Aujourd’hui
L’heure est venue de s’asseoir dans la tranquillité
Dans le calme et la contemplation
Aujourd’hui, l’heure est venue pour la méditation
Une journée sans rien faire
Une journée à flâner dans la ville
À chanter les vieilles chansons d’amour perdu
Aujourd’hui,
L’heure est venue de faire un clin d’œil
À la petite fleur derrière la fenêtre du jardin.
Falmarès
Le Jardin des flamboyants, Flammarion, 432 p., 21,50 €.
Falmarès est né en 2001 à Conakry, en Guinée. À 14 ans, suite au décès de sa mère d’une maladie fulgurante, il décide de partir à l’aventure, simple sac sur le dos. Il traverse non sans mal l’Algérie, la Libye, découvre la littérature, celle d’Amadou Hampâté Bâ, qui lui donne envie d’écrire, passe par un camp de migrants en Italie où il tombe malade. Il atteint la France. Un couple nantais, Joëlle et Armel Mandart, l’accueille et l’aide à éditer son premier livre dans leur petite maison d’édition et il reçoit le prix Lycée de poésie de l’Unicef, en 2020. Flammarion le repère et publie, en 2023, un recueil à succès, Catalogue d’un exil. Sur scène, lisant ses poèmes, Falmarès séduit ses auditoires par sa présence souriante et lumineuse. Dans les textes de ce nouveau livre, il élargit son répertoire, voyage à Cuba, chante la nostalgie de son pays et les beautés du Finistère. « Dois-je parler de mon exil ou bien l’oublier ? », se demande-t-il. Il laisse ses poèmes trancher la question, sans « conclusions hâtives » avec une seule certitude : « Nous voulons davantage de poésie, car la poésie est liberté. »
Stéphane Bataillon
(Initialement publié dans La Croix l’hebdo n°322 du 27/02/2026)