Sur le bout de la langue, une grammaire en poésie #1

1. Méta
Il faudrait une langue
au-delà de la langue
Une langue pour te décrire
ce continent sans fin
que j’ai cru reconnaître
au détour d’une nuit
Pour aller saluer
chacun de ses enfants
en leur donnant un nom
Pour qu’ils nous apprivoisent
Une sorte de grammaire.
Le projet Sur le bout de la langue :
« C’est l’histoire d’un homme, à la recherche de sa langue. »
Quand on a appris cet humble, ce terrible travail d’aimer les mots, qui consiste à ne pas accepter leur valeur marchande, à ne pas se résigner à les traiter comme des instruments usagés, ni même comme des instruments, mais comme des êtres vivants, comme des petits animaux que nous avons entre les mains, ou dans la bouche, ou dans l’âme ; alors ce maniement ou cet engagement sont décisifs, très graves, car ils refusent hâte et superficialité. Roberto Juarroz, Poésie et création.
Après le Jazz Standard Project, « Sur le bout de la langue » est un nouveau projet, réalisé avec l’illustrateur Thomas Durcudoy. Le concept, cette fois-ci, est de poursuivre en une quarantaine de chapitres, une balade en poésies et illustrations à travers la grammaire française. Une grammaire vivante, qui n’est pas envisagée comme un ensemble de règles contraignantes et ennuyeuses, mais comme la carte d’un fabuleux trésor pour cerner une langue à soi, pour enchanter le monde.
Le héros de cette aventure, car c’est bien d’une aventure qu’il s’agit, part donc à la rencontre des habitants qui peuplent ce territoire qu’est notre langue afin de le décrire jusqu’aux extrêmes limites. Le récit de son exploration nous fait voyager dans ce continent inépuisable.
Le blog du projet : Sur le bout de la langue
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Début
Bienvenue sur mon site. Poète, critique et journaliste, je suis né en 1975 et je vis à Paris. Mon premier recueil, Où nos ombres s'épousent, est paru aux éditions Bruno Doucey.
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