Écoutez l’émission “De la poésie pour vivre le temps du deuil”

rcfMercredi 2 novembre 2016, j’étais, avec Laurence Bouvet, l’invité de Stéphanie Gallet sur la radio RCF pour une belle émission ayant pour thème ” De la poésie pour vivre le temps du deuil”, à l’occasion de la sortie de la nouvelle édition augmentée d’Où nos ombres s’épousent, mon premier recueil.

Vous pouvez (re)écoutez cette émission ici :

Écoutez l’émission Grand Angle sur RCF

rcflogoMardi 19 avril de 17 à 18h, j’étais l’invité de Christophe Henning pour l’émission Grand angle de RCF qui avait pour thème “la poésie, musique de l’âme”. Vous pouvez réécouter l’émission :

Écoutez l’émission RCF-Grand-Angle du 19 avril 2016 :

On croit qu’elle plaît surtout aux contemplatifs ou qu’elle agace les cartésiens, la poésie réunit plus qu’on ne le pense les uns et les autres car elle laisse entrevoir le coeur de l’homme. On n’est pas dans les idées, dans la désincarnation, c’est un art total“, explique François-Xavier Maigre. En tant que lecteur, Stéphane Bataillon dit aimer trouver dans un poème “une énergie qui nous fait prendre conscience de nous, nous aide à nous reconnecter au monde dans ce qu’il a de plus simple de plus infime, ce dont le traitement médiatique ne parle même pas“. Dans un monde où tout semble aller très vite, dans une “période de la parole humiliée”, disait Jacques Ellul, la poésie fait sortir la parole de sa “fonction utilitariste“. Un autre rapport à soi, au temps, au monde, comme une brèche que l’on peut ouvrir à tout instant de la journée.

La poésie c’est d’abord une voix humaine, un timbre, j’aime cette singularité qu’il y a chez chacun“, confie François-Xavier Maigre, qui est journaliste mais aussi poète. Il est à la portée de chacun de s’émerveiller de ce pouvoir de la poésie de rejoindre chacun au plus profond. Le rédacteur en chef de Panorama se souvient de sa “première édition des Fleurs du mal, celle de 1921, 100 ans après la mort de Baudelaire” dont il aime “les traces d’humidité” venues avec le temps: “ça fait partie de ma vie, ce sont des marqueurs importants, des balises“.

Sylvie Taurelle insite sur la dimension concrète et matérielle de l’acte d’écrire, qui est comme “sculpter dans la matière des mots“. Pour elle, qui confie entretenir un rapport très fort à la nature “immanence et transcendance fusionnent” dans l’acte poétique. Et si la poésie a souvent affaire avec le spirituel, même des poèmes d’artistes comme Yves Bonnefoy ou Philippe Jaccottet ont une dimension sprituelle. “La poésie ce n’est pas un catéchisme avec des rimes”, pour François-Xavier Maigre. “c’est une insurrection intime”, selon Stéphane Bataillon, auteur du blog “Poésie & écritures numériques”.

 

Invité de Ping pong sur France Culture

ping-pongLe 29 janvier 2016, j’étais invité à l’émission Ping Pong de France Culture pour parler de poésie et de numérique. Vous pouvez écouter l’émission ici (seconde partie) :

Écoutez l’émission Ping Pong du 19/01/2016 :

http://www.franceculture.fr/emissions/ping-pong/journee-numerique-quand-la-litterature-la-peinture-et-la-musique-crevent-lecran

L’émission “Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin” autour de Radio Pomme d’Api

Aligre FMMercredi 22 septembre 2015  j’étais l’invité de Véronique Soulé sur Aligre FM (93.1) pour son émission consacrée à l’actualité culturelle des enfants, “Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin”, afin de parler de Radio Pomme d’Api.

