Scrapreading

C’est ça, on n’a plus la scène du balcon. QUELS Les rayons dorés du soleil couchant nous parvennaient au
travers de ce squelette de maison passée aux rayons x. Et il a parfaitement raison. La même
SONT critique et je lui oppose d’ores et déjà le même
sarcasme. Cela a été fait non par rapport au catholicisme,
LES mais en mettant en évidence la logique propre. On ne peut presque rien dire sur la poésie qui ne MOTS soit directement
inutile à toute personne dans la vie intime. Le lendemain,
QUI en m’éveillant, le désir du Labyrinthe était là. C’est par ce biais qu’un aspect finaliste vient ici enrichir la notion
d’habitude. Ici, avec, COMPTENT ? par ordre d’apparition et dans le plus grand des hasards : Barthes, Chatwin, Kafû, Freud, Gagnebin, Valéry, Bauchau et Bachelard.

Ishi (poèmes du Go #2)

Ressentir le courant
pour déposer la pierre

Sûr qu’elle se maintiendra
malgrè nos danses folles

Initiera un monde
à ton infinitif.

Monastère

Rien n’est à préserver
et rien n’est à détruire
dans cette chambre de pierre

Seule l’épouse de l’ombre
peut y sculpter le temps.

Décrire

Je raconte un pays
que toi seul connaît

J’espère être fidèle
aux strates indécises
qui forment ses frontières

J’y tenterai mes mots
comme des prétendants

Pour fonder un empire
d’une goutte d’estime.

Mener

C’est si simple pourtant
de s’arrêter un peu

De ralentir en soi
pour condenser l’envie

Effacer la buée
de nos mille et un rêves

Les déposer à terre
pour n’en emporter qu’un

Même s’il s’envolera
Même s’il s’épuisera
jusqu’à s’appeler hier

C’est si simple pourtant
de s’arrêter un peu

Se disait la princesse
en regardant l’oiseau.

L’envol

Le rythme du dehors
devenu étranger

Contraignant à admettre
d’une larme rentrée
et d’un épuisement

C’est l’espace où s’enclenche
ce que tu reconnais
d’un baiser sur ma peau

L’énergie, qui remonte
le rythme, qui se raccorde

Et se laisser porter
par cette mélodie

Jusqu’à pouvoir reprendre.

L’usage

Le temps frappe la tôle

Retient le bruit du choc
avant la première onde

Pour préserver la larme,
qu’elle ne tinte jamais.

Tourbillon

Cactus
mappemonde
ou encore colibri…

Des fois
des mots

aventureux

se font happer par le poème.

Soulagement

On s’inquiète pour rien

Il faut juste un espace
pour que les mots ressortent

Il faut savoir les prendre
leur parler, eux aussi,
des mots pour eux, aussi

Et ne pas s’émouvoir
si la sève empruntait
des vaisseaux moins alertes

Tenir le rendez-vous
car il suffit d’attendre
pour que la vibration.

Parloir

Reconquiers ton silence

Les mots gardent l’entrée
pendant vos retrouvailles.

Patience

Accepter que la pierre
ne veuille plus être source

S’asseoir juste à côté
pour récolter la pluie

Savourer chaque goutte

Elle changera d’avis.