nos ombres s’épousent-Vivre l’absence. Merci à tous et particulièrement à Danielle Bruel de l’association Le goût de lire qui fait, avec toute sa belle équipe, un travail formidable pour sensibiliser les jeunes à la lecture et l’écriture.

Le salon du livre du pays d’Apt est une manifestation biennale organisée par l’association Le Goût de Lire. Celle-ci oeuvre depuis trente ans à la promotion du livre et de la lecture mais aussi de l’écriture à travers les ateliers qu’elle propose tout au long de l’année en partenariat avec les enseignants (écoles maternelles, primaires, collèges et lycées du territoire), les bibliothèques et médiathèques, les centres de loisirs, les associations culturelles et de nombreux partenaires.
Le salon du livre est donc la partie visible de l’iceberg qui permet notamment aux lecteurs, jeunes et adultes, de rencontrer des auteurs de renom. Pour cette cinquième édition, placée sous le signe de l’Engagement, Le goût de Lire s’est associée aux éditions Actes Sud Junior et Bruno Doucey éditeur. L’occasion pour les 28 auteurs invités de découvrir, sur le terrain, le travail de cette poignée de passionnés, entre action sociale et culturelle.
Image et réalisation Olivier Meissel © Zoom Allure Sud
Durée 52′

DOC : Simplicité volontaire et décroissance

gustave-titreGustave, le journal qui prend son temps, arrive le 1er Décembre. Un nouveau mensuel d’écologie poétique, portant la voix d’un art de vivre simple et heureux et l’usage des technologies libres comme moyens de prendre le pouvoir (lequel ? À chacun de le rêver d’où il se trouve). En attendant, une série documentaire en trois films de Jean-Claude Decourt et Claude Fages « Simplicité volontaire et décroissance (reflexions) » avec des interventions de Pierre Rabhi, Alain Dufranc, Sabine Rabourdin, Lydia Müller, Jean-Claude Besson-Girard, Miguel Benassayag, Françoise Gollain, jacques Grinevald, Isabelle Soccorsi, Jo Sacco, Fabienne Brutus, Jocelyn Patinel, Françoise Matricon, Serge Latouche, pour mieux comprendre ce courant et imaginer aujourd’hui le monde d’aujourd’hui.

Partie 1 :

Partie 2 :

Partie 3 :

 

Sortie de la revue Pan #3 avec un texte inédit « Qohélet Reloaded »

Disponible dès aujourd’hui en librairie, le nouveau numéro de pan, la revue graphique et littéraire des Éditions Magnani dirigée par Jean-Baptiste Labrune et Jérémie Fischer comportant un grand texte inédit, « Qohélet Reloaded » illustré par des gravures de Marine Rivoal. Toujours un bonheur que de participer à cette très très belle aventure. Plus d’infos et commande : http://revuepan.com/pan-3-1

pan3

://

Attaque par force brute. Les algorithmes s’affolent et nous n’y pouvons rien. Des années déjà que l’érosion agit. Qu’elle nous a détaché du bloc d’origine. Avec les autres. Avec nos cercles. Et nous ne nous étions rendu compte de rien ? Si, un peu, mais c’est si pratique. Utile. Transparent. Voulez-vous vraiment désactiver votre compte ? Vous allez manquer à Jéremie, à Jim, à Paul, à Jessie. Vos 477 amis ne pourront plus garder le contact avec vous. Pouvoir atteindre la rive. – Mais non, mais non, par où tu vas ? C’est pas par là. VIENS. Tu ne sera plus en sécurité VIENS en cas de vol de ton mobile VIENS pas de double validation du compte VIENS. Libre ? suspect. VIENS. Downtown the young ones are growing / Will the kids in America.

 

Design du poème #38

Il faut être prêt pour la rupture. Prêt à combler le vide au centre du cyclone pour ralentir le geste et aller vers son risque. Formuler son désir sans les flammes des rancœurs ou les reflets au loin. Avec pour seul amour celui de nos plus proches lors de la traversée. D’un poème.

Ces raisons là qui font que nos raisons sont vaines.
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard.

Jean-Jacques Goldman. Veiller tard.

L’effondrement #14

Je me réveille dans une chambre blanche. Plus bouger. Plus pouvoir bouger. Bip-bip, bip-bip, mais sans le coyote. Papa tango ? Papa tango charlie ? Les membres ne répondent plus. Le taux d’abstention n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Mais au moins je luttais, j’étais contre, indigné. Je me disais qu’on allait la changer, cette vie. Ensemble. Que c’était possible. Que ce qui ne nous tuait pas nous rendait plus forts. Je rêvais. De nous. De toi. D’un futur. Là ? Deux perfusions me clouent au matelas. Doucement, tout s’écroule. Tout s’écoule sous mes yeux impuissants. La mort de la terre, c’est la naissance de l’eau.

effondrement13
Illustration : Saint-Oma

Design du poème #37

Écrire, ce serait aller au-delà du rêve que l’on a fait de soi. Pas trop au-delà, pas jusqu’à briser le miroir, mais jusqu’à saisir l’ombre du plis de l’étoffe. Celle qui donne du relief. Celle qui souligne ce mouvement particulier qui module notre voix.

Conscience animale

Il a peur. Peur des chiens. Très peur. D’habitude. Une histoire de morsure. Morsure de l’enfance qui ne cicatrise pas. Mais une grande chienne s’avance. Il la caresse – il ne devrait pas faire ça- s’agenouille -il ne devrait pas faire ça- puis dépose sa joue sur les poils bruns de son dos. L’enlace tout doucement avec ses deux bras. Ne voit pas sa gueule. Ne s’inquiète pas. Ferme les yeux. Reste ainsi. C’est chaud. Si chaud qu’une lumière, comme aucune autre lumière, transperce ses paupières. Sa peur. Sa morsure. Au réveil, il fait froid. Premières neiges.

Écoutez l’émission « De la poésie pour vivre le temps du deuil »

rcfMercredi 2 novembre 2016, j’étais, avec Laurence Bouvet, l’invité de Stéphanie Gallet sur la radio RCF pour une belle émission ayant pour thème  » De la poésie pour vivre le temps du deuil », à l’occasion de la sortie de la nouvelle édition augmentée d’Où nos ombres s’épousent, mon premier recueil.

Vous pouvez (re)écoutez cette émission ici :

Sortie de l’édition augmentée d’Où nos ombres s’épousent – Vivre l’absence en librairie.

Une nouvelle édition augmentée pour Où nos ombres s'épousent
Une nouvelle édition augmentée pour Où nos ombres s’épousent

Bonjour,

J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie ce jour en librairie de l’édition augmentée de mon premier recueil Où nos ombres s’épousent – Vivre l’absence aux éditions Bruno Doucey. Avec une postface de Jean-Marie Berthier et une suite de textes inédite, Poursuites, revenant sur la réception de ce livre, les dialogues noués autour des expériences de deuil échangés avec vous tous et toutes et les sensations contradictoires qui nous poussent à agir lorsque, temps aidant, les rives de l’absence s’éloignent.
« L’expérience du deuil est signe d’une communion. Aucun besoin de noms, de circonstances, de narration. Il y a, puis il n’y a plus celle ou celui. Nous restons seuls. Mais une présence fragile, qui pourrait rendre fou à hauteur de l’amour porté, nous accompagne. Nous devons l’apprivoiser, d’une lutte. Une lutte qui se joue derrière chaque parole et que seul un poème, parole des paroles, peut essayer de dire. »

Extrait de « Poursuites » dans l’édition augmentée d’Où nos ombres s’épousent – Vivre l’absence.

Plus d’informations sur le site des Éditions Bruno Doucey