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Graine de moutarde #2 : Béthanie

On court, on s’agite, on s’affaire et on parle. Et l’on parle plus fort pour recouvrir le bruit. Des autres qui s’agitent, qui s’affairent et qui courent. On ne murmure pas. Ou bien avec ces autres, pour médire tous ceux qui ne tiennent pas le rythme. Ne courent pas, ne s’agitent pas, ne s’affairent pas. Ceux qui sont inutiles, qui ne participent pas. Au mouvement. Et l’on n’écoute plus, et l’on n’ose plus. Se poser. Les questions. De peur d’une pause qui serait stagnation. D’une douce lumière d’été au cœur de l’hiver.

 

Published in Poèmes

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