Gustave, désormais mis en page sous Scribus (youpi !)

C’est une grande étape pour Gustave. Un projet dont je rêvais de puis longtemps sans jamais oser franchir le pas : réaliser sa mise en page grâce à un logiciel libre de PAO (Publication assisté par ordinateur) : le logiciel Scribus. Alternative libre et Opensource à des solutions propriétaires comme Adobe InDesign, Quark XPress ou Pages, le logiciel d’Apple qui me servait jusqu’ici à réaliser la maquette du journal, Scribus est un logiciel stable et disposant de toutes les fonctionnalités professionnelles permettant d’élaborer une publication (livre, magazine, affiche, flyer). Il est disponible sous Windows, MacOS et, bien sûr, Linux. Il fait partie d’une suite graphique libre généralement composée de Gimp (retouches photos équivalent de Photoshop), Inkscape (dessin vectoriel équivalent d’Illustrator) et de Calibre (réalisation de livres électronique au format epub auquel j’ai contribué en réalisant la première version française il y a quelques années de cela).

Mis en pratique de ce domaine qui m’intéresse depuis de nombreuses années (cf l’article “Ressources pour un design graphique libre” et le dossier Numérique libre : le guide pour reprendre le contrôle paru dans La Croix L’Hebdo), cette étape parachève la production/publication de mon travail grâce à des solutions opensource : ce site WordPress, son thème, les polices de caractères choisies (Inter pour les titres et Libre Baskerville pour le texte courant) et le système d’exploitation Linux Mint que j’utilise pour faire fonctionner mon ordinateur sont des ressources libres.

Contrairement à mes craintes, le logiciel, dans sa version 1.5.5, est extrêmement intuitif à utiliser et entièrement traduit en français. Seul petit problème rencontré, l’affichage d’une nouvelle police installée, provenant du fait que je n’avais pas effectué une petite manipulation expliquée sur ce tutoriel : https://scribus.fr/telecharger-ajouter-des-nouvelles-polices-decriture-dans-scribus/

Qu’est-ce que j’y gagne ? Du plaisir. Plaisir de retrouver les sensations de mes premiers fanzines sous XPress, la possibilité, avec un peu d’effort, de pouvoir maîtriser tous les paramètres de cette création, en effectuant, à chaque fois, de véritables choix, sans modèles prémâchés. Plaisir aussi de participer, par cet usage, au développement de ces solutions, et d’essayer de proposer, modestement et après le mythique magazine Le Tigre de Raphaël Metz et Lætitia Bianchi, pionnier de la mise en page professionnelle sous Scribus, un magazine sobre et élégant, qui donnera peut-être des idées à d’autres. Les différents essais et production de maquette sous Scribus que j’ai pu voir manquant hélas trop souvent de sens esthétique (aussi subjectif soit-il).

Et donc voilà, après quelques heures de formation grâce aux manuels disponibles (ici ou ici) et quelques tutos vidéo comme celui-ci, la préparation soigneuse de feuilles de styles, afin de conserver l’esprit du journal, quelques paramétrages pour gérer le bon affichage des images et des polices, le dernier numéro de Gustave (n°106) a été réalisé avec bonheur en quelques heures.

C’est beau, un logiciel libre, la nuit.

P.S : Si vous voulez découvrir ce monde passionnant, je ne puis que vous conseiller d’aller faire un tour sur le site des associations Framasoft, April et Aful qui réalisent un travail remarquable pour populariser toutes ces initiatives.

 

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