Écoutez l’émission :

 

Revue de Presse : Le lancement de Radio Pomme d’Api

Une semaine après la lancement, quelques retours de presse et de blogs concernant le lancement de Radio Pomme d’Api :

logoUne déclinaison radio du magazine Pomme d’Api

A l’occasion de la prochaine fête de la musique, le magazine Pomme d’Api lancera officiellement sa web-radio musicale destinée aux 3-7 ans. Sur ce nouveau support, il sera possible d’écouter des histoires, des comptines ou encore des chansons. L’ensemble sera proposé en flux continu sur le web, avec une accessibilité depuis un terminal mobile, tablette ou smartphone.

Le magazine Pomme d’Api, publication de Bayard jeunesse destinée aux 3-7 ans éditée depuis 1966, souhaite ainsi innover pour tirer le meilleur profit des nouvelles technologies. Cette web-radio permettra de renforcer l’apport possible en histoires et comptines, en plus de ce qu’offre déjà, sous d’autres formes, le magazine dans sa version papier.

Cette radio se présente aussi comme participative. Si vous souhaitez voir intégrer les histoires préférées de vos enfants dans les programmations, rien de plus simple. Il suffit d’en informer les concepteurs via une adresse mail dédiée à ces suggestions.

 

logoUne web radio pour Pomme d’Api

Le 20 juin, Bayard Jeunesse lance sa web radio « Radio Pomme d’Api ». Accessible aussi bien sur le web que sur mobile, le nouvel espace proposera à ses tout jeunes auditeurs histoires, comptines, chansons, musiques et poèmes… Elle fait en outre appel aux parents afin qu’ils puissent faire parvenir à la web radio les chansons et histoires préférées de leurs enfants pour qu’elles soient programmées.

ImpressionBayard et Prisma, champions français de la R&D

Les congrès mondiaux des éditeurs de presse, qui viennent de s’achever à Turin et Barcelone, ont permis de mesurer les disparités des médias français en termes de recherche et développement (R&D). Etat des lieux.

Prisma média (Géo, Voici, Capital), filiale française du géant allemand Gruner + Jahr, partage avec Bayard presse (La Croix, Pèlerin) le privilège de faire partie des rares groupes français qui se sont donnés les moyens d’une réflexion prospective. Le groupe catholique, détenu à 100% par la communauté religieuse des Assomptionnistes, s’est soucié de recherche et développement dès 1990 en initiant Bayard université. Cette structure de veille interne, qui auditionne des experts plusieurs fois par an, réfléchit depuis vingt-quatre ans aux attentes des trois familles de lecteurs du groupe : jeunes, seniors et chrétiens. Le plan stratégique 2013-2017 a permis de franchir une étape supplémentaire avec Bayard académie. Dirigée par Agnès Rochefort-Turquin, cette entité favorise et fait émerger des projets internes ou externes. Le concept de webradio pour les jeunes publics, dont la première déclinaison sera Radio Pomme d’Api (lancée le 20 juin), est directement issu de Bayard académie. Le groupe a confié à Stéphane Bataillon le soin de développer ces stations de programmes en continu.

logoakBayard Jeunesse lance ce vendredi Radio Pomme d’Api, une Web radio dédiée aux 3-7 ans

Bayard Jeunesse lancera le 20 juin prochain une Web radio dédiée aux 3-7 ans baptisée Radio Pomme d’Api. Diffusée en flux continu sur le Web et les appareils mobiles, elle propose des histoires, des comptines, des chansons, des poèmes… Sa programmation prend en compte les chansons traditionnelles pour les enfants, les grands classiques comme Anne Sylvestre ou Henri Dès, la production contemporaine, mais également la musique classique, le jazz et les musiques du monde, ainsi que des rendez-vous tels que “l’histoire du soir” pour rythmer la journée… L’objectif de cette radio est de faire découvrir gratuitement et de promouvoir la tradition orale et la création sonore pour enfants, dans des conditions d’écoute de bonne qualité avec un son proche de celui des CD.

