Transpoésie 2012 : un poème dans le métro bruxellois et une soirée à l’institut hongrois

J’ai l’honneur d’être le poète invité pour représenter la France durant la manifestation TRANSPOÉSIE 2012 qui se tient en ce moment en Belgique, à Bruxelles, autour du thème “Générations”.

Jusqu’au 22 octobre prochain, 24 poèmes, de 24 poètes venus de toutes l’Europe, sont affichés dans 250 rames du métro bruxellois et exposé à la station Botanique. Cette manifestation originale est organisée par l’EUNIC, un réseau regroupant des instituts culturels nationaux de l´Union européenne.

© Ondrej Vanek

 

Voici le poème que j’ai offert pour cette évènement, en français et en  néerlandais (traduction de Marijke Fornerod), à retrouver sur le site transpoesie.eu :

Application
Tu lui as dit un jour :
– Ne te disperse pas.
Depuis,
je me concentre
_

Toewijding

Op een dag heb je tegen hem gezegd :
-Wees niet zo verstrooid.

Sindsdien
Concentreer ik me

_

Je serai également présent lors d’une grande soirée de clôture le Jeudi 25 octobre à 20 h à l’institut Hongrois (Balassi Institute, Treurenberg 10 Bruxelles). J’y projetterai le court-métrage l’incertitude ainsi qu’une sélection de dessins, photos et poèmes issus de mon premier recueil avec lecture en directe, en compagnie d’autres poètes européens Jan Jílek (CZ), Jürgen Rooste (EE) et János Lackfi (HU).

 

Plus d’informations :

Site : www.transpoesie.eu/

Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Transpoesie/258691644148899?ref=ts&fref=ts

Agenda : trois nouvelles rencontres à venir

Bonjour à tous,

En attendant l’annonce de mon second recueil, trois nouvelles occasions pour se rencontrer :

MERCREDI 24 OCTOBRE 2012, Brasserie François Coppé, 1 Boulevard du Montparnasse  75006 Paris, 16h-18h

Conférence-lecture lors du Mercredi des poètes : Stéphane Bataillon, des ombres aux Terres Rares : poème d’une reconstruction. Présenté par Bruno Doucey.

 

JEUDI 25 OCTOBRE 2012, Institut Hongrois, Treurenberg 10 Bruxelles, Bruxelles (Belgique), 20 h

Soirée de clôture de TRANSPOESIE 2012. Lectures & projections en compagnie des poètes Jan Jílek (Pologne), Jürgen Rooste (Estonie) et János Lackfi (Hongrie).

 

DIMANCHE 18 NOVEMBRE 2012, Salon l’Autre Livre, 16h-17h

Séance de dédicaces sur le stand des éditions Bruno Doucey. Salon L’autre livre, Espace des Blancs Manteaux 48 rue Vieille du Temple 75004 Paris

 

 

 

D’une fleur à l’autre : une anthologie de haïkus francophones aux éditions de la Lune bleue

Les éditions de la Lune Bleue, menées avec passion par Lydia Padellec publient ces jours-ci une anthologie originale de haïkus francophones écrits par dix poètes nés depuis 1970. J’ai le bonheur d’en faire partie et d’y éditer, pour la première fois, mes tentatives autour de cette forme brève que j’affectionne particulièrement. Outre mes textes, vous pourrez y découvrir ceux de Vincent Hoarau, Cécile Duteil, Soizic Michelot, Loïc Eréac, Gwenaëlle Laot, Jean-Baptiste Pedini, Lydia Padellec, Rahmatou Sangotte et Meriem Fresson.

