Gustave, désormais mis en page sous Scribus (youpi !)

C’est une grande étape pour Gustave. Un projet dont je rêvais de puis longtemps sans jamais oser franchir le pas : réaliser sa mise en page grâce à un logiciel libre de PAO (Publication assisté par ordinateur) : le logiciel Scribus. Alternative libre et Opensource à des solutions propriétaires comme Adobe InDesign, Quark XPress ou Pages, le logiciel d’Apple qui me servait jusqu’ici à réaliser la maquette du journal, Scribus est un logiciel stable et disposant de toutes les fonctionnalités professionnelles permettant d’élaborer une publication (livre, magazine, affiche, flyer). Il est disponible sous Windows, MacOS et, bien sûr, Linux. Il fait partie d’une suite graphique libre généralement composée de Gimp (retouches photos équivalent de Photoshop), Inkscape (dessin vectoriel équivalent d’Illustrator) et de Calibre (réalisation de livres électronique au format epub auquel j’ai contribué en réalisant la première version française il y a quelques années de cela).

Mis en pratique de ce domaine qui m’intéresse depuis de nombreuses années (cf l’article “Ressources pour un design graphique libre” et le dossier Numérique libre : le guide pour reprendre le contrôle paru dans La Croix L’Hebdo), cette étape parachève la production/publication de mon travail grâce à des solutions opensource : ce site WordPress, son thème, les polices de caractères choisies (Inter pour les titres et Libre Baskerville pour le texte courant) et le système d’exploitation Linux Mint que j’utilise pour faire fonctionner mon ordinateur sont des ressources libres.

Contrairement à mes craintes, le logiciel, dans sa version 1.5.5, est extrêmement intuitif à utiliser et entièrement traduit en français. Seul petit problème rencontré, l’affichage d’une nouvelle police installée, provenant du fait que je n’avais pas effectué une petite manipulation expliquée sur ce tutoriel : https://scribus.fr/telecharger-ajouter-des-nouvelles-polices-decriture-dans-scribus/

Qu’est-ce que j’y gagne ? Du plaisir. Plaisir de retrouver les sensations de mes premiers fanzines sous XPress, la possibilité, avec un peu d’effort, de pouvoir maîtriser tous les paramètres de cette création, en effectuant, à chaque fois, de véritables choix, sans modèles prémâchés. Plaisir aussi de participer, par cet usage, au développement de ces solutions, et d’essayer de proposer, modestement et après le mythique magazine Le Tigre de Raphaël Metz et Lætitia Bianchi, pionnier de la mise en page professionnelle sous Scribus, un magazine sobre et élégant, qui donnera peut-être des idées à d’autres. Les différents essais et production de maquette sous Scribus que j’ai pu voir manquant hélas trop souvent de sens esthétique (aussi subjectif soit-il).

Et donc voilà, après quelques heures de formation grâce aux manuels disponibles (ici ou ici) et quelques tutos vidéo comme celui-ci, la préparation soigneuse de feuilles de styles, afin de conserver l’esprit du journal, quelques paramétrages pour gérer le bon affichage des images et des polices, le dernier numéro de Gustave (n°106) a été réalisé avec bonheur en quelques heures.

C’est beau, un logiciel libre, la nuit.

P.S : Si vous voulez découvrir ce monde passionnant, je ne puis que vous conseiller d’aller faire un tour sur le site des associations Framasoft, April et Aful qui réalisent un travail remarquable pour populariser toutes ces initiatives.

 

Le privacy design : de nouveaux signes pour l’usage responsable des technologies

Quelque chose émerge dans le design des produits basés sur les technologies libres qui mettent en avant le respect de la vie privée (privacy) et la réappropriation des données par ses utilisateurs. Après des années où le design graphique ne semblait pas compter (voir, avant Ubuntu, la présentation des systèmes linux), une nouvelle catégorie d’utilisateurs “post-snowden”, prenant conscience de l’importance de leurs choix technologiques mais également sensible au style et au design de leurs objets de consommation, prête attention à la présentation de ces outils.

Une nouvelle tendance de design destiné au grand public éclairé que l’on pourrait appeler le “Privacy design” et qui serait la transcription visible du “Privacy by design”, concept qui implique la prise en compte de la protection des données personnelle dès la conception d’une offre.