Il n’existe plus de radio pour les enfants, nous arrivons donc avec une proposition forte mais que nous avons voulu résolument simple, axée sur le flux en continu”, nous explique Stéphane Bataillon, Rédacteur en chef de la radio mais également des contenus numériques jeunesse du groupe. “Nous avons souhaité compléter notre gamme de produits numériques et acquérir une dimension et une audience supplémentaire avec ce nouveau média”.
La radio profite des infrastructures du groupe pour les contenus et les playlists mais elle a mis en place également différents partenariats notamment avec Naïve jeunesse, les éditions Oui’dire, Didier Jeunesse, le label Arc-en-ciel, Enfance et Musique, EPM… D’autres partenariats sont en cours de signature.
Ni la radio, ni le site Web ne diffusent de publicité. En revanche, il y aura des liens vers les produits et les titres des partenaires dans le cadre d’une promotion croisée, ceux-ci mettant en avant la radio. Le lancement de Radio Pomme d’Api sera également soutenu dans les magazines du groupe, ainsi que dans la newsletter du groupe Bayard. Différentes actions seront également organisées sur le Web et le player sera proposé gratuitement à ceux qui souhaiteront le diffuser sur leur site ou leur blog.

logoRadio Pomme d’Api, une nouvelle webradio pour les jeunes auditeurs ! (avec de la sacrément bonne musique en plus…)

En attendant que la Radio Numérique Terrestre démarre vendredi 20 juin (à Paris, Marseille et Nice) avec son lot de nouvelles radios (sans les plus importantes, mais ça, nous vous l’expliquerons plus tard…), les éditions Bayard proposent une nouvelle webradio jeunesse pour les 3-7 ans, Radio Pomme d’Api (http://www.radiopommedapi.com/).

Disponible sur le web et les mobiles, Radio Pomme d’Api propose un joyeux cocktail de musiques (Anne Sylvestre, Aldebert, Henri Dés, mais également le groupe Queen, Yves Montand, etc.), mais aussi de la musique classique, des musiques du monde et du Jazz. Ce n’est pas tout ! Sur Radio Pomme d’Api, et c’est normal vu que c’est une maison d’édition qui propose le programme, il y a aura également des histoires, des contes, des comptines, mais pas que des éditions Bayard. En effet cette toute jeune webradio s’est associée avec différents éditeurs comme Naïve jeunesse, les éditions Oui’dire, Didier Jeunesse, le label Arc-en-ciel, Enfance et Musique pour puiser dans leurs catalogues et proposer le meilleur des albums CD. Pour le moment, pas d’animateur ni de journalistes sont annoncés sur l’antenne. On espère sincèrement que le programme va évoluer dans cette direction pour faire de cette jolie webradio musicale jeunesse, une radio jeunesse à part entière qui manque tant dans le paysage radiophonique français. Petite nouveauté également, la direction de Radio Pomme d’Api demande aux parents de les aider à construire le programme en envoyant « les chansons et les histoires préférées de vos enfants ». Bonne idée ça ! Bonne chance Radio Pomme d’Api, nous donc serons à l’écoute !

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Bayard se lance dans les Web radios

L’OJD mesure l’audience des Web radios depuis septembre. Pour Stéphane Bataillon, rédacteur en chef des contenus numériques jeunesse chez Bayard, c’était donc le signe qu’un phénomène commençait à prendre. « Pomme d’api s’est imposée comme la marque la plus forte pour lancer cette première Web radio, ajoute-t-il. D’autant que la rédaction voulait reprendre la main sur l’aspect musical du magazine, puisqu’elle fait part déjà de ses choix dans ses colonnes mais que nous n’éditons plus de CD». Malgré cela, sur cette Web radio spécialement conçue pour les enfants, il n’y aura pas que de la musique. C’est l’occasion de valoriser toute la littérature orale: contes, poésies, devinettes, énigmes ou chansons. Le soir, une histoire sera racontée et Stéphane Bataillon espère créer des émissions et des productions par la suite.(…)

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Radio Pomme d’Api, la web radio des petits

Les scientifiques l’ont démontré, les bébés possèdent tous l’oreille absolue. Capables d’identifier la plus infime modification dans une mélodie, cette oreille absolue leur permet notamment l’acquisition du langage (Professeur Jenny Saffran, Université du Wisconsin). Comme toutes les incroyables capacités cérébrales des bébés, tout ce qui ne « sert » pas ou plus, tend à disparaître au profit de ce qui leur est plus utile puisque quotidiennement utilisé. Il est donc important de diversifier les types d’éveil pour les aider à exploiter tout ce dont ils sont capables.