Extrait de la préface : « D’une fleur à l’autre », d’une génération à une autre, le haïku voyage avec la légèreté d’un papillon. Poème du quotidien, originaire du Japon, le haïku apparaît en France à la fin du XIXème siècle et la première publication française Au fil de l’eau date de 1905 : les trois auteurs, Paul-Louis Couchoud, Albert Poncin et André Faure n’ont pas trente ans quand ils entreprennent leur voyage en péniche pendant l’été 1903. Aujourd’hui, quel regard portent les jeunes auteurs sur cette forme poétique si particulière ?
Nés entre 1972 et 1984, les dix haïjins de cette anthologie vivent en France et ne sont jamais allés au Japon. Ils ont pourtant fait leur cette poésie venue d’ailleurs, se réappropriant ses règles voire en les dépassant pour atteindre une vision plus personnelle du haïku et du monde.

D’une fleur à l’autre, collectif de dix haïjins nés à partir de 1970, sous la direction de Lydia Padellec, gravures sur bois de Mimin Chen, Editions de la Lune bleue. 46 p, 12 euros.

 

Entretien : L’instant haïku

En complément de cette parution, quelques questions posées par Lydia autour du rapport à cette forme brève. Destiné à nourrir la préface, le voici reproduit intégralement.

 

Lydia Padellec :  Comment as-tu découvert le haïku ? Quel est l’auteur, le haïku ou le livre qui t’a donné envie d’en écrire à ton tour ?

Stéphane Bataillon : J’ai découvert le haïku comme l’on découvre un jeu, au détour des pages d’un livre très bien fait, le « petit manuel pour écrire des haïkus » de Philippe Costa (ed. Philippe Picquier, 2001). Je me suis pris de passion pour cette forme brève, qui correspondait à une aspiration d’épure profonde. Qui permettait de mêler, condensé comme un galet à la surface polie, le regard posé sur le monde d’un Bashô à l’espièglerie d’un Issa.

L.P : Depuis quand en écris-tu ? Ecrivais-tu de la poésie ou d’autres genres avant ?

S.B :  J’écris de la poésie depuis 2001 et le haïku a donc été, sans même le savoir, la forme qui m’a permis d”emprunter ce long chemin. Ma poésie s’en ressent encore aujourd’hui, même si je me suis éloigné de certaines règles (bien utiles et rassurantes) pour tenter l’aventure d’un langage encore plus personnel, dans le sillage des pops de Jack Kerouac ou des quanta de Guillevic.

L.P : Peux-tu donner une « définition » de ce qu’est le haïku pour toi ?

S.B : Je partirais de cette phrase de Gaston Bachelard : « La poésie est une métaphysique instantanée ». Le haïku incarne bien cette définition, avec un agencement de mots qui nous entraîne vers une métaphysique à partir du brin d’herbe. Non pas simple constat du monde, mais témoignage de cette relation infime et intime qui nous relie à lui, en évitant bien des digressions et des mots inutiles.

L.P : Quelle place donnes-tu aux règles du haïku ? Respectes-tu le 5/7/5 ? le kigo ? le kireji ? Qu’est-ce qui te semble le plus important dans le haïku ?

S.B : J’ai adoré les découvrir, jouer avec, lire « Le haïkaî selon Bashô » traduit par René Sieffert  (retranscription des propos du maître par ses disciples, le meilleur et le plus passionnant des cours de haïku possible) et tenter de comprendre l’importance de chacune. Je ne crois pas que cette approche asiatique des choses et du monde soit, comme l’on dit parfois, inaccessible aux occidentaux. Elle est juste différente. Mais il faut plonger assez profond dans la sensation que procure l’application de chacune de ces règles pour s’apercevoir de leur véritable intérêt… et du manque en cas d’absence. Donc beaucoup pratiquer.

L.P : Sur quels thèmes aimes-tu écrire ?

S.B : Sur les miracles minuscules. Écrire, retranscrire ces manifestations, ou les imaginer (« mais que pense ce bloc de pierre, en ce moment précis ? Quelles questions se pose-t-il, lui ? Qu’est-ce qui, dans ce que je vois, me permet de le penser ? ») m’oblige à être attentif à cet essentiel.

L.P : Que penses-tu de la « poésie engagée » ? Crois-tu que le haïku y a sa place ? Doit-il dénoncer, accuser, défendre ou rester neutre ?

