Traduttore

– Gentleman, would it be possible for you to stop saying once and for all that translation is a betrayal ?

– Messieurs, serait-il possible d’arrêter une fois pour toute de dire que toute traduction est une trahison ?

Et merde.

Entourage

L’impression inédite que tout converge enfin. Vers un point en mouvement, qui n’emprisonne pas. Où les mots investissent à l’ombre des caresses. Prêts, pour l’essentiel, à bondir l’univers en notre compagnie.

L’incertitude

Voici l’incertitude, court-métrage poétique, petite pause textuelle, sonore et visuelle dans le fracas du monde. Poème et voix de votre serviteur, musique de Christophe Rosenberg et réalisation/animation de Thomas Durcudoy. En espérant qu’il vous plaira !

L’incertitude – Court-métrage poétique.
Réalisation et animation : Thomas Durcudoy (http://www.saintoma.com)
Texte et voix : Stéphane Bataillon (http://www.stephanebataillon.com)
Musique : Christophe Rosenberg (http://crosen.over-blog.com),

Septembre 2011. Cette vidéo est publiée sous Licence Creative Commons 2.0 France. (Mention de la paternité, pas d’utilisation commerciale, pas de modifications)

Contrat Creative Commons

 

 

Percée

Pourrai-je encore courir
sur les pentes opaques
qui remontent juste après
lorsque tu seras là ?

Atelier au 4ème Bookcamp Paris

Samedi 24 septembre 2011, j’animerai avec Cédric Naux un atelier au 4ème Bookcamp Paris, journée de rencontres autour des problématiques du livre, de la lecture et de l’édition à l’heure du numérique.

Notre atelier aura pour thème la vaste question de la valorisation des écrits numériques en fonction de leurs formes et de leurs supports.
« À chaque forme son format : pour quelles valorisations ? »
Objectif de l’atelier : Imaginer ensemble une cartographie des formes d’écritures croisées avec leur format de diffusion, puis réfléchir sur les modes de valorisations numériques les mieux adaptés à ces formes.

Une occasion d’inaugurer un tout nouveau lieu : le labo du Livre.

Bookcamp Paris, 4ème édition – 10 h à 19h
Le Labo du Livre, 2, rue Saint-Médard, 75005 Paris. Métro Place Monge.

Minimal Stadium #6 : Brumes

Un jour je transmettrai
le secret d’une patience
que tu me délivras

Les yeux jaunes du dragon
éclaireront le reste.

B.o.p (bande originale du poème) :
Max Richter – Last days – from Memoryhouse.

Minimal Stadium #4 : Minimalism (a wikipedia journey)

MINIMALISME >> théorie > Donald Judd, Lucy Lippard, Richard Wollheim > art> Ad Reinhardt , Frank Stella, Donald Judd, Dan Flavin, Carl André, Robert Morris, Sol LeWitt, Bruce Nauman, Richard Serra > musique > Steve Reich, Michael Nyman, John Adams, Philip Glass, Terry Riley, La Monte Young, Arvo Pärt, Max Richter, Sylvain Chauveau, Francesco Tristano> danse > Merce Cunningham,  Meredith Monk,  Mats Ek,  > design > Jasper Morrison, Jean-Marie Massaud, Ronan & Erwan Bouroullec, Shiro Kuramata > poésie > Anne-Marie Albiach, Jean Daive, Edmond Jabès.

Framasphere (Diaspora*), le réseau social libre

Un réseau social ouvert, sans aucune publicité, dont la règle de base serait de respecter la liberté de l’utilisateur, sans utiliser d’une manière ou d’une autre ses informations. Une utopie ? Non, Diaspora*. (Mise à jour : janvier 2018)

Sous couvert de service gratuit, la marchandisation de notre vie privée par les réseaux sociaux n’est pas une fatalité. Plutôt que de se lamenter sur les pratiques des mastodontes aux tentations orweliennes, allons voir du côté des alternatives libres. Ces solutions gratuites, ouvertes et réellement au service des usagers qui, comme Linux, Firefox, WordPress ou Wikipedia, permettent de conserver au réseau sa dimension démocratique initiale.

En 2010, Max Salzberg, Dan Grippi, Raphael Sofaer et Ilya Zhitomirskiy, des étudiants de l’Université  de New-York, férus d’informatique, ont imaginé un nouveau type de réseau social : un réseau qui ne serait pas détenu par une entreprise privée mais par la communauté de ses utilisateurs et où les données publiées ne seraient plus centralisées en un lieu unique.

 

« Pods » et « aspects » : le respect de la vie privée des internautes au premier plan

Avec Diaspora*, les données (cryptées et sécurisées par défaut) sont partagées sur différents serveurs autour de la planète, baptisés « pods ». Chacun est libre d’en installer un chez lui, afin de conserver les données et photos qu’il partage uniquement sur son ordinateur. Une solution libre, sans aucune publicité, où l’on choisit facilement avec qui échanger ses infos (et avec qui ne pas le faire) grâce à des groupes de contacts très facilement modifiables, les « aspects ».

