Défi

Temps de reconnaître le poème comme la pierre angulaire de cette existence là. De ne plus tourner autour, de ne plus chercher mieux jusqu’à l’épuisement. D’y être enfin fidèle et d’en avoir confiance. Mais sans s’y enfermer. Comme cette forme ouverte quand tu poussa le cri qui le fit mettre au monde.

Temps d’un peu mieux me connaitre et de faire l’effort d’inscrire les fonctionnements. Je préfère les préfaces et les modes d’emplois à l’usage des choses. Je me lasse rapidement des centres d’intérêt, une fois compris le vide qui se trouve au moyeu. J’ai besoin de l’élan, d’écouter la musique qui monte de l’orchestre. Et d’être enfin muni de mon armure d’âme. Celle qui permet aux princes de mes contes d’enfants de trouver l’antidote. Je n’ai pas peur de l’ombre. Je l’ai déjà vaincue au coeur de l’Espagne.

Je sais qu’il n’y a que l’herbe, les corps abimés et les vents qui décident.

Je saurai le chanter.