Les larmes d’Alexandre (11/13)

Agiter l’horizon

S’apercevoir ainsi
que l’on bougeait

à peine

L’accepter.

Rien ne porte
Rien ne presse

Mais ça va.

Il y a ces paroles
enrobées de silences

On ne sait pas très bien
s’il faut les répéter

On ne sait plus

très bien.

Rester indivisible
pour imploser la roche

Avoir assez de force
pour énoncer le mot
inventé ce matin
pour résoudre le monde

Qu’il nous prenne par surprise
et qu’il nous recommence

Et cette présence
autour.

Une réaction au sujet de « Les larmes d’Alexandre (11/13) »

  1. Merci pour ces gouttes qui s’égrènent. Je remarque que dans la plupart de vos poèmes vous utilisez les verbes à l’infinitif, comme des lignes directrices que vous cherchez à donner à votre vie, à vos pensées, et bien souvent des verbes actifs, prendre, faire, sentir, être, être….c’est un style très particulier et reconnaissable, qui me fait m’interroger. Comme un parcours pas à pas, jalonné de petits cailloux blancs qui sont les actes faits, une ligne de conduite d’âme interessante et un beau parcours de survie. Merci.
    Eve de Laudec

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