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Conscience animale

Il a peur. Peur des chiens. Très peur. D’habitude. Une histoire de morsure. Morsure de l’enfance qui ne cicatrise pas. Mais une grande chienne s’avance. Il la caresse – il ne devrait pas faire ça- s’agenouille -il ne devrait pas faire ça- puis dépose sa joue sur les poils bruns de son dos. L’enlace tout doucement avec ses deux bras. Ne voit pas sa gueule. Ne s’inquiète pas. Ferme les yeux. Reste ainsi. C’est chaud. Si chaud qu’une lumière, comme aucune autre lumière, transperce ses paupières. Sa peur. Sa morsure. Au réveil, il fait froid. Premières neiges.

Publié dans Poèmes

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