Éveiller bébé à la musique n’est donc pas superflu et l’on peut profiter du fait que leurs goûts ne sont pas encore établis pour leur présenter le plus large panel possible de musiques.

En cherchant sur les ondes une radio dédiée aux tout-petits, histoire de varier les plaisirs et de changer un peu des CD en notre possession (très bien au demeurant, quasiment tous de chez Didier Jeunesse pour les musiques dédiées aux bébés et aux tout-petits, le reste étant choisi dans la discothèque de Papa et Maman), le constat fut sans appel : rien, pas une seule radio réservée à nos tout-petits.

En cherchant sur le web, nous avons bien découvert quelques radios pour enfants mais les programmations se sont avérées décevantes : beaucoup de musiques d’ado-boum-boum pour quelques plages à destination des plus jeunes.

Alors que je commençais à penser ce créneau radio définitivement laissé vide, miracle, le 21 juin dernier, Radio Pomme d’Api a vu le jour. Après deux matinées complètes d’écoute, l’enfant et moi sommes conquis.

Des musiques variées parfaitement adaptées aux tout-petits, entrecoupées de morceaux classiques de grands (Beatles, Ottis Redding, Dassin), de musique classique, du monde, du jazz, le tout avec une alternance parfaite pour que l’écoute soit digeste et entraînante pour tout le monde (ménage et cuisine faits en dansant et en chantant avec notre petit de 23 mois).

Radio Pomme d’Api propose également des lectures de contes par des comédiens.

Dernier avantage, les musiques en écoute sur la radio étant clairement affichées (pochettes CD), il est très simple de noter les références de ce qui aura immédiatement plu à votre tout-petit afin de continuer la découverte.

En bref, nous souhaitons une longue vie à Radio Pomme d’Api !

Invité de l’émission Midi Magazine de Fréquence Protestante

Le 14 novembre 2013, j’étais l’invité de l’émission Midi-Magazine de Fréquence Protestante (100.7 FM) pour une rencontre intitulée “La poésie ou la liberté retrouvée” animée par Laurence Arven en compagnie de Bruno Doucey et de Salah Al Hamdani (12h05-13h). http://frequenceprotestante.com/

Écoutez l’émission :

Les Terres rares dans Réforme

reformeL’hebdomadaire protestant d’actualité Réforme consacrL’infiniment chanté de Stéphane Bataillon
Les terres rares. http://www.reforme.net/selections/livres/infiniment-chante-stephane-bataillon

” Avec les Les Terres rares, Stéphane Bataillon signe un second recueil de poèmes. Ce journaliste et poète est également un des blogueurs réguliers du site de Réforme. Il a déjà publié en 2010 Où nos ombres s’épousent.

Depuis toujours, on le sait bien, l’art poétique invite à toutes sortes d’aventures : à la prière exaltée- «Je vous salue ma France, arrachée aux fantômes » (Aragon) – à la vengeance contre des bibliothécaires –« Ô ne les faites pas lever, c’est le naufrage » (Rimbaud) – ou même à la satire-«notre père qui êtes aux cieux, restez-y » (Prévert).

Stéphane Bataillon tisse une toile de sensations. Ses images, glissées dans les silences, entre les mots, se laissent deviner plus qu’elles ne s’imposent. L’auteur ne renverse pas la table mais dépose, à même le bois de ses pages, une série d’objets, d’histoires et de rencontres.

