Humanités numériques : une bibliographie

Petite bibliographie sélective en français pour introduire le domaine des Humanités numériques.

Livres

  • Pierre Mounier, Les humanités numériques, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Paris, 2018. 180 p. https://books.openedition.org/editionsmsh/12006
  • Gilles Rouffineau, Éditions off-line, Projet critique de publications numériques 1989-2001, Éditions B42, Paris, 2018. 204 p.
  • Kenneth Goldsmith, L’écriture sans écriture, du langage à l’âge numérique. Trad. François Bon, Jean Boîte Éditions, Paris, 2018. 248 p.
  • Anthony Masure, Design et humanités numériques, Éditions B42, Paris, 2017. 146 p.
  • Marta Severo & Séverine Cachat, Le patrimoine culturel immatériel et numérique, Éditions L’Harmattan, 2017. 210 p.

Revues

  • Alexandre Geffen (dir)  Des Chiffres et des Lettres : les Humanités Numériques, Revue Critique N°819-820,Paris, Septembre 2015.
  • Humanités Numériques, revue publiée par Humanistica

Articles

  • Berra Aurélien, « Faire des humanités numériques », in Pierre Mounier (éd.), Read/Write Book 2 : Une introduction aux humanités numériques, Marseille, OpenEdition Press, coll.« Read/Write Book », 2012, p. 25‑43
  • Fabien Granjon et Christophe Magis (dir.), Critique des humanités numériques, Variations, n° 19, 2016. En ligne : http://variations.revues.org.

 

Le film DÉMOCRATIE(S) de #Datagueule

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un très bon film réalisé par les équipes de #Datagueule, en licence libre, qui interroge sur la notion de démocratie et les initiatives en cours pour améliorer notre vie en commun. Une œuvre passionnante et salutaire.

DÉMOCRATIE(S)

Vous avez dit démocratie ?

Il y a un an, grâce au précieux soutien de 7819 personnes, nous avons démarré un voyage en démocratie(s). Au fil des semaines puis des mois, au gré des rencontres, des échanges et des lectures, nous avons questionné ce mot étrange : la démocratie.

En France mais aussi en Grèce, en Islande, en Belgique ou encore en Espagne, nous avons rencontré des citoyen·ne·s qui travaillent à insérer plus de démocratie dans leur quotidien. Voici en 90 minutes le résultat de cette aventure pour essayer de saisir ce que renferme ce mot.

Un film de Henri Poulain, Julien Goetz et Sylvain Lapoix
Réalisé par Henri Poulain

La poésie à l’heure du net en débat le 16 janvier

Rencontre-débat préparée et animée par Julie Biet à la Mairie du Ve, Salle Pierrotet – 21 place du Panthéon – 75005 Paris

En partenariat avec Poésie et Chanson Sorbonne, la rencontre/débat préparée et animée par Julie Biet réunira divers acteurs du monde de la poésie d’aujourd’hui pour discuter de l’utilisation comme de l’influence d’internet sur l’écriture et la diffusion de la poésie. Poètes et diffuseurs croiseront leurs expériences sur le sujet.

Avec :

  • Stéphane Bataillon. Poète, écrivain et journaliste, créateur de Gustave, journal d’action poétique numérique.
  • Aurélien Clause. Créateur et animateur de la chaine YouTube L’Arche, dédiée à la poésie.
  • Jean-Luc Despax. Poète, écrivain.
  • Bruno Doucey. Poète éditeur de poètes aux Editions Bruno Doucey.
  • Eric Dubois. Poète, écrivain, blogueur, chroniqueur et co-animateur à Fréquence Paris Plurielle, président de l’association Le Capital des mots.
  • Mélodie Quercron. Poète

Inscription gratuite mais obligatoire :
https://www.poesie-en-liberte.fr/rencontre-debat-16-janvier-2018-a-19h30-paris/

ping-pongLe 29 janvier 2016, j’étais invité à l’émission Ping Pong de France Culture pour parler de poésie et de numérique. Vous pouvez écouter l’émission ici (seconde partie) :

Écoutez l’émission Ping Pong du 19/01/2016 :

http://www.franceculture.fr/emissions/ping-pong/journee-numerique-quand-la-litterature-la-peinture-et-la-musique-crevent-lecran

Un réseau social ouvert, sans aucune publicité, dont la règle de base serait de respecter la liberté de l’utilisateur, sans utiliser d’une manière ou d’une autre ses informations. Une utopie ? Non, Diaspora*. (Mise à jour : janvier 2018)

Sous couvert de service gratuit, la marchandisation de notre vie privée par les réseaux sociaux n’est pas une fatalité. Plutôt que de se lamenter sur les pratiques des mastodontes aux tentations orweliennes, allons voir du côté des alternatives libres. Ces solutions gratuites, ouvertes et réellement au service des usagers qui, comme Linux, Firefox, WordPress ou Wikipedia, permettent de conserver au réseau sa dimension démocratique initiale.

