La poésie est revenue. Il ne faut pas le crier trop fort, se garder de l’annoncer de manière tonitruante, mais elle est là, avec moi, dans la maison. Le flux semble s’être refroidit à la bonne température. Celui d’un souffle chaud d’un mois de février ensolleillé sur la main. Je n’essaye, comme d’habitude, pas trop de comprendre pourquoi cela avait disparu -le poème, son désir- depuis quelques mois. Cela arrive. L’accepter est la marque de confiance et de liberté entre moi et le poème. Un peu comme entre deux êtres. Bon retour, mon amour.