A chacun sa liberté, son désir d’inventer :

« Le foehn, en quelques heures
a décharné les arbres

L’alphabet se réduit
à une constatation ».

Les éléments s’associent comme des idées que l’on a plaisir à partager:

« La lourde cloche sonne
que tous les occupants viennent se mettre à table
pour déguster l’agneau »

Le grain de sable, aussi bien que les villages, trouve sa place dans le livre. Et cette planète, ainsi brossée, tourne rond; comme un joyeux soleil de l’imagination.”

Frédérick Casadesus

Mcd #66 : machines d’écritures, un panorama des écritures numériques

Le nouveau numéro de la revue d’art contemporain mcd (pour musiques et cultures digitales) est entièrement consacré à l’écriture numérique. Outre un article sur les poèmes en QRCode, citant entre autre mon travail sur le sujet (ô joie), c’est un panorama enthousiasmant des expériences dans ce domaine qui est proposé. Sous la houlette d’Emmanuel Guez, rédacteur en chef invité et animateur du site Writing Machines, le numéro dresse l’état des lieux des rapports entre écritures, machines à et pour écrire, et pose les questions soulevées par l’utilisation des réseaux lors de la conception d’œuvres littéraires spécifiques (comme le livre pour iphone Fréquences de Célia Houdard) mais aussi comme outils modifiant profondément les écritures (du théâtre, des documentaires…). Le tout illustré par des focus sur 10 œuvres notables (dont l’étonnant travail du poète performer Jörg Piringer, Henri Chopin à l’heure de l’iPad). Une très bonne bibliographie commentée complète l’ensemble, avec par exemple le panorama historique de Philippe Bootz, la littérature numérique, lisible gratuitement en ligne.

Mcd #66. Trimestriel mars-mai 2012. En kiosques, en librairies et sur le net, 140 pages, français-anglais, 9 euros.

Interview dans l’émission Grand Angle sur RCF autour du multimédia pour enfants

J’ai eu le plaisir de participer, mardi 21 février 2012, à l’émission Grand Angle d’RCF présenté par Christophe Henning et consacré au multimédia pour enfants et, plus généralement, au rapport entre nouvelles technologies et narration.

Les enfants et le multimédia

Le multimédia fait-il écran au développement de l’enfant ? Peut-il démultiplier les possibilités d’éveil des plus jeunes ? Et s’il pouvait entrer sans effraction dans le royaume de l’enfance ? Les “digital natives”, comme certains les appellent, connaissent le clavier sur le bout des doigts, manient le clic et la souris plus vite que leur ombre et peuvent rester skotchés à l’écran pendant des heures. Quel rapport au savoir développent-ils ?

Les invités

Marie Saint-Dizier, Ecrivain conteuse
Paule Amblard, Historienne de l’Art
Marc Amblard, Ingénieur du son
Stéphane Bataillon, Rédacteur en chef de BayaM

Discographie

Neil Young – I am a child, 1968 –
Gérard Philipe – Pierre et le loup, 1954 –
Jacques Higelin – La croisade des enfants –

Écoutez l’émission :

 

Interview autour du J’aime Lire Store sur BFM

Le 18 février, interview sur BFM Business où François Sorel m’a interrogé sur le livre numérique pour enfants et le lancement du J’aime Lire Store, avec sur le plateau, l’illustratrice jeunesse Soledad Bravi.

Écoutez “L’atelier numérique” de 18/02/2012 sur BFM :

Où nos ombres s’épousent sur Canal Académie

La radio en ligne de l’Académie Française, Canal Académie, consacre une émission à “Où nos ombres s’épousent”. Virginia Crespeau m’a interviewé en compagnie de mon éditeur Bruno Doucey, qui revient sur la belle aventure de ce premier recueil.

