Se retirer. Se retirer avec joie pour goûter le silence. Un silence doux et profond, qui a quelque chose à voir avec la notion de temps. Temps fragile. Temps perdu. À ne plus perdre par crainte de la désagrégation. Se retirer pour libérer de l’espace, de l’espace-temps, pour laisser place à l’attention, au creusement, à la concentration, à l’exploration de la parole. De cette parole poétique qui devient manque lorsqu’elle manque à mes jours. Manque d’être lue, écrite. Manque d’attention. C’est à dire manque de relation, tissée, entre ce soi mouvant et les formes, fixes, libres. Forme d’indifférence. Se retirer pour ce vivre qui ne nécessite rien d’autre que rien d’autre de moi. Ce vivre le poème.

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