Trois choses sur Christophe Tarkos

(Mise à jour du 28/10/2019)

Christophe Tarkos écrit : “La différence entre le poète et le fou : le poète est celui qui arrête le poème. Il a raison. Il écrit, il pense, car il est important de penser, il dit, il performe, il performe sur / nos têtes / la poésie / le mot, à plat.” Alors trois choses pour découvrir. Lui, sa poésie, (ré)éditée aux éditions P.O.L (Écrits poétiques, 2008, et L’enregistré, 2014, les deux premiers tomes de ses oeuvres), à consulter également, le numéro 30 des cahier critique de poésie – CCP (2015) et enfin, vient de sortir une anthologie de poche indispensable : Le Petit Bidon et autres textes (p.o.l, 2019). Bon, alors chut, ça commence.

1/ Son texte le plus célèbre : Je gonfle

  • Je gonfle
    Christophe Tarkos Je gongfle – J’ai un problème voilà – Tambour & Tambola soirée Hiatus Caen 7 mai 1998 FRAC Basse-Normandie présenté par Joël Hubaut extrait du DVD contenu dans L’Enregistré (performances, improvisations, lectures) de Christophe Tarkos, publié aux éditions P.O.L

2/ Deux émissions de radio :

  • Avec Tarkos dans le titre
    (France Culture- Atelier de création radiophonique – 59 minutes – 2007 de David Christoffel et Christine Diger.

Christophe Tarkos a dit qu’il fabriquait des poèmes. Alors, nous nous demandons ce qu’il y a à faire avec ses poèmes. Ensuite, nous écoutons ce qu’en disent mesdames et messieurs, nous répondons ce que les enfants viennent à expliquer / nous cherchons comment faire / «un truc expérimental, une expérimentation, …

Ce sera donc Pour Christophe Tarkos aujourd’hui. Comète armée déboulée sur la scène poétique française au début des années 90, disparu en 2004 à l’âge de 41 ans. Sans doute LE poète de sa génération. Celui, écrit Nathalie Quintane, dont le verbe fait comme « un coup de feu », celui écrit Jean-Michel Espitallier qui aura “mis des bâtons dans les roues de la poésie et fourni une puissante et toute neuve courroie d’entrainement”. Celui dont on a fait mythe ou héros ou martyr, ce qui sans doute l’aurait fait rire. Tarkos du Petit Bidon, du Bonhomme de merde, de Pan, de l’Argent, Tarkos donc, écrit, lu, parlé, Tarkos en poche, puisque parait chez POL Le Petit bidon et autres textes, anthologie nécessaire pour, rappelle Nathalie Quintane dans sa préface, nous le lisions. (…)

3/ Un film

Film de Katalin Molnar et David Christoffel en hommage à Christophe Tarkos, diffusé la première fois au Centre Pompidou, le 7 novembre 2009.

Un Noël en poésie

C’est Noël ! Et si vous offriez un recueil de poésie ?

Deux recueils disponibles aux Éditions Bruno Doucey : Où nos ombres s’épousent, traversée d’une perte portée par la force de l’amour, et Les Terres rares, journal d’une naissance vu dans les yeux d’un père.


Un film à voir : la poésie s’appelle reviens

[embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=HIS0hYDD9a4[/embedyt]

Découvert au hasard du surf, un documentaire passionnant sur la poésie contemporaine que je vous conseille.

> Un documentaire sur le champ poétique contemporain en France, réalisé en 2010 par Gilles Weinzaepflen Avec : Jean-Marie Gleize, Noura Wedell, Éric Pesty, Dorothée Volut, Antoine Dufeu, Christophe Manon, Géraldine Chognard, Ivar Ch’Vavar, Yves di Manno, Paul Otchakovsky-Laurens, Stéphane Bérard, Nathalie Quintane, Anne-James Chaton, Rudy Ricciotti, Julien Blaine, Jacques Demarcq, Charles Pennequin, Myriam Marzouki, Jean-Pierre Balpe, Bernard Girard, Michaël Battala, Véronique Pittolo, Christophe Tarkos, Lucien Suel, Jérôme Mauche

Acheter le DVD : http://www.harmattantv.com/videos/fil…

http://gillesweinzaepflen.com

Michel Butel

 

Michel Butel nous as quitté. Il a rejoint l’Azur, ce mot qu’il aimait tant. Jusqu’à en faire un journal. Modeste et flamboyant. Un journal d’actualité inactuelle. Un journalisme poétique. Un journal à feuilleter, à sentir, à froisser. Quelque chose de charnel. Comme tous ses autres titres: l’Imprévu, l’Autre journal, Encore, l’Impossible. Éphémères et beaux. Fous comme la vie. Perte immense. Fin d’un époque, aussi, où les journaux étaient désirables.