S.B : C’est une vraie question pour moi. Surtout en temps de crise. Mais je crois qu’il vaut mieux, hors circonstances vitales, sortir la poésie de toutes contraintes conjoncturelles, elle ne porte que plus fort et plus loin. Si l’on parle d’engagement porte-voix, lié au collectif, le haïku me semble être la dernière forme à pouvoir jouer ce rôle. En revanche, si l’on parle d’engagement intime au monde, il est l’une des formes la plus puissante, effaçant le « je » au bénéfice de la célébration des tressaillements qui nous bouleversent dans ce qui nous est offert.

L.P : Participes-tu à des forums, listes internet, kukaï (en ligne ou non)… ? Que penses-tu de ces pratiques ?

S.B : Non, je ne participe pas à ce type d’initiative. Mais je trouve ça très bien, que les poèmes s’échangent, résonnent, que les gens usent les mots. À la seule condition que le poème garde sa raison d’être, ne devienne pas prétexte. Qu’il soit considéré.

L.P : Animes-tu des ateliers haïku ? Si oui, auprès de quel public ? Si non, aimerais-tu en faire ?

S.B : Non, je n’anime pas d’ateliers haïku mais je trouve que, par ces contraintes fortes et les sujets communs qu’il permet d’aborder, le haïku est idéal pour permettre une approche de la poésie. Il y a quelques années, j’avais inventé un jeu de société sur cette base. L’occasion de beaux éclats de rires et de vie entre amis. C’est la force du haïku : fort et léger, court et dense, il s’efface pour laisser place à nos propres réactions, celles qui permettent de se reconnaître, qui nous relient ensemble.

 

Marché de la poésie : dédicaces les 16 & 17 juin 2012

Vous pourrez me retrouver lors de deux séances de dédicaces lors du 30e Marché de la Poésie sur le stand 506 des éditions Bruno Doucey :

– Samedi 16 juin 2012 : 17h-18h
– Dimanche 17 juin 2012 : 14h30-15h30

Marché de la poésie : Place saint-sulpice, 75006 Paris. Entrée libre. Site web : http://poesie.evous.fr/

 

Rendez-vous le 15 mai avec Pierre Vavasseur

Retrouvez-moi le Mardi 15 mai à 19h pour fêter le lancement du recueil de Pierre Vavasseur “Tes yeux poussent la porte du monde” aux éditions Bruno Doucey. Avec l’ami François-Xavier Maigre, nous lirons quelques poèmes issus de nos ouvrages respectifs pour accueillir comme il se doit Pierre Vavasseur dans le catalogue des éditions.

Rendez-vous est donc pris au MOTIF 6 villa Marcel-Lods, Passage de l’Atlas, 75019 Paris (M°Belleville)  pour une soirée en mots et en chansons.

 

 

À propos de Pierre Vavasseur et du recueil Tes yeux poussent la porte du monde :

Le mot de l’éditeur :

Bien des lecteurs connaissent le reporter des pages Culture du quotidien Le Parisien. D’autres écoutent ses chroniques à la radio. Quelques-uns ont même eu la chance de l’entendre entonner des chansons d’amour à la guitare. Un homme singulier et pluriel, Pierre Vavasseur ? Oui, à condition de ne pas oublier le poète dont j’ai le bonheur de publier le premier recueil. Le titre est beau, les textes le sont aussi. Ils parlent avec justesse de ce qui ne souffre aucun bavardage : les blessures secrètes, l’enfance à quai, la brûlure des départs, la vie qui court « d’une nuit à l’autre sans réponse ». La poésie de Pierre tient dans cette tension entre la parole et le silence, l’énergie et le chagrin, la solitude fondamentale des êtres et leur soif intense de partage. Avec des mots simples, elle nous rappelle que l’étonnement libère et que les yeux nous tiennent lieu de serrure.