En 2010, Max Salzberg, Dan Grippi, Raphael Sofaer et Ilya Zhitomirskiy, des étudiants de l’Université  de New-York, férus d’informatique, ont imaginé un nouveau type de réseau social : un réseau qui ne serait pas détenu par une entreprise privée mais par la communauté de ses utilisateurs et où les données publiées ne seraient plus centralisées en un lieu unique.

 

“Pods” et “aspects” : le respect de la vie privée des internautes au premier plan

Avec Diaspora*, les données (cryptées et sécurisées par défaut) sont partagées sur différents serveurs autour de la planète, baptisés “pods”. Chacun est libre d’en installer un chez lui, afin de conserver les données et photos qu’il partage uniquement sur son ordinateur. Une solution libre, sans aucune publicité, où l’on choisit facilement avec qui échanger ses infos (et avec qui ne pas le faire) grâce à des groupes de contacts très facilement modifiables, les “aspects”.

Les 12 raisons pour migrer vers Diaspora* (version originale de David McCauley en anglais)

  1. C’est un logiciel libre.
  2. Aucune publicité d’aucune sorte !
  3. Vous avez le contrôle complet de vos données privées.
  4. Pas de nymwars (suppression intempestive des comptes par le service)
  5. Pas de censure, postez ce que vous voulez
  6. Pas de Big Brother pour vous espionner
  7. Pas de limites de taille sur les posts ou les commentaires
  8. Gifs animés permis
  9. Pas de limites sur la taille ou la forme des photos
  10. #Hashtags!
  11. Interface simple et élégante
  12. Communauté conviviale et intéressante.

 

La fin de la “licence d’utilisation” des contenus : une défense concrète du droit d’auteur

Diaspora*, au design élégant et épuré, est un réseau privilégiant le contenu des posts  et la convivialité plutôt que la survalorisation des egos tournant à vide. Loin d’être un réseau “de plus”, Diaspora* porte clairement une dimension éthique et politique. Une solution citoyenne pour bénéficier des apports d’un réseau social sans avoir l’impression de se transformer, à chaque post, en un “profil client” de plus en plus affiné. Pour les créateurs, c’est aussi la fin de la “licence d’utilisation” des contenus, octroyée automatiquement à chaque post (et donc les œuvres, textes, images, s’y trouvant) sur les Facebook et autres Google+ : ce qui est diffusé sur le réseau n’appartient en rien au diffuseur. C’est une évolution déterminante pour tous ceux qui crée et partagent leurs créations aujourd’hui. Bien sûr, le projet, encore très jeune, n’est pour l’heure qu’en version “alpha”, peu d’utilisateurs francophones sont présents et beaucoup de fonctionnalités ne sont pas encore intégrées (impossibilité de corriger un post une fois publié, de migrer son profil d’un serveur à l’autre…) . Mais, au vu des contenus présents, on se sent bien, en face d’un peuple connecté et éclairé, avec des posts et des photos très créatives et une vraie dimension militante autour de la liberté d’expression (garant espérons-le, d’une bonne tenue des échanges sur le long terme).

Pourquoi migrer vers Diaspora* ? 

Malgré ces incertitudes, et malgré le caractère quasiment incontournable de Facebook, j’ai décidé de soutenir et de rendre populaire cette initiative au regard de la diffusion (si modeste soit-elle) de ma poésie. Loin d’être une posture un peu “geek” ou faussement branchée, je crois profondément que la poésie doit avoir droit de cité dans le flux numérique. Et pour se faire, un simple site ne suffit pas, il est important de rester au plus proche des mouvements du monde, et suivre, et s’adapter, pour offrir ces mots toujours au plus grand nombre. Un lyrisme des sources connecté. Mais pas au mépris du respect d’une vie privée.

Une utopie concrète à tester

Pour vous permettre, vous aussi, de tester cette alternative, de changer les choses en prenant ses usages numériques en mains et de participer, pour ceux que cela intéresse, à cette utopie concrète voici les liens essentiels :
1 – L’article sur Diaspora* de Wikipédia (une bonne et rapide introduction)

2 – Un guide du débutant de Diaspora* en français

3 – Le lien vers Framasphere (la “version” ou “pod” française de Diaspora*) (un des nombreux serveurs – ou “Pod” disponible hébergeant la solution)

Stéphane Bataillon

Profil Diaspora* : https://framasphere.org/u/sbataillon