Ne pas complétement se rendre à l’évidence. Pour lui.

Anise Koltz, Prix Goncourt de la poésie 2018

À PEINE

Un mot suffit
Pour faire sauter le monde

La page bouge à peine
moins qu’une branche
après l’envol d’un oiseau

Anise Koltz

Anise Koltz vient de recevoir le Prix Goncourt de la poésie. A lire : “Somnambule du jour” ses poèmes choisis en Poésie/Gallimard. Des poèmes à la fois lyriques et concentrés, simples, doux et percutants, profondément humains. Une poésie idéale pour découvrir la poésie. “Notre langue est sacrée, écrit-elle. Protégeons- la, veillons-la comme un feu qui ne doit jamais s’éteindre, car c’est lui qui doit éclairer la nuit du monde.”

Appel pour projet

Je vous propose de participer à mon prochain projet poétique.

C’est tout simple. J’aimerais juste que vous me donniez le mot qui désigne la chose, l’idée ou l’émotion que vous préférez le plus.

Vous pouvez le compléter par le mot désignant à l’inverse ce que vous détestez le plus.

J’utiliserai ces mots (à me transmettre en commentaire, en MP, par mail…) pour réaliser une création autour de notre rapport et de nos usages du réel. Les participants en seront bien sûr les premiers informés.

Merci d’avance !

LES MOTS DÉJÀ REÇUS (au 01.12) :

abeilles, amour/ arrogance, tendresse / exilé , joie, Satori, survive, passion / indifférence, enthousiasme / rabougri, espérance, une voix douce, attention / détention, créativité/inertie, spontanéité/hypocrisie, douceur / bêtise, l’Aurore, fragiliser/ergastule, être simple, authenticité / duplicité , justice / hypocrisie, bienveillance / aigreur, avenir / impasse, tendresse, résistance / vieillir, la civilité, Kouign-amann, Ensemble / Remugle, fougères, la nostalgie, les couleurs, compassion, subtilité, fermeture, bruissement, quiétude, solidarité, imaginer, crépuscule, satiété, empathie / indifférence, l’optimisme, bienveillance, poésie / tromperie, sérénité, tendresse, audace / obscurantisme, curiosité, spontanéité / calcul, caresse / blessure, plénitude, aimer/méchanceté, ciel / angoisse, créativité / conformisme, liberté / intolérance, maison, intuition, vertige, désenchantement, catachrèse/impact social, confrontation/fuite, Bourdon /miel, complicité/résignation, Fraternité / séparation, fragile / violence, brasillement / bêtise, flibustier / larynx, l’instant présent, curiosité, caresse / blessure, plénitude, aimer/méchanceté, créativité / conformisme, ciel / angoisse, courage/renoncement, tendresse / exilé, l’amour / l’arrogance.

Ceci est la quatrième version majeure de ce site lancé en 2005. Parmi les nouveautés :

  • Un nouveau design.
  • Une version anglaise, avec mes propres traductions et les pages présentation, biographie, critiques et poèmes sélectionnés en anglais, traduits par mon ami poète Alexis Bernaut. Un grand merci à lui.

  • Une nouvelle formule graphique de Gustave, homogène avec le site, à compter de son n°69 de décembre 2017.

  • La mise à jour de tous les médias audios et vidéos et leur rapatriement en utilisant les lecteurs libres proposés par WordPress.

  • Un grand ménage parmi les quelques 2 800 articles et la réparation des liens morts.

Bonne lecture parmi près de 500 longues pages de poèmes, de sons, de textes et d’images.

 

 

Le n°2 de L’invincible est paru

Voici le deuxième numéro de L’invincible. Avec des textes et des poèmes ce mois-ci illustrés par mon compagnon de route Saint-Oma. L’invincible est un journal numérique et gratuit qui vous offre à chaque parution quatre pages de textes, de poèmes et d’illustrations. Pas plus, pas trop, juste ce qu’il faut.

Abonnez-vous gratuitement pour recevoir immédiatement ce second numéro et ne pas rater les prochains :

[wysija_form id=”1″]

N.B : Journal léger et fragile, chaque numéro de L’invincible n’est disponible que durant sa durée de parution, à partir du lien indiqué dans la newsletter envoyée aux abonnés. Il disparait ensuite d’internet pour laisser sa place à d’autres mots, d’autres rêves et d’autres possibles.

