UPPLR #26 : Fleurir, par rupi kur

accepte le compliment
ne recule pas devant
une autre chose qui t’appartient

*

c’est une industrie de mille milliards de dollars
qui s’effondrerait
si nous étions convaincues d’être déjà suffisamment
belles.

*

qu’elle ait beaucoup
ou peu
de vêtements sur elle
n’a rien à voir avec son degré de liberté
– couverte | découverte

*

si tu n’as jamais
été avec les opprimés
il est encore temps
– soulève-les

Rupi Kaur

Le Soleil et ses fleurs, traduit de l’anglais (Canada) par Sabine Rolland, Pocket, 256 p., 7,30 €.

Écoutez ces poèmes (lecture Stéphane Bataillon) :

 

Avec près de 4 millions d’abonnés sur son compte Instagram, où elle commença à publier ses textes dès 2014, Rupi Kaur est un phénomène planétaire. Son premier recueil Lait et miel, d’abord autoédité en 2015, s’est vendu à plus de 3 millions d’exemplaires, traduit en 35 langues. Cette poétesse canadienne née en Inde en 1992 oscille entre des poèmes d’amour et de spiritualité et d’autres, plus incisifs, témoignant de sa condition de jeune femme entre deux cultures. Celle que la BBC a sélectionnée parmi les 100 femmes les plus influentes dans le monde porte la poésie au cœur de la génération des millenials, grâce aussi à de belles lectures de ses textes sur les réseaux sociaux. Son second recueil vient de paraître en poche.

Stéphane Bataillon @sbataillon

Retrouvez cette chronique sur le blog poésie de La Croix : https://poesie.blogs.la-croix.com

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