Écoutez l’émission “À voix lue”, présentée par Virginia Crespeau :

Découvrir “Où nos ombres s’épousent” plus en détails >>

Critique de Lisyane Rakotoson à propos d’Où nos ombres s’épousent

Une très belle critique de la poète Lysiane Rakotoson sur son blog le diffuseur poétique à propos d’Où nos ombres s’épousent. Merci à elle.

 

Dans les milles et une nuits, Shéhérazade conte chaque nuit une histoire, dont la suite est remise au lendemain, pour retarder le moment de sa mort. Stéphane Bataillon est loin de ces terres légendaires, mais, à la manière de la princesse, offre un poème chaque jour à celle qu’il a perdu. Un poème, non pour conjurer la mort et la perte, mais pour les traverser.
Où nos ombres s’épousent est le premier recueil de Stéphane Bataillon publié aux jeunes éditions Bruno Doucey. Il est nourri par un geste simple: l’écriture d’un poème en lieu et place d’une caresse:
“Je t’avais promis
une caresse chaque soir
désormais, ce sera un poème. ” 
 
Un recueil pour traverser le désert et faire le deuil de l’amour.  J’admire moins le procédé, qui en lui-même n’a rien d’original, que la réussite de l’entreprise. Car Stéphane Bataillon chemine véritablement tout au long du recueil et ce parcours n’a rien de factice. La progressive sortie de l’ombre n’est pas une construction poétique mais a réellement eu lieu. En témoigne la structure du recueil, encadré par deux poèmes. Dans le poème liminaire, le poète ne s’est pas encore arraché à sa souffrance et renonce à un exil:
” […]Mais je dois me résoudre
à rattacher la barque
aux lourds anneaux du port
car ce soir il est tard
 
Trop tard pour prendre la mer. “
Le recueil se clôt sur un départ heureux, un adieu lucide et sans tonnerre:
” Imagine un bateau
abandonné au port
qui décide une nuit
de reprendre la mer
[…]
 
Un jour, il reviendra
et avant de s’éteindre
dans un grand feu de joie
il nous racontera. “
 
Le recueil de S. Bataillon prend donc sa source dans une expérience intime mais évoquée avec pudeur, si bien que le “je” disparaît quasiment de la première partie pour refaire surface dans la dernière. Le “on” et les verbes à l’infinitif remplacent la force lyrique  du présent et du “je”.Les contours de l’individu disparaissent et se reconstituent une fois la traversée achevée.
L’ensemble est aussi largement métaphorique puisque Stéphane Bataillon file l’image de la poésie comme voyage. Mais cette errance n’a rien de celles des héros homériques et les obstacles qu’il rencontre n’ont pas à être surmontés mais contournés :
 
” L’eau de cette rivière
n’essaie même pas
de submerger la roche
 
Elle sait depuis sa source
qu’il faut la contourner. “
 
Voici la remarquable sagesse du poète qui sait qu’il lui faut accepter le réel et non entrer en résistance avec lui. C’est ce qui frappera peut-être le plus les lecteurs, qui comme moi, sont étrangers à cette sagesse de l’acquiescement. A force de creuser sa propre ombre, le poète retrouve une autre lumière :
” Là, on reste.
On avance.
On s’engouffre.
 
Pour terrasser les cris
pour faire sortir les bêtes
pour faire sonner le chant
 
Comme une déflagration
qui érige le lieu
de nouveaux ralliements
 
Une clairière
Une simple clairière .”
Sagesse de celui qui affronte ses bêtes et ne refuse pas sa fragilité:
” Si l’île
abandonné des vagues
devenait continent
 