 

Participez à l’édition DVD du film “Les poètes sont encore vivants” de Xavier Gayan

M.a.j (13/05/2016): À six jours de la fin de la collecte, déjà 96% de la somme rassemblée ! Encore un -tout petit- effort, et ce très beau film vivra grâce à vous !

Un film sur les poètes ? Et vivants encore ? C’est le pari du réalisateur Xavier Gayan qui a mené pendant plusieurs mois des entretiens avec plusieurs poètes contemporains, dont votre serviteur, pour comprendre, par leurs paroles, par leurs gestes, par leurs regards, ce qui poussait à faire de la poésie dans un monde où cette pratique parait plus incongrue que jamais. Le résultat est un très beau film, “Les poètes sont encore vivants”  où entendre Yvon Le Men, Charles Pennequin, Edith Azam, Jacques Darras, Lysiane Rakotoson, Souleyman Diamanka, Maram Al Masri et d’autres transmettre leur passion.

Vous pouvez aujourd’hui aider ce film à être vu en participant (et en pré-commandant) sa sortie en DVD sur le site Kiss Kiss Bank Bank. À ce jour, plus de la moitié de la somme a déjà été récoltée afin de faire aboutir ce projet passionnant (et je ne dis pas ça parce que j’y figure, mais j’y ai fait de très belles rencontres, qui m’ont amené à découvrir des voix et des poèmes qui ne me quittent plus).

Découvrez ci dessous la bande annonce du film et rendez-vous j’espère sur le site Kiss Kiss Bank Bank pour faire résonner encore un peu plus cette poésie que nous aimons.

 

Drazig, jeune lycéen, vieLe corps à l'ombre - David de Thuinnt de perdre sa mère. Ne s’en remet pas. Mais reprend, grâce à ses amis, le cours de la vie dans sa petite ville d’Alric-sur-roche. Problème : un serial killer tue les jeunes filles dans le Bois des Hauteurs et la menace est proche, bizarrement proche de lui. Mais que se passe t-il ?

Après La proie, impressionnante bande dessinée-univers de mille pages parue en 2014 chez Glénat, David de Thuin nous revient avec le corps à l’ombre, un récit étonnant, entre Blacksad et le Chlorophylle de Macherot, qui rappelle son excellente série autoéditée, Le roi des bourdons, parue il y a une dizaine d’années. Un thriller haletant, jouant du paradoxe entre la représentation animalière des personnages et une histoire angoissante, intensifiée par le fait qu’il n’utilise aucun artifice, aucun effet dans son récit, restant à la hauteur de cette bande d’amis et du presque banal de la vie quotidienne. L’enquête progresse sous nos yeux, lecteur-adjoint du héros qui se passionne pour ce mystère aux vertus thérapeutiques.

Avec cette album, dont le grand format permet d’apprécier la pleine maîtrise de l’auteur et la profondeur des couleurs posées par Caroline Blanchart, De Thuin poursuit l’invention d’une nouvelle modalité narrative, très personnelle, mêlant la clarté et l’ironie de la bande dessinée classique franco-belge (on pense à certains épisodes du Félix de Maurice Tillieux) et le rythme haletant et les sous-intrigues multiples des séries américaines (rythme permis par une structure originale en épisodes de 2 à 6 pages entourant un grand chapitre central). Le tout baignant dans une tendre peinture introspective des liens unissant ces amis face aux différentes morts qui les touchent. Des liens qui ne sont pas cimentés par la peur mais par le tact nécessaire pour ne blesser personne.

Un usage du monde, une sorte d’éthique sensible, qui constitue peut-être le legs le plus personnel de l’auteur dans cet album. Un récit prenant, mature, sur l’enfance et le deuil. Sur l’envie, le désir et comment on les comblent, chacun à sa façon. À lire sans trop attendre.

Le corps à l’ombre, par David de Thuin avec la collaboration de Caroline Blanchart, Ed. Glénat, 64 pages. En librairies.

Découvrez quelques planches de l’album ici : http://bit.ly/1NLqwZQ

2005-2015 : J’ai dix ans…

Et bien voilà. Mars 2005 – mars 2015 : ce site fête ses dix ans. 10 ans de publication, plus de 2 500 articles, poèmes, expériences, échanges créatifs et amicaux avec des photographes, des illustrateurs ou d’autres écrivains. Un blog (autrefois dénommé arevako, du nom d’un tambour africain qui fait tomber la pluie) puis ce site, support d’une écriture qui, le 8 mars 2005, ne savait pas trop quel chemin elle prendrait :

Premier post : Blogin

Un Blog toutes les sept secondes.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six…
C’est mon tour !
Le grand jour.
Mais quel discours ?