 

Extrait

« Bâtir sur une faille
écrire court
convaincu que ce qui est bref
est appelé à moins souffrir »

 

Pierre Vavasseur est né en 1955 à Chalon-sur-Saône. Journaliste de formation, il travaille pour la presse écrite (Le Parisien/Aujourd’hui en France) et la radio (France Inter et France Info). Il est par ailleurs l’auteur de plusieurs romans aux éditions Lattès, parmi lesquels Un manque d’amour et Recommencer, et de chansons d’amour qu’il fait entendre dans des récitals. Tes yeux poussent la porte du monde est son premier recueil de poèmes.

Parution d’un poème inédit dans “Enfances”, l’anthologie officielle du Printemps des poètes 2012

Un petit mot pour vous annoncer la parution d’un poème inédit dans la très belle anthologie officielle du Printemps des poètes 2012 : Enfances, regards de poètes, aux éditions Bruno Doucey. Une anthologie établie par Christian Poslaniec et Bruno Doucey, avec la participation active d’Alexis Bernaut. Parution le 8 mars 2012.

Le mot de l’éditeur :

L’enfance… Tous les poètes de ce livre y ont eu droit. Certains d’entre eux ont été soulagés d’en sortir ; d’autres en conserveront toujours la nostalgie ; aucun d’eux n’aspire à y retourner. Finalement, que fait l’adulte lorsqu’il évoque l’enfance ? Il se souvient. Autrement dit, il s’absente un instant du présent pour retrouver un passé qui ne passe pas, projette sur un écran imaginaire des images d’autrefois. Dans cette anthologie, 90 poètes contemporains revivent à leur manière le film d’une enfance. Du flash-back, qui permet d’opérer un retour en arrière au contre-champ rendu possible quand un adulte interpelle l’enfance, de cette contre-plongée connotant le désir de grandir au fondu enchaîné par lequel les époques se télescopent, tous les textes de ce livre démontrent que l’écriture garde mémoire du rapport premier, libre et créatif, à la langue. Comme si l’enfance était toujours plus ou moins l’arrière-plan de l’écriture.

 

La mauvaise troupe dans BADMINGTON International N°1

Ô joie, BADMINGTON INTERNATIONAL le nouveau fanzine (mot galvaudé qui cache un superbe livre objet de 4×48 pages amoureusement attaché par un bandeau beau) de Nicolas Pinet (nom galvaudé qui cache un admirable dessinateur de Charlie Hebdo, fondateur de l’hedomadaire Mars entre autres) accueille (oui, là, la phrase commence à être longue, mais c’est pas grave, ça en vaut la peine) les contes de la mauvaise troupe dans ses pages. Entourés de pleins de jeunes dessinateurs et graphistes épatants venus des quatre coins de l’Europe dont voici les patronymes, histoire de faire du name-dropping : Nicolas Pinet, Charline Collette, Flore Vigneron, Léo Hoffsaes, Baptiste Filippi, Fifi, Jérôme Dubois, Geoffroy Monde, Clara Markman, Armand Lepeltier, Camille Louzon, Guillaume Dégé, Roxane Lumeret, Aurélien Cantou, Alexandre Géraudie, Silvia Rocchi, Charlotte Pollet, Guillaume Deloizon, Guillaume Chauchat, Fanny Blanc, Boris Grimaldi, Guy Pradel, Nicolas André, Victor Lejeune, Sylvain Lauwers, Jessica Garcia, Quentin Duckit, Alice Milani Comparetti, Julie Michelin, Juliette Léveillé, Esther Megard, Romain Lamy, Stéphane Bataillon, Sarah-Louise Barbett, Zadrien Coquart, Alice Méteigner, Laura Ancona, Fleur Oury, Eugène Riousse et Amélie Laval. Que du beau monde. C’est beau, c’est chaud, et ça ne coûte que 8 euros. On est forts, on est fiers. Merci Nicolas.