Site de la messagerie sécurisée Protonmail

Ce Privacy design est régi par un ensemble de codes, encore en définition, qui transmettent non seulement l’idée de fiabilité mais aussi celle de simplicité et de plaisir dans l’utilisation de ces solutions donnant la liberté de contrôle de ses données (promotion, archivage, transfert, suppression).

Le smartphone Librem5 de Purism (www.puri.sm)
Le téléphone minimaliste MP02 du suisse Punkt. (https://www.punkt.ch)

Pour l’instant, les solutions existantes sont autant du hardware (smartphones et portables) ou des applications (moteur de recherche, VPN, système d’exploitation…). Elles tendent toutes vers un design minimaliste, avec un noir dominant souvent accompagné de violet (couleur symbolique du secret, de l’intériorité) et des polices de caractère sobres et discrètes, plutôt sans serif.

Moteur de recherche Startpage (www.startpage.com)

Plus que l’éthique d’utilisation des données, ce privacy design peut aussi transmettre une éthique de l’usage des matières premières, allant souvent de pair avec un engagement contre l’obsolescence programmée. C’est le cas, par exemple, des ordinateurs portables proposés par le suisse Why!, équivalent du Fairphone dans le monde des smartphones.

Les portables Why! contre l’obsolescence programmée.

Les organisations et associations militant sur ces thématiques, comme le parti pirate, adoptent aussi ces mêmes codes graphiques.

Un ensemble de codes graphiques à suivre, qui devraient logiquement devenir de plus en plus présents dans notre quotidien.

Ressources pour un design graphique libre

Il existe aujourd’hui un ensemble d’outils et de ressources libres pour qui voudrait faire du design graphique et de la mise en page avec des outils fiables, professionnels ET opensource. Une façon de reprendre en mains ses outils de création et de ne plus rester passif face aux injonctions des leaders du marché. Un graphisme de résistance qui revient à l’essentiel.

Voici une liste réduite mais complète d’outils, fonctionnant aussi bien sous Windows, MacOS que Linux (crayon et feuille de papier non fournis mais indispensable).

Logiciels

  • Scribus (mise en page, alternative à InDesign)
  • Inkscape (dessin vectoriel, alternative à Illustrator)
  • Gimp (traitement d’image, alternative à Photoshop)
  • Krita (peinture et dessin numérique)
  • Blender (3D)
  • FontForge (dessin de caractère, alternative à FontLab)
  • Calibre (réalisation d’ebooks)

Polices de caractère

CMS (Content management system) :

Textes et manuels de référence :

  • Pour un design graphique libre, Étienne Ozeray, mémoire de 4è année, Design graphique ÉnsAD.
  • Petit manuel de graphisme, collectif. Pyramid. 2014.
  • La fontaine aux lettres, l’anatomie du caractère, Joep Pohlen, Taschen, 2010
  • Mise en page(s), etc. Damien et Claire Gautier. Pyramyd, 2009
  • Systèmes de grille pour le design graphique. Joseph Müller-Brockmann. Entremonde, 2017.
  • Histoire du graphisme ( Vol. 1, 1890–1959 ; Vol. 2,1960-Today). Jens Müller et Julius Wiedemann. Taschen, 2017-2018.

 

 

Listes créatives #2 : Les 10 principes d’un bon design selon Dieter Rams

Après les 22 règles d’or des Studio Pixar, nous continuons notre exploration des listes créatives, aux fondements du design thinking. Dieter Rams, né le 20 mai 1932 à Wiesbaden, est un designer industriel allemand contemporain, étroitement associé aux produits de consommation de la société Braun et à l’école fonctionnaliste du design industriel. Il a édicté 10 règles définissant un bon design (good design), ayant fortement influencé, par exemple, Jonathan Ive d’Apple. Selon Dieter Rams, tout bon design :

1. Est innovateur : Rams indique qu’il est peu probable d’épuiser les possibilités d’innovation dans la conception du design. Le développement technologique continu offre en effet l’opportunité d’innover de manière perpetuelle. Le « bon design » est constamment mis à jour grâce à l’intégration des nouvelles technologies. Le design ne connait donc pas de limites en termes d’innovation.

2. Fournit une utilité à chaque produit : l’objectif premier du designer est de conférer au produit une utilité. Le design de celui-ci doit avant tout être pratique. Pour autant, le produit doit aussi répondre à certains critères psychologiques et esthétiques . Aussi, le « bon design » donne priorité à l’utilité d’un produit et proscrit l’ensemble des caractéristiques superflues.