…Ça attendra bien quelques secondes.

L’occasion de vous remercier, lecteurs réguliers ou occasionnels de ce site. C’est grâce à votre soutien et à vos commentaires que ces pages de pixels ont pu aussi se transformer et devenir des livres de papier. Le site, quasi-quotidien, les recueils, tous les deux ou trois ans (le troisième est en cours), et à partir d’aujourd’hui, chaque mois, GUSTAVE. Un “fanzine indestructible” mêlant expériences littéraires spatiales et minimales, proses & poésies à télécharger gratuitement sur ce site. Un rythme en trois temps pour durer… encore dix ans. Bonnes lectures (et dites-nous ce que vous en pensez ;-)

Gustave logoTéléchargez le numéro de mars 2015 de GUSTAVE.

Deux poèmes des Terres rares traduits en langue arabe

Deux poèmes du recueil “Les Terres rares” traduits en langue arabe par Dr. Rabiha AL-BAIDHAWE. En la remerciant de cette belle attention.

 

مَن بينَنا  قد انتصر ؟

 

مَن استطاعَ جًمع
الكافي من القوى الحية

 

لإحداث التغيير
ولأجلِ إبطاء الأكسدة  ؟

 

( Qui d’entre nous / a réussi ? // Qui a pu concentrer / assez de forces vives / pour se faire reconnaître ? // Pour ralentir l’oxydation ?) p.45

 

اعلم أنه مهما حَدَث
هذهِ القصائد المودَعة
تُشَكلُ رقعة من الأرض
كُتبَت لكي تحتفظَ انتَ
بشئٍ منَ الرمال

 

مما تبقى من الصخر
على الرغمِ من التآكًل

 

قد يحدث احياناً
بأن ينتصر التمرد

 

بأن تتحطم الخطوط
وتصبحُ فجأةً منزوعة الكلس

 

أرح نفسكَ عندئذٍ
لا تتوقف عن الحُب
لا تستَمع للآخرين

 

ولا تصغي لي

 

يوماً ما يعودُ الغناء
لكَ من جَديد

 

وَيصبحُ أرضاً نادرة

 

(Sache-le, quoi qu’il arrive / ces poèmes déposés / formulent un pan de terre / inscrit pour que tu gardes / quelque chose du sable // De ce qu’il a du roc / malgré l’effritement // Il arrivera peut-être / que la révolte emporte // Que les lignes se brisent / soudain décalcifiées // Alors, repose-toi / ne cesse jamais d’aimer / et n’écoute pas les autres // Et ne m’écoute pas //Un beau matin le chant / redeviendra le tien // Il sera Terre rare.) p. 93.

 

 

De la poésie à la télévision ? Soutenez “En sortant de l’école”

C’est un très beau projet, original et enthousiasmant qui est en train de voir le jour : des courts-métrages poétiques, diffusés à la télévision sous forme de courts-métrages d’animation, réalisés par de jeunes réalisateurs plein de talents tout juste “sortis d’école” et dont c’est souvent le premier travail professionnel. Delphine Maury, la productrice (et amie) de ce pari un peu fou a, pour le réaliser, lancé une entreprise, Tant Mieux Prod, et convaincu tout le monde : France Télévisions qui diffusera la série pour le Printemps des Poètes sur France 3, les écoles d’animations françaises, des partenaires pour aider à financer le projet et Eugénie Bachelot-Prévert, petite fille et ayant-droit de Jacques Prévert, poète retenu pour la première saison. Le résultat : 13 courts-métrages fabuleux (j’ai eu la chance d’en voir quelques uns), chacun très différents et très personnels, renouvèlent l’approche de ces poèmes que l’on croyait connaitre. Ils prouvent, si besoin était, que la poésie peut emprunter mille chemins pour nous toucher au cœur.

Regardez la bande-annonce de la série :

 

Aujourd’hui, Delphine lance un appel au financement participatif ( à partir de 10 euros) sur le site KissKissBankBank pour poursuivre l’aventure et continuer le rêve : une seconde saison qu’il faut déjà lancer autour des poèmes de Robert Desnos, tout en restant fidèle aux conditions de réalisation qu’elle s’est fixée et qu’elle explique sur le site :

Nos sommes partis à deux cents à l’heure !! Et il nous faut aujourd’hui boucler le budget de cette collection fantastique avec l’espoir de commencer une deuxième saison dans les meilleures conditions !

