Bifurcation

Sentir qu’un cycle s’achève. Que cela n’a rien à voir avec les soubresauts du monde. Avec les peurs qui montent. Les craintes de perdre. Le sentir avec une forme de joyeuse sérénité, couvrant les vingt ans de ma vie qui viennent de s’écouler. Des disparitions, des apparitions successives de formes, de regards, de personnes. Discernées, échangés, touchées.
Il est temps de tourner une page. D’archiver tous les bonheurs et les couleurs, et les notes. Pour préparer demain. Avec de l’aventure, de l’élan, une envie de s’y mettre. Avec, comme d’habitude, l’impression de ne rien avoir à regretter, d’avoir eu beaucoup de chance. Et de se donner les moyens de continuer la danse. Avec l’ambition et la concentration nécessaire pour aboutir à quelque chose (ou pas chose pour une fois, ou plus immatériel peut-être) qui n’est pas encore totalement défini. Entre un paysage de Far West, un vieux barbare fort, un poème, quelques contes, un coté pop, une série de romans de gare, des monstres et des symboles comme ce qui est en haut. Comme ce qui est en bas. On verra.

Laisser un commentaire