 

 

Dédicace le 19 novembre à 16h30 au 9ème salon des éditeurs indépendants L’autre livre

J’aurai grand plaisir à vous retrouver lors d’une séance de dédicace en compagnie des autres poètes des Éditions Bruno Doucey le samedi 19 novembre 2011 de 16h 30 à 17h 30 au 9e Salon international des éditeurs indépendants L’autre livre.

 

Salon l’autre livre

Espace des Blancs Manteaux

48 rue Vieille du Temple, 75004 Paris

M° Hôtel de ville

Plus d’infos sur la page Agenda.

Entretien et lecture en vidéo autour du recueil “Où nos ombres s’épousent”

Sur le site des éditions Bruno Doucey, un entretien vidéo, mené par Murielle Szac, et une lecture autour de mon premier recueil, Où nos ombres s’épousent et de la suite…

L’entretien :

La lecture :

> Vous pouvez suivre ce lien pour poursuivre la découverte et lire un extrait d’Où nos ombres s’épousent.

Atelier au 4ème Bookcamp Paris

Samedi 24 septembre 2011, j’animerai avec Cédric Naux un atelier au 4ème Bookcamp Paris, journée de rencontres autour des problématiques du livre, de la lecture et de l’édition à l’heure du numérique.

Notre atelier aura pour thème la vaste question de la valorisation des écrits numériques en fonction de leurs formes et de leurs supports.
“À chaque forme son format : pour quelles valorisations ?”
Objectif de l’atelier : Imaginer ensemble une cartographie des formes d’écritures croisées avec leur format de diffusion, puis réfléchir sur les modes de valorisations numériques les mieux adaptés à ces formes.

Une occasion d’inaugurer un tout nouveau lieu : le labo du Livre.

Bookcamp Paris, 4ème édition – 10 h à 19h
Le Labo du Livre, 2, rue Saint-Médard, 75005 Paris. Métro Place Monge.

Dédicaces au Marché de la Poésie

Je serai en dédicace ce week-end au 29e Marché de la Poésie sur le stand 514 des éditions Bruno Doucey.

J’aurai plaisir à vous rencontrer lors de ce rendez-vous incontournable de la poésie contemporaine.
Chaque exemplaire dédicacé du recueil “Où nos ombres s’épousent” sera de plus accompagné d’une carte postale exclusive illustrée par Thomas Durcudoy.

Horaires des dédicaces :

Vendredi 27 mai : 19h-20h
Dimanche 29 mai : 17h30-18h30

Marché de la poésie : Place saint-sulpice, 75006 Paris. Entrée libre. Site web : http://poesie.evous.fr/

Venez nombreux !

 

Ce soir, levé de rideau !

VENDREDI 8 AVRIL 2011, THÉÂTRE LE VENT SE LÈVE, 19h
À l’occasion de son nouveau spectacle, la séparation des songes, la cie Jeunes Plumes & compagnie consacre un « levé de rideau » à mon recueil Où nos ombres s’épousent, parrainé par la compagnie (lecture de poèmes avec Gersende Michel et musiques de Christophe Rosenberg), et aux éditions Bruno Doucey, avec notamment une lecture de notre ami François-Xavier Maigre, qui lira quelques poèmes de son beau recueil à paraître fin 2011 dans la collection “Jeunes Plumes”.
Le Vent se lève (181, av Jean Jaurès, 75019 Paris, Site du théâtre)

Les évènements du mois de mars 2011

Bonjour à tous, voici les dates des évènements, rencontres et dédicaces où vous pourrez me rencontrer dans les prochains jours. Toutes les dates dans la rubrique Agenda.

MERCREDI 9 MARS 2011, CENTRE BOURSAULT DE LA SORBONNE, 19H30
Lecture lors de la soirée « Voies et visages de la poésie contemporaine » à l’occasion du Printemps des Poètes,organisée par Matthias Vincenot avec l’association La Scène du Balcon. 29, rue Boursault, 75017 Paris

SAMEDI 12 MARS, MÉDIATHÈQUE DE CHAMPIGNY-SUR-MARNE, à partir de 16h
Dédicace et rencontre durant la Fête de la Poésie organisée pour les 30 ans du Club poèsie de Champigny-Sur-Marne.

