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Design du poème (30) : bien commun

« Réfléchir, penser, c’est déjà désobéir »

Un « faux » militaire, Garde à vous, jeu de téléréalité d’M6, 2016.

 
Ce matin, lisant en parallèle Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi (dont je m’étonne de la qualité d’écriture), et Résistance ! le nouvel essai vivifiant de mon ami Antoine Peillon, je pense à la magie des paroles qui, mises dans un certain ordre, changent notre perception du monde et ravivent l’énergie. Relance le désir. Désir de création et de liberté trop souvent assommé par la déferlante continuelle d’autres signes, d’autres images, d’autres paroles.
Cette vague nous submerge et nous noie. Consciemment ou non, son but est d’empêcher la petite étincelle, qu’elle ne puisse enflammer tout ce qui nous empêche par la transmission d’une perception de la réalité totalitaire qui ne peut nous mener qu’au désespoir.
 
Mais il ne tient qu’à nous, ici, maintenant, d’allumer cette lumière simple et gratuite de notre jour intime. C’est elle qui nous permet d’être et de se sentir être. Par la joie et l’enthousiasme qui monte quand nous faisons. Que ce soit un poème ou toute autre chose nouvelle, toute autre relation. C’est en notre pouvoir et c’est un bien commun.

Publié dans Design & poésie Remarques

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