Participez à la première Masterclass de poésie (conférence + atelier) avec Yvon Le Men

J’ai le plaisir de vous annoncer le lancement de la première Masterclass poésie La Croix L’Hebdo avec Yvon Le Men (et animée par votre serviteur).

Une occasion (unique !) de participer à une (passionnante) conférence et un (stimulant) atelier d’écriture en compagnie du merveilleux passeur de poèmes qu’est Yvon Le Men, Prix Goncourt de la poésie 2019. Rendez-vous le jeudi 21 octobre et le 8 novembre à 18h 30.

Prix pour l’ensemble de la masterclass (conférence + atelier + livret imprimé : 50 €).

Voici tous les détails :

Guidés par l’écrivain et poète Yvon Le Men, prix Goncourt de la poésie 2019, vous vous lancerez dans l’écriture de vos plus beaux poèmes.
Participez en visioconférence sur Zoom à deux ateliers d’écriture :

Jeudi 21 octobre de 18 h 30 à 20 heures
Yvon Le Men vous livrera sa leçon d’écriture sur sa création, ses inspirations, ses ressorts, sa technique. À la fin de la séance, il vous sera proposé une consigne d’atelier. Vous aurez 3 semaines pour le réaliser.

Lundi 8 novembre de 18 h 30 à 20 heures
Yvon Le Men commentera, avec Stéphane Bataillon, une sélection de vos poèmes et vous donnera des conseils d’écriture. Il répondra à vos questions. Vous recevrez un livret souvenir avec des conseils d’écriture et une surprise à l’issue de votre masterclasse.

Pour vous inscrire, cliquez sur ce lien : librairie-bayard.com/atelier-ecriture-yvon-le-men.html

Pour accéder aux visioconférences :
Si vous êtes déjà inscrit aux visioconférences « écrire un poème », vous avez reçu un e-mail de confirmation du logiciel Zoom contenant les informations pour vous connecter à l’atelier.
Un e-mail de rappel de votre participation à la conférence vous sera envoyé par Zoom, la veille de la conférence, ainsi que le jour des conférences avec vos informations d’accès.
Si vous n’avez pas reçu ces e-mails, veuillez regarder dans vos courriers indésirables.

Au centre de la terre

Tu veux
gravir la montagne

D’autres, bien d’autres avant toi
ont eu le même projet
au nom d’autres montagnes

Comme eux
tu ne sais pas
que le sommet est gouffre

Qu’il te faudra descendre
au fond de ta fournaise
pour que le feu t’épargne
et réchauffe ton cœur

Comme eux
tu referas
l’identique voyage
malgré toutes les cartes
et les avertissements

Et tu laisseras faire
l’identique ascension
à tous tes descendants

Au risque des rencontres
et des éboulements

Pour qu’ils apprennent à vivre.

Devenir soi selon Goldorak

Devenir soi, c’est se remettre, durant une étincelle d’éternité, dans le mouvement de notre joie. Dans cet état de calme étincelant que nous avons connu, à tous les âges de la vie, lorsqu’un rayon de soleil arrivait sur notre joue, lorsqu’un escargot faisait la course en tête, lorsque nous restions tous deux à regarder la mer.

Devenir soi, c’est ressentir l’estime de faire partie du monde, juste en le contemplant.

Devenir soi, c’est le prince Actarus, qui annonce le transfert dans le grand Goldorak, qui traverse ses entrailles pour mieux se libérer. Pour défendre sans fin les battements de son cœur. Nostalgie agissante de son Euphor rêvée.

Rendez-vous au Trocadéro avec ATD Quart Monde et BayaM pour un atelier d’écriture Haïku

Dimanche 17 octobre, à 14 h, sur le parvis du Trocadéro à Paris, à l’occasion de la journée pour le refus de la misère organisée par ATD Quart Monde France, venez nous retrouver, avec Bayard Jeunesse et BayaM pour un atelier d’écriture poétique réservé aux enfants à partir de 7 ans sur le thème “Je suis riche de ça”.
J’expliquerai, exemples et trucastuces à l’appui, comment écrire des haïkus, ces petits poèmes japonais de 3 vers qui nous poussent à contempler le monde autour de nous. Et à 15 h30, lecture sur scène des poèmes produits, rappel des 10 droits universels à la poésie initiés par l’ami Bernard Friot et lecture d’un texte poétique du fondateur d’ATD Joseph Wresinski.

Les épousailles

Modeler la parole

Accepter ce cadeau
bien au-delà du deuil
qui permit la rencontre

Décider d’en user
comme un potier patient

Et se laisser surprendre
par ce qui remplira.

Pêche

Se garder
de modifier son corps

Et ne pas se réduire
à l’un de ses reflets

Trouver son équation
au fil de la rivière

Jusqu’à ce blason d’or
égaré par un Roi
pour que nous le trouvions.

L’Ombre

Il n’y a pas que du noir
quand tu fermes les yeux
et que tu fais silence

Il n’y a pas que du noir
mais des paroles qui frappent
des sueurs qui reviennent
et des moments perdus

Il n’y a pas que du noir
lorsque tu implores grâce
d’atteindre ta lumière

De trouver réconfort
dans le tressaillement
que ton corps te procure

Il n’y a pas que du noir
mais ce n’est pas un rêve

Il est l’heure d’affronter
ta vie comme un héros

Et verser une larme
pour raviver ce puits.

 

Rien de trop (maxime delphique)

“Rien de trop”

L’inscription ne prend sens
qu’après la remontée

lorsque les ternes trésors
les épées oxydées
du sang de nos batailles
et les cordes coupées
se présentent à nos yeux

Alors

Vibrant d’un monde
et décidant des pertes
nous repartons sereins

Libres
pour une unique fois
d’instantaner le monde.

“Il ne s’agit pas d’atteindre la perfection, mais la totalité”
Carl Gustav Jung

Gnothi seauton

Une fois sur le parvis
du grand temple de Delphes
percevoir le soleil
et l’ombre qu’il nous crée

Accueillir dans ses mains
cette chaleur et ce froid
avant de diriger
vers la porte ses pas

Sur le seuil,
un vieil homme
attendait quelque chose.

Dies

Dimanche d’octobre

Après les jours de pluie
une lumière inonde la rue

À tel point que connaître
le sens des rayons
devient secondaire

Tous ensemble
baignés.

Dimanche matin

L’âme comme un soleil
l’esprit comme ses rayons

Une centrale de joie
irradiant nos coeurs

Pour que tu te souviennes
de ce matin ensemble.

Descente

Nager vers
les profondeurs

Sans retenir son souffle

Là où les vagues
n’affectent plus

Mais la même eau.

L’inconnu

Tellement difficile
de n’être pas responsables

D’accepter la patience
et de ne plus sourire
en quête d’approbation

Tellement difficile
d’accepter d’être libre
substituant d’autres ombres
pourvoyeuses de lumière

Tellement difficile
d’être là avec nous

De laisser traverser
l’inconnu qui s’annonce
d’une si simple joie.

Rose des sables

Rassembler
les traces éparses
les excès d’humeurs
et les effacements

Les prendre dans ses mains
les compresser ensemble
d’un évanouissement

La terre est plaine
le sable réchauffé

Pour que naisse la rose.

Passage de l’ombre

C’est quoi, l’ombre ?
Faut-il se brûler
à la lumière
qui lui permet ?

C’est quoi l’ombre ?
Faut-il lui donner un nom ?

C’est quoi l’ombre ?

Pendant que je me le demande
elle passe
de l’autre côté.

Rendez-vous le samedi 9 octobre à la librairie Zeugma (Montreuil) pour une rencontre cinéma-poésie

Samedi 9 octobre 2021, à 17h, à la librairie Zeugma de Montreuil, une belle rencontre poésie et cinéma :  Rencontre lecture avec projection du court-métrage “Contre la nuit” de Kahina Le Querrec produit par le Le Grec (Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques). Un film en partie inspiré par des poèmes de Contre la nuit, dits et mis en musique. Suivra une discussion croisée et des lectures du recueil “Contre la nuit” avec projection de films super-8. Une expérience qui se terminera par un pot-dédicace pour un week-end enchanté. Venez nombreux !

Librairie Zeugma, 7 avenue Walwein, M° Mairie de Montreuil (ligne 9).