Sur le chemin

Plus j’avance dans l’exploration des différentes voies spirituelles que l’homme a imaginé pour transformer sa vie et rejoindre ce lieu transcendant au-dedans de nous, plus j’ai témoignage qu’il existe une voie très simple et directe, à condition de renoncer à la reconnaissance. Un chemin non pas caché, mais où le regard du chercheur ne se pose pas immédiatement, préférant, dès le premier pas la route principale. Exactement comme les allées des magasins Ikea : une fois commencé, il est nécessaire de faire tout le tour du magasin pour arriver au caisses alors qu’un raccourci était proposé (mais volontairement mal fléché) dès l’entrée du parcours.
Quelle serait cette voie ? Peut-être avoir le courage de s’abandonner pour aimer. Inconditionnellement et dans une paix joyeuse. Sans minorer, mais en séparant de nous, les évènements et manifestations qui surgissent dans nos existences, bonnes ou mauvaises. Un moyen de les traverser pleinement. L’inverse d’un détachement illusoire de nos vies, de nos corps pour atteindre et assouvir, encore, des désirs projetés, fussent-ils divins. Une autre manière de vivre l’incarnation. Simple… mais jamais évident. Exactement l’inverse de ce mouvement à l’œuvre dans nos sociétés fluides, où chaque opinion n’allant pas dans son sens constitue une intolérable offense, sincèrement douloureuse, à notre identité même. Une névrose sans fin. L’enquête est en cours.

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