Gustave N°68 est sorti

 

En novembre, un numéro « bande à part » qui souffle le chaud et le froid. Une randonnée intérieure, l’Arinuska d’Arvo Pärt et l’Ave Maria de Caccini dans les oreilles, un rêve interactif du côté d’Arpajon et un cauchemar technologique hélas bien réel. Le tout saupoudré de quelques réclames prises sur le vif et sous une couverture aux tonalités automnales de l’ami Saint-Oma. Bonne lecture et au mois prochain pour un numéro encore plus hot !

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Notes de version

Ceci est la quatrième version majeure de ce site lancé en 2005. Parmi les nouveautés :

  • Un nouveau design.
  • Une version anglaise, avec mes propres traductions et les pages présentation, biographie, critiques et poèmes sélectionnés en anglais, traduits par mon ami poète Alexis Bernaut. Un grand merci à lui.

  • Une nouvelle formule graphique de Gustave, homogène avec le site, à compter de son n°69 de décembre 2017.

  • La mise à jour de tous les médias audios et vidéos et leur rapatriement en utilisant les lecteurs libres proposés par WordPress.

  • Un grand ménage parmi les quelques 2 800 articles et la réparation des liens morts.

Bonne lecture parmi près de 500 longues pages de poèmes, de sons, de textes et d’images.

 

 

Sortie de la revue PAN n°4

Oyez, oyez, dès le 10 novembre, sortie de la revue Pan N°4 aux éditions Magnani, préparée par Jérémie Fischer et Jean-Baptiste Labrune ! Avec comme toujours de superbes textes et de très belles images. Vous pourrez y retrouver un long texte inédit : la brique, sur des dessins de Guillaume Chauchat. Attention, tirage limité à 500 ex. Il n’y en aura pas pour tout le monde !

Au sommaire : Marine Rivoal, Stéphane Bataillon, Caroline CédébécéGuillaume Chauchat, Idir DavaineJérémie Fischer, Jessica Galzin, Yann KebbiJean-Baptiste Labrune, Bénédicte Muller, Anne-Sophie Plaisant, Simon Roussin, Mélanie Sadler, Anna Serra et Laurine Thizy.

Pour commander la revue : http://revuepan.com/boutique-1

pan 4 / Revue littéraire et dessinée
Comité éditorial : J. Fischer et J-B Labrune
Metteur en pages : J. Magnani
184 pages, 14 x 19 cm
Éditions Magnani
Couverture illustrée par Marine Rivoal
500 exemplaires, novembre 2017
ISBN : 979.10.92058.32.1
Prix : 18 euros

Les homards

Ce qui se joue, ce qui est en train de se jouer, aurait à voir avec notre degré de liberté. Ce qui se joue, serait l’estimation de notre marge de manœuvre individuelle. Celle que la communauté à laquelle nous participons est en train de redéfinir. Les interdictions sont massives. Les permissions immenses. Plus rien ne nous est, ne nous sera imposé. À nous de choisir. Aux autres de s’adapter. Mais tout se fait lentement. à petit feu. Sauf, parfois, une détonation qui nous fait prendre conscience. On ne parle plus dans les openspace. On tapote, communique, slackons sans autre cliquetis que celui des claviers. Mais on choisit son temps. Son lieu. Son programme. Fluidité apparente, de plus en plus canalisée. Mais la température de l’eau est décidée ensemble : démocratie participative, coworking, coconstruction et communication bienveillante. Alors il ne faudrait trop rien dire. Même quand la température augmente. Si nous savons cliquer, nous trouverons très vite le code de réduction. Nous sommes les clients-rois d’un monde de libre esclavage.

Design du poème #44

Que pouvons nous faire face à l’hubris et sa voie sans issue ? S’arrêter. Respirer un grand coup. Repartir. Dans l’autre direction. Pas celle qui aboutie dans un autre cul de sac, sur le repli, le rétrécissement de l’horizon. Mais celle qui permet de se mettre en condition de faire, avec nos mains. De creuser un puits. De fabriquer un pot. D’y planter une graine. D’arroser d’un peu d’eau. D’en écrire le poème. De contempler l’ensemble.

À cette position, non repérable par GPS, inutile d’émettre un signal trop clair. Les ombres et les perturbations sont admises, presque souhaitables. Juste tenter sa réponse à ce qui, dans le flux du réel, nous as ému. Cette seule information qui nous est nécessaire.

Concentré sur son geste, l’exécuter. Prendre plaisir.

Arpajon, rêve brisé

J’ai un rêve. Un jour, en allant au boulot, monter dans le car qui mène à Arpajon. Aller voir Arpajon. Aller sans rien savoir. Sans avoir visité le site de la ville. Sans avoir regardé les images,

   sans avoir consulté son plan, sans ne rien savoir d’autre que son nom. Sans savoir qu’à Arpajon,

Deux jeunes femmes de 18 ans viennent d’être arrêtées après des car jacking.

Sans même savoir où je pourrai dormir si cela me plaisait.

Mais décidément, ce n’est plus possible. Plus possible de rêver à une destination. De partir à l’aventure. Alors je n’irai pas. Non, je n’irai jamais à Arpajon. Il est 14h04. J’ai encore le temps de sortir prendre mon café.

Nouveaux médias

Il y a du neutre. Dans la graphie des titres. Dans les mots qui apparaissent pour dire la nouveauté. Il y a du neutre. Comme pour s’effacer. Il y a du brut, du basique, du minimalisme. Une révolution sobre, une disruption soft, une démocratie lisible. Élégance feutrée. Punk is dead, bébé.

(et je suis là-dedans jusqu’au cou, rassurez-vous)

 

#poetrycode : Vorace

Sbataillon Où trouver ? Où trouver du code ? Vite. De la matière. À malaxer ? Vite, monsieur l’inspecteur. (0, 0, 0, 0.1); box-shadow: inset 0 1px 3px rgba(0, 0, 0, 0.1); } .input-append, .input-prepend { font-size: 0; white-space: nowrap; } body { font-family: Georgia, « Times New Roman », Times, serif; word-wrap: break-word; overflow-wrap: break-word; } body { font-family: « Helvetica Neue », Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 14px; line-height: 20px; color: #333333; } html { font-size: 100%; -webkit-text-size-adjust: 100%; }. Ouf ! Rassasié.

#poetrycode. Poème publié sur le tchat public de http://readingclub.fr/ sous le « pseudo » sbataillon le 12/11/2017 à 12h21, après une première tentative trop longue, empêchant la lecture . Fabriqué à partir du code de la page d’accueil, capturé grâce à la commande Outils>Inspecteur de Firefox 56.0.

« Nos serveurs s’ennuient »


Non, aucun de mes amis n’attend de mes nouvelles. Je ne manquerai à personne en vous quittant. Qu’est-ce qui me retient ? Mes contacts ? Mes followers ? Non, personne ne s’en apercevra. Ça fera un bruit de moins, un écho économisé, un buzz évité. Ça fera un peu de calme. De ce calme dont j’ai bien besoin. Alors voilà, c’est décidé, j’appuie sur « Supprimer mon compte ». Ma décision est irrévocable et… comment ? Vos serveurs s’ennuient ? Ça me touche. Ça change tout. Vous savez parler aux hommes, vous.

Minimal stadium #11 : Arinuska

Poser le pied à terre

En avoir tant rêvé
que la crainte submerge

Si la glace refusait
la chaleur du corps ?

Si l’énergie fuitait
dès le premier mouvement ?

Si elle ne venait pas
à la rencontre promise ?

Alors,
surprendre la glace.

Arvo Pärt – Variations for the Healing of Arinuska