Les 12 raisons pour migrer vers Diaspora* (version originale de David McCauley en anglais)

  1. C’est un logiciel libre.
  2. Aucune publicité d’aucune sorte !
  3. Vous avez le contrôle complet de vos données privées.
  4. Pas de nymwars (suppression intempestive des comptes par le service)
  5. Pas de censure, postez ce que vous voulez
  6. Pas de Big Brother pour vous espionner
  7. Pas de limites de taille sur les posts ou les commentaires
  8. Gifs animés permis
  9. Pas de limites sur la taille ou la forme des photos
  10. #Hashtags!
  11. Interface simple et élégante
  12. Communauté conviviale et intéressante.

 

La fin de la « licence d’utilisation » des contenus : une défense concrète du droit d’auteur

Diaspora*, au design élégant et épuré, est un réseau privilégiant le contenu des posts  et la convivialité plutôt que la survalorisation des egos tournant à vide. Loin d’être un réseau « de plus », Diaspora* porte clairement une dimension éthique et politique. Une solution citoyenne pour bénéficier des apports d’un réseau social sans avoir l’impression de se transformer, à chaque post, en un « profil client » de plus en plus affiné. Pour les créateurs, c’est aussi la fin de la « licence d’utilisation » des contenus, octroyée automatiquement à chaque post (et donc les œuvres, textes, images, s’y trouvant) sur les Facebook et autres Google+ : ce qui est diffusé sur le réseau n’appartient en rien au diffuseur. C’est une évolution déterminante pour tous ceux qui crée et partagent leurs créations aujourd’hui. Bien sûr, le projet, encore très jeune, n’est pour l’heure qu’en version « alpha », peu d’utilisateurs francophones sont présents et beaucoup de fonctionnalités ne sont pas encore intégrées (impossibilité de corriger un post une fois publié, de migrer son profil d’un serveur à l’autre…) . Mais, au vu des contenus présents, on se sent bien, en face d’un peuple connecté et éclairé, avec des posts et des photos très créatives et une vraie dimension militante autour de la liberté d’expression (garant espérons-le, d’une bonne tenue des échanges sur le long terme).

Pourquoi migrer vers Diaspora* ? 

Malgré ces incertitudes, et malgré le caractère quasiment incontournable de Facebook, j’ai décidé de soutenir et de rendre populaire cette initiative au regard de la diffusion (si modeste soit-elle) de ma poésie. Loin d’être une posture un peu « geek » ou faussement branchée, je crois profondément que la poésie doit avoir droit de cité dans le flux numérique. Et pour se faire, un simple site ne suffit pas, il est important de rester au plus proche des mouvements du monde, et suivre, et s’adapter, pour offrir ces mots toujours au plus grand nombre. Un lyrisme des sources connecté. Mais pas au mépris du respect d’une vie privée.

Une utopie concrète à tester

Pour vous permettre, vous aussi, de tester cette alternative, de changer les choses en prenant ses usages numériques en mains et de participer, pour ceux que cela intéresse, à cette utopie concrète voici les liens essentiels :
1 – L’article sur Diaspora* de Wikipédia (une bonne et rapide introduction)

2 – Un guide du débutant de Diaspora* en français

3 – Le lien vers Framasphere (la « version » ou « pod » française de Diaspora*) (un des nombreux serveurs – ou « Pod » disponible hébergeant la solution)

Stéphane Bataillon

Profil Diaspora* : https://framasphere.org/u/sbataillon

Choc des civilisations

1. Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez, autant que possible en bons termes avec toutes les personnes. Dites doucement et clairement votre vérité. Ecoutez les autres, même les simples d’esprit et les ignorants, ils ont eux aussi leur histoire. Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l’esprit. Ne vous comparez avec personne : il y a toujours plus grands et plus petits que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe. Soyez vous-même. Surtout, n’affectez pas l’amitié. Non plus ne soyez pas cynique en amour car, il est, en face de tout désenchantement, aussi éternel que l’herbe. Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles. Vous avez le droit d’être ici. Et, qu’il vous soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devait. Quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix de votre cour. Avec toutes ses perfidies et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Tachez d’être heureux.

Texte anonyme trouvé dans une église de Baltimore en 1692

2. Bravo, Natacha, une nana qui « en a »…faut oser parler fric dans ce petit milieu….! on en sait plus en général sur leur vie privée que la thune qu’ils gagnent…

Texte anonyme trouvé sur Internet en 2011

Citizen

Sentir dans chaque pas
le poids de l’horizon

Celui
du métro sale

Celui
du coin de rue

Celui
des marches de pierre

Au large d’aventure.