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Esthétique du poème minuscule : notes pour un mémoire inachevé

Un début d’année, d’habitude, ça sert à repartir sur de nouvelles bases. Mais on a encore un peu de ménage à faire (rassurez-vous, ça se termine) avant de se plonger dans de toutes nouvelles aventures. Voici donc quelques notes prises en vue d’un mémoire de Master que nous avions envisagé de poursuivre début 2009 autour des formes brèves et d’un courant poétique à identifier : le poème minuscule. Finalement pas si loin de notre récent Manifeste pour un lyrisme des sources ni de notre exploration actuelle autour de la Twittérature. Pour l’occasion, nous ouvrons une nouvelle section du site « Nanolittérature » dédiée aux formes brèves. Bon, allez, on y va. Courage et indulgence.

Esthétique du poème minuscule
Approche d’un genre bref dans la poésie contemporaine

« La poésie est une métaphysique instantanée »
Gaston Bachelard – Instant poétique et instant métaphysique

L’encre peut constituer les formes des montagnes et des rivières,
le pinceau peut modeler leur puissance »
Shi Tao, L’unique trait de pinceau

Résumé : Le poème minuscule serait une forme poétique brève, qui, loin des jeux rimés ou de la poésie expérimentale, tirerait partie de la force et du mouvement procuré par une économie de mots et d’espace, aux limites du dire, au plus proche de l’instant.

Utiliser le peu, le simple, le dépouillé pour chanter et sublimer le monde et les hommes, pour mettre au jour leur caractère sacré, un absolu en nous et en ce qui nous entoure que la poésie permet d’approcher. Elle le fait par le choix d’une forme, brève, et l’usage de mots et de sujets du quotidien. Une poésie des gouttes d’eau (Maurice Fombeure).

Des haïkus japonais aux quanta de Guillevic, du monostiche d’Apollinaire aux feuillets de René Char, ce mémoire a pour but de de poser l’hypothèse d’un regroupement poétique nouveau, de rassembler et d’analyser des exemples nombreux pour offrir une dénomination, une reconnaissance à cette forme de poésie particulière, populaire à défaut d’être étudiée : la poésie minuscule.

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Publié le Remarques