MARDI 15 MARS 2011 – PLACE À LA POÉSIE – EURE
– 18h30 FLEURY-SUR-ANDELLE : Rencontre à la résidence Fontaine Rosette
– 20h30 LES ANDELYS- Salle des fêtes : Café des poètes, récital avec des comédiens autour d’une sélection de poèmes. Téléchargez le programme ; Téléchargez le livret de poèmes “Place à la poésie 2011”

SAMEDI 19 MARS 2011 , SALON DU LIVRE DE PARIS, 16h -18h
Dédicace du recueil “Où nos ombres s’épousent” sur le stand des éditions Bruno Doucey. Site du Salon du livre.

Ricochets

Au sein de l’atelier d’écriture poétique qu’elle anime depuis de nombreuses années dans un collège d’Asnières-sur-Seine, la poète Danièle Corre a eu la gentillesse de prendre l’un de nos poèmes, Ma nation, comme base d’une séance. À la suite de sa lecture, les adolescents ont inventé les poèmes suivants, que Danièle nous a autorisé à reproduire.  “Pour être, la poésie n’attend que votre regard écrivait Andrée Chedid. Un grand merci à eux pour ces quelques mots, révélateurs d’émotions nouvelles, qui nous font penser que ce que nous faisons n’est peut être pas complétement inutile.

_____

Ce serait un coucher de soleil
qui brouillerait la vue
de sa lumière

Ce serait une terre
qui distillerait ses odeurs
dans l’air frais du soir

Ce serait des arbres
entourés de buissons
furtifs et épars

Mais la nuit tombera
sur ce paysage féerique
de peur de l’abîmer
et de la salir

parce qu’il faut toujours
avoir un lieu pour rêver.

Margaux
_____

Ce serait un enfant
que tu as sous les yeux
qui marque d’un geste
un moment de fatigue

Ce serait une couleur en fuite,
du bleu au rouge,
une erreur.

Mais à son côté une silhouette
Elle nous regarde,
De ses yeux blancs,
Elle nous fait peur

Dans son regard,
je voit la lune

Anne-Cécile
_____

Ce serait des falaises
qui arrêteraient le vent
dans son élan

Ce serait l’écume
qui s’écraseraient sur les rochers
dans un violent fracas

Ce serait les oiseaux
tournoyant dans le ciel,
lançant leur cri strident
qu’emporte l’horizon

Mais je suis dans mon lit,
pensant déjà à d’autres paysages
qui illumineraient mes nuits

Martin
_____

Ce serait une étendue de sable recouvert par la mer
qui défierait l’immensité

Ce serait des collines
qui nous regarderaient de haut

Ce serait des pas
qui mèneraient vers l’inconnu

Ce serait des traces
qui s’effaceraient au gré du temps
et de la mer changeante
comme des mauvais souvenirs que la mémoire refuse

La liberté le dresserait devant nous
narguant et défiant notre petite vie tranquille

Mais on suit son chemin
pour ne pas oublier qui l’on est
un point au milieu de l’univers

Parce que l’on a peur de s’aventurer trop loin
dans l’imperceptible

La vie est trop courte
pour découvrir l’abîme.

Simon
_____

Ce serait un drap bleuté
Qui acceuillerait doucement
Les bateaux ensommeillés

Ce serait un monde
Qui nous emmenerait lentement
Au rythme de ses ondes

Ce serait une voile
Qui nous menerait calmement
Au pays des étoiles

Laure
_____

Les teintes de la brume
Enchantent la montagne
Parsemée d’arbres
D’un drap rosé.

L’éveil des nuages
Coton velouté
Donne à la nature
Une teinte voilée.

Qui porte au ciel
La couleur,
La joie,
La beauté,
La vie,
Son mystère

Pour que la fraîcheur de l’aube
dévoile l’aurore cristalline
d’une nouvelle journée.

Mathilde