Seul le frôlement du vent
apaiserait sa peine
Lui ferait accepter
sa nouvelle dimension “.
Stéphane Bataillon poursuit ainsi sa progression dans une langue simple, sans fioritures et sans pathos. Pas de cri, pas de lyrisme, mais la patience. La poésie métamorphose ainsi les énergies, et la douleur se transmue en parfum:
“Ramener cette lumière
dans le creux de ton ventre
pour que le sang se mêle
La restituer au monde
délivrant un parfum
En dédommagement. “
(p. 87)
On peut ne pas se reconnaître dans cette souffrance apparemment sans fracas. Pour Stéphane Bataillon, la poésie semble en effet être le bon pharmakon, le remède,quand elle n’est pour d’autres qu’un creusement sans fond qui aggrave la plaie, le poison.  Pour S. Bataillon, la poésie témoigne, malgré tout, d’une persistance, d’une force:
” […] Raviver face à vous
les forges de l’enfance
 
Cette ancienne certitude
qu’il faut se relever .” 
(p. 21)
Le poète tresse une étoffe de rien à la manière d’une Pénélope qui saurait qu’elle doit faire le deuil de ce qu’elle a perdu. Il reconstitue.
” On rassemble les fils
éparpillés au sol
pour tresser une étoffe
 
On sent qu’elle peut tenir .”
(p. 38)

“Où nos ombres s’épousent” dans Panorama

Le mensuel chrétien de spiritualité Panorama , édité par Bayard, recense “Où nos ombres s’épousent” dans son numéro de mai 2011 (n° 476) : ” Je n’ai pas la douleur / Je n’ai pas le besoin / et je n’ai pas l’exil. / J’ai juste perdu / celle que j’aimais.” La collection “Jeune plume” , destinée à publier le premier recueil d’un poète, nous offre un lumineux petit ouvrage. Une poésie légère et dépouillée qui évoque les ombres et les lumières du travail de deuil d’un jeune auteur. Un souffle de vie traverse les pages. Et après la lecture, les mots continuent leur voyage dans le cœur du lecteur.”

“Où nos ombres s’épousent” dans la revue Europe

Bernard Fournier consacre une belle note de lecture à mon recueil “Où nos ombres s’épousent” dans le numéro d’avril 2011 de la revue littéraire Europe (n°984) :

“Il est toujours agréable de saluer un nouveau poète, jeune surtout, « ni un poète maudit ni un homme en exil » comme le signale l’éditeur en couverture. (Jetons un œil sur son blog, il écrit tous les jours). Celui-ci souligne l’héritage de Claude Vigée et de Guillevic, car il faut bien des pères en poésie comme ailleurs. Mais Stéphane Bataillon a bien sa voix propre, et forte et sensible : « J’ai juste perdu/ celle que j’aimais ». Ce livre est né d’un deuil que le désespoir assomme : « Vouloir que tout ressemble/ au vide que l’on porte », et le vocabulaire se fait parfois brusque : « larmes retenues/ on y crève d’être seul ». Mais quand on est poète, la douleur s’agrippe sur les mots, et grâce à eux, on revit : « Je t’avais promis/ une caresse chaque soir/ désormais, ce sera un poème ». L’écriture sauve. Alors ce chant de deuil devient un chant de vie. Le poète sait la nécessité de « Maintenir le serment […] / Et déplacer les dunes/ par la seule ambition/ de se relier ensemble ». Il faut « tenir le rendez-vous », nous dit-il. Car il ne s’agit pas d’oublier, il ne s’agit pas de renier le passé, il s’agit de vivre avec le souvenir : « Ni tourner la page/ ni changer de route/ Poursuivre ». Le poète se lance dans la vie :« Je prends le risque de la foule ». On le voit, cette poésie est d’une grande efficacité: langage simple, images réduites, mais une grande sensibilité, à fleur de peau s’offre à l’orée de nous. Gageons que nous réentendrons ce jeune et nouveau poète bientôt. Nous l’espérons. Il nous fera du bien.”

Bernard Fournier

“Ça rime à quoi” – France Culture (19/02/2011)

Samedi 19 février 2011, sur France Culture, j’étais l’invité de Sophie Nauleau dans le cadre de son émission « Ça rime à quoi » pour un entretien chaleureux autour de mon recueil «Où nos ombres s’épousent ». Écoutez l’émission :

Le site de “Ça rime à quoi”.