3. Est esthétique : la conception bien exécutée ne manque pas de beauté. La qualité esthétique d’un produit fait partie intégrante de son utilité. Les produits utilisés au quotidien produisent un effet indirect sur les utilisateurs et leur bien-être.

4. Rend un produit compréhensible : un bon design implique que la structure du produit soit compréhensible et prédispose l’utilisateur à utiliser ses fonctions de manière intuitive. Idéalement, le produit est intuitif pour toutes les catégories d’utilisateurs.

5. Est discret : tous les produits et leur conception doivent être aussi bien neutres et sobres. La simplicité et la neutralité sont destinées à fournir un espace d’expression pour chaque utilisateur. Tous les produits bien conçus servent un objectif similaire à celui de tous les outils. Ainsi, une bonne conception ne doit pas confondre l’identité des produits avec celle des objets décoratifs ou des œuvres d’art. Un produit bien exécuté est un outil qui ne perd pas son temps avec une identité esthétiquement illogique.

6. Est honnête : un design honnête ne cherche pas à tromper l’utilisateur sur la valeur réelle du produit. De plus, un design honnête ne cherche pas à manipuler le consommateur avec des promesses qui ne seraient pas corrélées à la réalité physique du produit.

7. A une valeur à long terme : la mode est par nature éphémère et subjective. Par opposition, l’exécution appropriée du « bon design » confère à chaque produit une nature objective et intrinsèquement utile qui pérennise son utilisation. Ces qualités sont reflétées par la tendance des utilisateurs à conserver des produits bien conçus, bien que la transformation de la société en groupe consumériste favorise les produits jetables.

8. Conçoit chaque détail avec une précision exhaustive : Dieter Rams établit cette règle comme un absolu : le « bon design » ne laisse jamais rien au hasard. La précision de chaque détail exprime le respect des concepteurs envers leurs consommateurs. Chaque erreur apparait comme un manque de respect.

9. Est respectueux de l’environnement : un « bon design » doit contribuer de manière significative à la préservation de l’environnement par la conservation des ressources et en minimisant la pollution physique et visuelle au cours du cycle de vie du produit. L’aspect de valeur à long terme entre ici aussi en jeu.

10. Est minimaliste : Dieter Rams distingue le « Less is more » (« Moins c’est mieux »), paradigme de conception quotidiennement régurgité dans l’industrie du design, de son propre paradigme : « Moins, mais avec la meilleure exécution ». Son approche favorise les principes fondamentaux de chaque produit et évite tout ce qui est superflu. Le résultat idéal correspond à des produits d’une grande pureté et simplicité.

 

Source : Wikipédia

Listes créatives #1 : Les 22 règles d’or du storytelling chez Pixar

Aujourd’hui, début d’une série visant à recenser les grands principes de créations édictés sous forme de listes par des designers, des institutions, des artistes ou des chercheurs, afin de poser joyeusement quelques fondements utiles à l’émergence d’une idée ou d’une innovation.

Pour commencer, voici les règles d’or de la narration selon les créatifs des studios Pixar. Elles ont été compilées et diffusées par Emma Coats, une scénariste des studios en 2011.

Règle #1 : Vous admirez les personnages pour leurs tentatives de réussir plus que pour leurs réussites.

Règle #2 : Vous devez garder en tête ce qui est intéressant pour vous en tant que public, pas ce qu’il vous amuserait de faire en tant qu’auteur. Les deux peuvent être vraiment différents.

Règle #3 : Tenter de choisir un thème est important. Mais vous ne verrez pas de quoi parle VRAIMENT l’histoire avant d’être à peu près au bout. Voilà. Maintenant réécrivez-la.

Règle #4 : Il était une fois […] Tous les jours […] Un jour […] À cause de ça […] À cause de ça […] Jusqu’à ce que finalement […]

Règle #5 : Simplifiez. Concentrez-vous. Faites des associations entre les personnages. Sautillez par-dessus des détours. Vous aurez l’impression de faire une croix sur du précieux travail, mais au final, cela vous libèrera.

Règle #6 : En quoi votre personnage est-il bon ? Dans quelles disciplines est-il à l’aise ? Confrontez-le à l’opposé total. LANCEZ-LUI DES DÉFIS ! Comment s’en sort-il ?

Règle #7 : Ayez une idée de la fin avant de vous attaquer au milieu. Sérieusement. Les dénouements sont difficiles. Travaillez-les en priorité.

Règle #8 : Terminez votre histoire, lâchez prise, même si ce n’est pas parfait. Dans un monde idéal, vous auriez les deux, mais passez à autre chose. Faites mieux la prochaine fois.

Règle #9 : Quand vous êtes bloqués, faites

  • une
  • liste
  • de
  • ce
  • qu’il ne
  • se
  • passera
  • pas
  • après.

La plupart du temps, tout le matériau qui vous permettra d’avancer vous sautera aux yeux.

Règle #10 : Décortiquez les histoires que vous aimez. Ce que vous aimez en elles fait partie de vous ; vous devez savoir les reconnaître avant de les utiliser.

Règle #11 : Mettre les choses sur le papier vous aidera à les arranger. Si une idée parfaite reste dans votre tête, elle ne sera jamais partagée avec quiconque.

Règle #12 : Ne tenez pas compte de la première chose qui vous vient à l’esprit. Faites de même avec la seconde, la troisième, la quatrième et la cinquième. Écartez ce qui est évident. SURPRENEZ-VOUS.

Règle #13 : Donnez une opinion à vos personnages. Des personnages passifs et malléables vous paraîtront peut-être agréables, mais ils seront une plaie pour le public.

Règle #14 : Pourquoi devez-vous raconter cette histoire ? Quelle est la conviction qui brûle en vous, et dont votre histoire se nourrit ? C’est la clé.

Règle #15 : Si vous étiez à la place de votre personnage, que feriez-vous ? L’honnêteté apporte de la crédibilité aux situations les plus improbables.

Règle #16 : Quels sont les enjeux ? Donnez-nous une raison d’encourager ce personnage. Que se passe-t-il en cas d’échec ? Mettez des obstacles sur son chemin.

Règle #17 : On ne gâche jamais du travail : si ça ne marche pas, lâchez prise et passez à autre chose. Ça vous sera utile plus tard.

Règle #18 : Vous devez bien vous connaître : trouver la nuance entre faire de votre mieux et être simplement maniaque. C’est en essayant des choses qu’on fait une histoire, pas en peaufinant.

Règle #19 : Utiliser des coïncidences pour mettre les personnages dans des situations problématiques, c’est génial. En utiliser pour les sortir de ces situations problématiques, c’est tricher.

Règle #20 : Exercez-vous : prenez la structure d’un film que vous n’aimez pas. Comment la réarrangeriez-vous pour en faire quelque chose que vous aimeriez ?

Règle #21 : Vous devez vous identifier à vos situations/votre personnage. Vous ne pouvez pas vous contenter d’écrire « cool ». Qu’est-ce qui vous ferait personnellement agir de la sorte ?

Règle #22 : Quelle est l’essence de votre histoire ? La façon la plus épurée de l’expliquer ? Une fois que vous avez mis le doigt là-dessus, vous pouvez commencer à développer.

__

1. You admire a character for trying more than for their successes.

2. You gotta keep in mind what’s interesting to you as an audience, not what’s fun to do as a writer. They can be very different.

3. Trying for theme is important, but you won’t see what the story is actually about til you’re at the end of it. Now rewrite.

4. Once upon a time there was ___. Every day, ___. One day ___. Because of that, ___. Because of that, ___. Until finally ___.

5. Simplify. Focus. Combine characters. Hop over detours. You’ll feel like you’re losing valuable stuff but it sets you free.

6. What is your character good at, comfortable with? Throw the polar opposite at them. Challenge them. How do they deal?

7. Come up with your ending before you figure out your middle. Seriously. Endings are hard, get yours working up front.

8. Finish your story, let go even if it’s not perfect. In an ideal world you have both, but move on. Do better next time.

9.When you’re stuck, make a list of what WOULDN’T happen next. Lots of times the material to get you unstuck will show up.

10. Pull apart the stories you like. What you like in them is a part of you; you’ve got to recognize it before you can use it.

11. Putting it on paper lets you start fixing it. If it stays in your head, a perfect idea, you’ll never share it with anyone.

12. Discount the 1st thing that comes to mind. And the 2nd, 3rd, 4th, 5th – get the obvious out of the way. Surprise yourself.

13. Give your characters opinions. Passive/malleable might seem likable to you as you write, but it’s poison to the audience.

14. Why must you tell THIS story? What’s the belief burning within you that your story feeds off of? That’s the heart of it.

15. If you were your character, in this situation, how would you feel? Honesty lends credibility to unbelievable situations.

16. What are the stakes? Give us reason to root for the character. What happens if they don’t succeed? Stack the odds against.

17. No work is ever wasted. If it’s not working, let go and move on – it’ll come back around to be useful later.

18. You have to know yourself: the difference between doing your best & fussing. Story is testing, not refining.

19. Coincidences to get characters into trouble are great; coincidences to get them out of it are cheating.

20. Exercise: take the building blocks of a movie you dislike. How d’you rearrange them into what you DO like?

21. You gotta identify with your situation/characters, can’t just write ‘cool’. What would make YOU act that way?

22. What’s the essence of your story? Most economical telling of it? If you know that, you can build out from there.

Quelle éthique pour le design ?

À voir, un documentaire où le designer Gauthier Roussilhe interroge 12 collègues à travers l’Europe sur l’éthique appliquée à leur métier : À quoi sert le designer ? Comment faire pour qu’il travaille pour le bien de tous ? Quelles vertus doit-il porter, défendre ?

Ethics for Design (french) from Gauthier Roussilhe on Vimeo.

Nouveaux médias

Il y a du neutre. Dans la graphie des titres. Dans les mots qui apparaissent pour dire la nouveauté. Il y a du neutre. Comme pour s’effacer. Il y a du brut, du basique, du minimalisme. Une révolution sobre, une disruption soft, une démocratie lisible. Élégance feutrée. Punk is dead, bébé.

(et je suis là-dedans jusqu’au cou, rassurez-vous)

 

Présentation de Bayam dans le podcast “Que faire des mômes”

Le 10 septembre 2017, j’étais l’invité de l’émission podcast “Que faire des mômes” animé par Eric Couderc afin de présenter la plateforme pour enfants Bayam.

Écoutez l’émission :

Interview sur Radio Aligre pour présenter Bayam

Mercredi 6 juin 2007, j’étais l’invité de l’émission “Écoute, il y a un éléphant dans mon jardin” animée par Véronique Soulé sur Aligre FM pour présenter Bayam, l’application pour enfants de Bayard Jeunesse. Pour réécouter l’émission :

Invité sur France Inter pour parler de Bayam

Samedi 25 mars, j’étais l’invité de la chronique Regards sur les médias sur France Inter pour parler de Bayam (à partir de 2’50). Merci pour la gentillesse et le bel enthousiasme d’Alexandra Ackoun.

La Croix présente le nouveau Bayam

Le quotidien La Croix a consacré une page au nouveau Bayam dans son édition du Vendredi 27 janvier.

Coup de jeune pour Bayam, application jeunesse de Bayard

Le groupe de presse, éditeur de « La Croix », propose une nouvelle formule, évolutive, personnalisée et sécurisée de son application ludo-éducative destinée aux enfants de 3 à 11 ans. Ils pourront y trouver des jeux, des dessins animés et des ateliers exclusifs.

Le groupe de presse, éditeur de « La Croix », propose une nouvelle formule, évolutive, personnalisée et sécurisée de son application ludo-éducative destinée aux enfants de 3 à 11 ans. Ils pourront y trouver des jeux, des dessins animés et des ateliers exclusifs.

« C’est vendredi ! », annonce l’application à Léa, 3 ans. La petite fille l’a lancée sur la tablette familiale en tapotant sur le logo de Bayam. Trois petits ronds, jaune, bleu, rouge. Trois couleurs primaires qui se déclinent selon une présentation élémentaire et autant de modules proposés à l’enfant sur le premier écran. Aujourd’hui, elle a le choix entre un voyage dans l’espace avec SamSam, « le plus petit des super-héros », un jeu de piste avec le petit chien Polo, ou un dessin libre.

Cette nouvelle formule de Bayam (1) est davantage qu’un simple toilettage. Créée en 2008 sous le nom de Bayard Kids, la plateforme destinée aux 3-11 ans avait eu la riche idée de rassembler en un seul espace virtuel l’ensemble des héros des titres jeunesse de Bayard (éditeur de La Croix) : Petit Ours Brun de Popi et Pomme d’Api, Zouk, la petite sorcière de Belles Histoires, Tom-Tom et Nana de J’aime lire. En 2012, avec la naissance de Bayam, la plateforme se scinde en deux, l’une pour les 3-7 ans, l’autre pour les 8-13 ans. Une distinction qui disparaît aujourd’hui sur une application multisupports.

Des contenus orchestrés par un algorithme

Léa découvrira ainsi, samedi 28 janvier, trois nouveaux contenus parmi les centaines d’autres activités : dessins animés, ateliers pédagogiques, contes et comptines. « Un algorithme va mettre en avant des activités en fonction de l’âge de l’enfant et de ce qu’il aura mis en favoris (un petit cœur en haut à droite de l’écran), explique Damien Giard, directeur du développement numérique jeunesse de Bayard. L’enfant a le syndrome du “steack-purée” : il préfère regarder ce qu’il aime déjà. Pour éviter qu’il tourne en rond, comme c’est le cas sur Facebook qui a tendance à mettre en avant ce que l’utilisateur apprécie d’avance, Bayam suggère donc progressivement d’autres choses. »

Pour l’anniversaire de Léa, une programmation spéciale l’attendra et l’éventail sera encore élargi. « C’est la première fois qu’une appli évolue avec l’âge de l’enfant », selon Stéphane Bataillon, rédacteur en chef de Bayam.

Le frère de Léa, Maxence, 8 ans, se voit proposer six programmes, dont trois sont personnalisés chaque jour. Trois évolutions sont pour l’instant possibles : 3-5 ans, 6-8 ans, 9-11 ans. Mais à terme, la sélection devrait être annuelle et plus fine. Un peu à la manière de Netflix dont Bayam partage le modèle d’abonnement : 3,99 € par famille et par mois, le premier mois étant gratuit (2).

Responsabiliser et accompagner l’enfant

Bayard mise sur ses productions maison. 70 % de l’offre, enrichie chaque semaine, sera fournie par le studio Bayam, dont les équipes sont basées à Montrouge et à Toulouse. Le reste est constitué de séries bien choisies (Tintin, Lucky Luke, Valérian). « Il s’agit pour nous d’un label de création et de transmission numérique pour les enfants », précise Stéphane Bataillon, qui place l’éducation bienveillante au cœur du projet, cherchant à responsabiliser l’enfant, tout en l’accompagnant.

« Nous souhaitons par exemple retravailler les comptines ou les contes classiques. Mais aussi tester de nouveaux projets animés en écrivant les scénarios pour le numérique avec les auteurs, comme c’est le cas pour l’adaptation du prochain livre d’Hervé Tullet»

Stéphane Bataillon tient à souligner la singularité de Bayam par rapport aux applications de programmes jeunesse télévisés (Tfoumax, de TF1, ou Zouzous, de France Télévisions). « Nous ne sommes pas un robinet à séries. Nous avons insisté sur l’interactif et faisons une sélection serrée qui varie selon les temps scolaires, les saisons ou l’actualité. Un spécial élections est prévu en mai. »

Une application sans publicité

Autre particularité : l’espace personnel où l’enfant peut stocker ses créations et même les envoyer depuis sa messagerie. Une messagerie qui n’est pas ouverte sur l’extérieur afin de sécuriser les échanges. Les petits abonnés pourront envoyer des messages à des adresses entrées par les parents.

Sans publicité, Bayam, qui compte déjà 10 000 abonnés, cherche à atteindre les 50 000 d’ici à trois ans. Mais l’équilibre économique peut être atteint avant si le studio Bayam parvient à vendre ses productions à des télévisions pour nourrir leur site Web.

Stéphane Dreyfus

Le nouveau Bayam est lancé

C’est avec une joie non dissimulée que je vous annonce, après un an et demi de travail acharné, le lancement du nouveau Bayam ! C’est la première plateforme de contenus multisupports qui évolue au rythme des enfants de 3 à 11 ans. Avec, notamment, une première messagerie simple et sécurisée. Éditée par le groupe Bayard, plein de nouveaux contenus inédits à découvrir chaque semaine : des documentaires interactifs, des ateliers, des jeux et des vidéos comme le yoga des enfants de Pomme d’Api, 1 jour 1 pourquoi, les superdevinettes de Youpi ou les métiers de Sacha. Une belle aventure commence. Pour celles et ceux que ça intéresse, profitez d’un mois gratuit pour tester ça tranquillement : https://bayam.tv/fr/

Cogito

ENTRETIEN AVEC DOMINIQUE MÉDA
Réalisé pour le quotidien La Croix, un entretien interactif avec Dominique Méda.

Entretien, en plein débat parlementaire sur la loi Travail, dite aussi « loi El Khomri », (mai-juin- juillet 2016), avec la philosophe et sociologue Dominique Méda, ancienne élève de l’École normale supérieure (ENS) et de l’École nationale d’administration (ENA), agrégée de philosophie, inspectrice générale des Affaires sociales, professeur de sociologie à l’université Paris-Dauphine, directrice de l’Institut de recherches interdisciplinaires en sciences sociales (CNRS) et titulaire de la chaire « Écologie, travail, emploi » au Collège d’études mondiales.
Entretien avec Antoine Peillon et Stéphane Bataillon. Réalisation : Emmanuel Viau. © cogito.tv, mai 2016.

Conférence sur le livre audio au Salon du livre jeunesse de Montreuil

Lundi 7 décembre sur la scène Transmédia du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, j’animerai de 15h30 à 17h une rencontre autour du thème “Le livre audio jeunesse : liberté, pluralité, diversité !” dans le cadre de ma participation à la commission livre audio du Syndicat National de l’édition (SNE).

Échanges, en compagnie de six éditeurs jeunesse (Gallimard jeunesse, l’école des loisirs, Éditions des Braques, Benjamin Médias, Didier Jeunesse, éditions Oui’dire) autour des nouvelles réalités du livre sonore. Un secteur dynamique, créatif, innovant et uni, mis à l’honneur cette année avec la première pépite du livre CD.

L’émission “Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin” autour de Radio Pomme d’Api

Aligre FMMercredi 22 septembre 2015  j’étais l’invité de Véronique Soulé sur Aligre FM (93.1) pour son émission consacrée à l’actualité culturelle des enfants, “Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin”, afin de parler de Radio Pomme d’Api.

Écoutez l’émission :

 

La mauvaise troupe

lamauvaisetroupeLa mauvaise troupe (micronouvelles)

« Non, décidément, il était incapable d’écrire plus de deux lignes, l’écri vain». Dans l’esprit d’Hemingway et de sa micronouvelle « À vendre : chaussures de bébé, jamais portées», la mauvaise troupe regroupe 65 contes brefs mettant en scène le petit peuple improbable d’une cosmogonie imaginaire. Soixante-cinq plaisirs minuscules à déguster avec un bon café sur votre liseuse.

Nouvelle édition 2015
Livre numérique – 70 pages – 2,99 euros.

 

Achetez “La mauvaise troupe” :

 

Ils ont parlé de la mauvaise troupe :

“65 microtextes travaillés avec une précision troublante. Stéphane Bataillon propose ici un ouvrage de microfictions poétiques et raffinées qu’il sera impossible, à tout amateur du genre, d’ignorer. A celles et ceux qui ne possèdent pas encore de liseuse, ce qui est nécessaire à la découverte de ces textes, c’est peut-être le moment de faire un petit crochet par le magasin !”

Vincent Bastin – Blog SUD-OUEST littératures minimales.

Edgar Morin : “Vouloir un monde meilleur” par COGITO sur Viméo

Je vous propose aujourd’hui de découvrir un projet auquel j’ai participé en compagnie d’Antoine Peillon et François Ernenwein : COGITO. Une série d’entretiens vidéos avec les grands penseurs d’aujourd’hui pour “penser et réparer le monde” ensemble. Pour ce premier épisode, Cinquante-deux minutes en compagnie d’Edgar Morin, né en juillet 1921, sociologue et philosophe de renommée internationale, auteur d’une œuvre publiée dans quarante-deux pays, comprenant près de quatre-vingts livres et une dizaine de films. Il offre, dans cet entretien, sa vision ultime sur l’état du monde, la résistance, la poésie de la vie, la raison, le mystère…, mais aussi sur la nécessité vitale de s’opposer à toutes les barbaries. Résistant de 1942 jusqu’à la Libération, il n’a jamais cessé, en effet, d’intervenir dans la vie publique, afin de défendre une “politique de civilisation” universelle.

Entretien : Antoine Peillon, avec Stéphane Bataillon et François Ernenwein
Réalisation : Olivier Pere

“Enfin, nous savons que l’approfondissement des crises ou l’approche bien visible des catastrophes peuvent susciter prises de conscience et prises de décisions salvatrices. De Tchernobyl à la vache folle, nous ne sommes qu’au début des catastrophes dont tôt ou tard on découvrira les causes et origines civilisationnelles. La politique de civilisation deviendra alors – clairement – la seule issue.”
Edgar Morin, “Pour une politique de civilisation”, Arléa, 1997