Dans le cours de notre existence, toujours impactée par des évènements intimes et collectifs, heureux et malheureux, apaisants ou angoissants l’exercice de la parole doit être toujours maintenu. Lire, écrire, revenir au plus proche de la langue, de notre langue est ce qui peut empêcher la division intime. Empêcher le décrochage entre moi et moi, moi et eux, nous et vous. La poésie est la manifestation de cet élan qui est au soubassement du monde. De l’atome à l’infini, du chuchotement au cri. La poésie, vitale, est cette brise douce qui permet, en même temps, le refuge et l’aller vers en restant maintenu. Il faut s’en souvenir chaque matin. Il faut l’écrire chaque matin. La partager. Envers et contre tout.