Altayur, épopée fantastique #6

Une note
des images

L’arrivée de l’armée de Shâât
à la lumière d’hiver

la main tendue de sa mère
lui enjoignant de fuir

Les cris tournant la tête

Et la course dans le sable
jusqu’à époumoner
les alluvions dans l’air
soulevés par les glaives

On est toujours trop jeune
pour affronter la perte

Se battre contre le vide

Crier contre toutes les forces
et vouloir qu’elles répondent

On est toujours trop jeune
pour apprendre le chant sourd
qui pétrifie les joies

Une note
des images
un monde qui n’en finit pas
de s’écrouler

Mais qui est le caillou
séparé du rocher ?

__
Note de création : Tout me ramène à l’origine. L’univers symbolique occidental et le goût du mime, un peu inquiétant, qui révèle les ombres, hérité de mon père. La chaleur de l’Égypte où ma mère a grandi et dont je porte trace. Le tout relié par le chant du poème. L’alliage, évident, a pris du temps pour s’imposer, pour me sembler naturel. La bonne direction qu’Argün doit prendre. Avec d’autres peines, d’autres joies, mais sûrement, une ambition commune. Réenchanter la vie de son sourire d’enfant. Le conserver toujours, comme une histoire sans fin.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *