je suis jeu : Au go, l’univers se déploie

< Article initialement paru dans La Croix du 16/07/2020 >

J’ai découvert le jeu de go au début des années 2000 grâce à un manga japonais, Hikaru no go, contant la progression d’un jeune joueur dans le monde très codifié du « roi des jeux » asiatique, réputé encore plus subtil que les échecs. Moi qui ne suis pas du tout jeux, détestant les règles complexes, j’ai tout de suite été séduit par l’apparent dépouillement de l’ensemble. Un beau damier en bois de 361 intersections, 361 pierres noires et blanches et une règle simple : construire le plus vaste territoire coup après coup. Je me suis mis à y jouer avec quelques amis et sur Internet, où les sites conviviaux ne manquent pas. Voir se déployer ces espaces, apparemment statiques mais toujours en évolution (on dit que les pierres « vivent », qu’elles ont des « libertés »), est un enchantement. À chaque partie, j’ai l’impression d’observer un nouvel univers se déployer sous mes yeux. Quand tout bascule d’une seule pose de pierre, l’émotion est très vive. Depuis cette année, je partage cette passion avec ma femme et mon fils, tous trois inscrits dans le club de notre ville, pour d’autres tendres batailles.

Stéphane Bataillon

Ensemble plateau en bois (Goban) et jeu de pierres en pâte de verre à partir de 50 €, 2 joueurs, à partir de 8 ans (1)

(1) Pour découvrir le go : online-go.com.

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