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L’arpeintreur

Sur ses fines échasses
L’arpeintreur embrassait
Des paysages de glace
La ville et ses palais.

Il parcourait le monde
Sans distinguer les ombres.
Ses pinceaux à la main
Il gribouillait sans fin.

En bas, devant ses toiles,
L’enfant rigolait bien.
De ce peintre bredouille
Aux motifs incertains

Car arpenter le monde
Même si la terre est ronde
Peut apparaître vain
Si on n’y capte rien.

Publié dans Poèmes

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