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Plaisir de remonter
aux prémices du temps
et de se sacrer Roi.

Une terre dont on connaît
les ultimes frontières,
où le peuple n’a pas voix.

Partir à sa conquête
parcelle par parcelle
certain de sa victoire
en ayant les moyens.

Ne plus craindre le manque
et le vide sous ses pieds
s’accrochant à chaque pierre
comme l’enfant à la rampe.

Pas d’échappatoire,
des prises.

Pour trouver la dernière
plus belle et plus terrible
qui annonce l’extase
qui proclame la fin.

Mais pouvoir sans faiblir
retourner son regard,
désirer d’autres biens

Et continuer ainsi
jusqu’à l’ultime pièce
au bout de l’horizon

Pour avoir l’illusion
de léguer en secret
un portrait plus sublime.

Publié dans Poèmes

Un commentaire

  1. Course dans ce besoin de captures…
    Sorte d’évasion de son quotidien dans l’espoir de trouver au bout, paix et satisfaction !
    Amitiés. Loic

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