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Catégorie : Poésie sonore

Écoutez « Où nos ombres s’épousent »

Voici un enregistrement audio (5’12) des textes de mon premier recueil, Où nos ombres s’épousent, paru aux éditions Bruno Doucey dans sa nouvelle édition de 2016. Je mets ma voix sur ces mots, posée à l’occasion du Salon au Jardin des auteurs de Montreuil, en juin dernier. Ces textes étaient écoutables au casque, confortablement installé dans d’amples hamacs. Un beau souvenir.

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Rossolis

Aujourd’hui, une composition sonore réalisée avec Julien Beau autour d’une drôle de plante carnivore. Miam.

De botanica sonorum / Rossolis

Musique et paysages sonores composés par Julien Beau
Texte et voix de Stéphane Bataillon

En référence à l’oeuvre majeure ” De natura sonorum “ du compositeur Bernard Parmegiani, ce titre évoque un souhait de rendre hommage de la manière la plus poétique qui soit à la nature et plus précisément à la botanique, science consacrée à l’étude des végétaux. En croisant le travail et les découvertes des célèbres explorateurs et chercheurs Philibert Commerson et Pierre Schaeffer, nous remarquons bien la similitude de chacun à vouloir répertorier des espèces, des familles de « matières » qu’elles soient végétales ou sonores. Il est temps aujourd’hui de renouer avec notre authentique perception du monde, les liens qui nous unissent entre notre héritage, notre évolution et notre mémoire collective. Elle a toujours inspiré les arts, la peinture et la musique. Elle s’est progressivement isolée de notre société moderne au lieu de faire corps avec cette dernière.

Décontextualiser la matière vivante est aussi la meilleure façon de la connaître, de l’étudier et de la percevoir au plus juste, au plus près, ce que n’ont cessé de faire les grands personnages de notre Histoire.

A titre expérimental, nous avons choisis une espèce carnivore et protégée trouvant refuge dans les tourbières du Limousin, la droséra ou rossolis (la rosée du soleil). Ce sont « des plantes ornementales à sphaignes rougeâtres et qui vivent dans des milieux humides, pauvres et acides. Elles sont sensibles aux excitations mécaniques et chimiques. Elles portent des poils glanduleux, parfois irritables, sécrétant des substances mucilagineuses qui attirent et engluent les insectes. Les insectes ainsi piégés peuvent ensuite être digérés par des enzymes protéolytiques ».

Phonographie d’un paysage avec ses sonorités (qui lui sont habituelles) à savoir le « silence habité » et l’ambiance d’une forêt qui dévoile sa faune et sa flore, ce portrait sonore se précise avec l’arrivée progressive de nouveaux éléments comme le gazouillement ou autres phénomènes évoquant la forte présence de l’eau, de mousses et d’insectes. Cette soudaine tension obtenue par la juxtaposition de ces figures sur fond, attire notre écoute vers une échelle plus précise, comme la lumière qui nous est indispensable pour discerner les formes. L’utilisation de sons purs comme la synthèse par modulation de fréquences, symbolise ici l’arrivée d’une luminosité accrue. Cette métaphore est censée décrire au soleil le mucilage qui permet à la feuille de briller, comme si elle était recouverte de rosée ou de nectar, et attirer ainsi, les insectes vers le piège.

theorbitradio.wordpress.com

 

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« Écouter Paris » sur RFI du 24/11/2013

logoRFIDimanche 24 novembre 2013, j’étais l’invité de l’émission « Écouter Paris » de Monica Fantini. Un beau concept que cette émission qui raconte, en sons, en mots et en moins de trois minutes, la capitale intime d’artistes et d’écrivains. Je ne peux que vous conseiller d’aller laisser traîner dès à présent vos oreilles sur le site : http://www.rfi.fr/emission/ecouter-paris.

« Remplir une valise de sons de votre ville, avez-vous déjà songé à cela ? Faire surgir les sons qui ont bercé votre enfance, l’avez-vous déjà imaginé ? A Paris, depuis le jardin du Luxembourg, le poète Stéphane Bataillon nous envoie sa « valise sonore ». » Monica Fantini

Écoutez l’émission :

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Pauses #2 : Brumes

Aujourd’hui, le mixage final du second épisode de notre série « Pauses », projet de poésie multimédia réalisé avec le compositeur et musicien Christophe Rosenberg et l’animateur et illustateur Thomas Durcudoy. Une plongée hallucinée dans les souvenirs de l’enfance et ses angoisses réveillées par le tintement de quelques clés. Celles d’une église italienne, d’un donjon, ou d’une cave secrète…

Écoutez « Brumes » :

Regardez « L’incertitude », le premier épisode de la série Pauses

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