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Shin Jin Mei #3

IX.
Penser mais
ne pas penser mais
avec tout son corps
tendu

mais

X.
Regarder le corbeau
attendre sur le banc

Observer le bourgeon
qui deviendra la feuille

fleurs de vide.

XI.

Dans la clairière
grouille dix mille insectes
venus nous rendre hommage.

 

XII.
Le vent se lève
le volet claque
les volutes de fumée
annoncent la gorgée

Et l’univers
Et nous.

 

« Si nos yeux ne dorment pas,
Tous nos rêves s’évanouissent »
Shin Jin Mei (46)

Ce poème est une interprétation -très- libre d’une partie du Shin Jin Mei (chapitre 1-53) poème de Sosan du VIe siècle d’après la traduction de Taisen Deshimaru in L’esprit du Ch’an, éd. Albin Michel.

Publié dans Poèmes

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