Il faut préciser ici que bien que « sortant » de l’école, tous les réalisateurs ont été rémunérés pour leur travail et ce, au tarif syndical. Certains attendent de longues années pour se voir offrir une telle opportunité…

Tout le projet a d’ailleurs été pensé pour créer un cercle vertueux entre tous les acteurs y participant et ce, dans la volonté de faire germer un rapport sain à la production de ces court-métrages.

Si nous partons aujourd’hui en quête de 18 000 euros, c’est pour financer les dépassements de la production. Certains projets ont été plus gourmands que d’autres et ont nécessité plus de temps, de travail manuel et informatique en raison des différentes techniques utilisées. C’est un projet-laboratoire dont nous avions un peu sous-évalué l’ambition et l’ampleur… Il nous semblait indispensable d’accompagner ces jeunes réalisateurs jusqu’au bout !

Alors si vous avez envie de sortir des discours défaitistes sur l’absence de poésie dans les médias et de passer à l’action, si vous avez, tout simplement, envie de soutenir ce beau projet qui enchantera nos vies et qui peut mener loin la parole des poètes, n’hésitez pas :

Soutenez la série “En sortant de l’école” sur le site KissKissBankBank

P.S : À partir de 20 euros de participation, vous recevrez un DVD des 13 courts-métrages de la série, un bisou, et un énoooorme merci !

Ça suffit maintenant (revue de presse) : Tous à poil !

Tous à poil ! – Par claude Ponti ( via Libération.fr)

Chaque fois qu’une personne parle de ce qu’elle ne connaît pas, elle se ridiculise. Chaque fois qu’une personne politique parle de ce qu’elle ne connaît pas, elle se ridiculise et elle fait du mal, bêtement, à la politique, et sciemment à ce qu’elle vise.

Dire qu’un livre pour enfant est nul parce qu’il n’y a pas beaucoup de texte, c’est dire que la Joconde est sans intérêt puisqu’elle est sans texte, et que Mein Kampf («mon combat»), le livre de Hitler, est génial, puisqu’il est plein de mots et sans dessin. C’est être bête et se ridiculiser.

Critiquer un livre pour enfant sans le comprendre est bête. Oublier qu’un livre pour enfant est toujours acheté par un(e) adulte, en général de la famille directe de l’enfant, ou présenté par une personne libraire, enseignante ou bibliothécaire est bête, ces personnes adultes savent lire et comprendre. C’est donc insultant et méprisant de la part d’une personne politique qui pense parler à «ses» électrices et électeurs qu’il juge incapables.

Est-ce utile de parler de la qualité intellectuelle de la personne politique qui tiendrait de tels propos, de son intégrité morale, de sa loyauté, de son honnêteté ? Non. De parler de la franchise, de la loyauté, de l’honnêteté envers les enfants dans la littérature qu’on leur propose ? Oui. Ils y ont droit. Comme vous et moi, quel que soit leur âge.

Les enfants méritent le meilleur de nous. Pas l’à-peu-près, pas la manipulation ou l’utilisation, jamais l’ignorance, l’hypocrisie ou l’incompétence.

Claude Ponti, auteur de littérature jeunesse

Le site fait sa rentrée !

Bonjour à tous. J’espère que les vacances furent bonnes. Pour le site, cette période de repos a permis de mettre en place de légères améliorations, en attendant la sortie du premier recueil en librairie dans quelques petites semaines…

– Une nouvelle page d’accueil, avec un caroussel animé, pour mieux mettre en avant les nouveautés et les expériences du site.

– Une barre de pagination (enfin) et des archives plus accessibles pour se balader plus facilement dans les quelques 300 pages (déjà) de ce site.

– De nouvelles rubriques : l’Agenda, pour suivre nos lectures et nos séances de dédicaces, la page Contact pour nous joindre facilement et une toute nouvelle boutique, réalisée avec Amazon.fr, pour vous procurer nos ouvrages et découvrir nos coups de cœur.

Bref, un beau site pour vous présenter plein de projets poétiques que nous sommes en train de mettre au point avec nos ami(e)s : des textes, des illustrations, des sons… parce qu’il n’y a rien de mieux que de créer dans le partage.

Très bonne rentrée et belles lectures,

Stéphane Bataillon