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À terre

On vient de terminer

notre premier voyage


On est presque épuisé

par trois ans de frontières


On se retrouve seul

devant l’embarcadère


Sur le port, le soleil

caresse notre peau


On aimerait un indice

comme un nouveau lexique

pour en tirer le fil


On rêverait d’une brêche

laissant apercevoir

d’autres métaux précieux


Négocier les virages

dans les creux de tes bras.

Publié le Poèmes