Vendredi 22 octobre 2010 : « Poésie aux autres coins du ciel » une soirée-parcours poétique à l’Eglise Saint-Merry (Paris)

VENDREDI 22 OCTOBRE – Église Saint-Merry – 20H
76, rue de la Verrerie, Paris 4° (Métro Châtelet ou Hôtel de Ville)

Du 24 septembre au 22 octobre 2010, L’Église Saint-Merry propose Où commence le ciel. Une série d’évènements, de concerts, d’installations qui invitent à une déambulation dans l’église Saint Merry. Cette question, posée à des personnes de tout horizon, compose une collection de paroles – intimes, uniques, immédiates – dévoilée par des installations visuelles et sonores. Elle résonne avec l’art et la science à travers des performances poétiques, théâtrales et musicales. Où commence le ciel dessine dans l’espace de l’église la cartographie d’un ciel qui pourrait bien échapper aux représentations scientifiques et religieuses. Pouvons-nous encore imaginer le ciel, le parcourir, nous l’approprier ?

Dans le cadre de cette semaine d’exposition et de rencontres, le vendredi 22 octobre à 20H les auteurs des éditions Bruno Doucey, partenaire de la manifestation, proposent la soirée « Poésie aux autres coins du ciel » : une balade poétique au sein de l’Eglise où nous lirons chacun nos poèmes dans notre langue d’origine, accompagné par des musiciens. Une très belle soirée en perspective !

Avec la participation de :

Poésie :
– Salah Al Hamdani
– Maram al-Masri
– Stéphane Bataillon
– Fulvio Caccia
– Maggy De Coster (à confirmer)
– Bruno Doucey
– Oscar Mandel
– Murielle Szac (lecture de textes du poète suisse Jack Küpfer)

Musique :
– Louise Audubert, violoncelle
– Gaël Ascal, contrebasse

Téléchargez le programme

Les mots

À R et G.

Un murmure suffira
pour trouver ce refuge
du fond de l’océan

Celui qui permettra
au soleil atténué
de caresser ta peau

Qui laissera persister
les minutes invisibles.

Épilogue

La flamme est là
et le galet
et la forêt

La goutte d’eau

Et tous nos juste
nos que, nos on

Tous nos infinitifs

Ils sont venus s’asseoir
autour de ce grand feu
qui rappelle les autres

C’est la dernière soirée
d’un éprouvant voyage

L’Ankou rôde
mais trop tard

Les routes menaient au centre
d’où notre vibration
résonne déjà pour d’autres

Pérennisant le lien.

***

Envie d’une autre histoire
d’autres mots qui s’allongent
pour mener le cortège

Envie d’une épopée
que nous devons construire
en face des quelques nuits
qu’il nous reste à convaincre.

Tâche

La cire remonte au cœur
par capillarité

Elle protège la mèche
et entretient la flamme

Équilibre d’un geste
cet univers à charge.

Ressource

Plus assez d’eau
dans le torrent

Seul le soleil irrigue
pour provoquer les nappes

Ça ne prévient jamais
lorsque je pense à toi.

Derrière

Derrière
c’est un monde détaché
où les limites s’estompent

Derrière
on célèbre les noces
de la terre et du temps

Nous y sommes conviés
pour en être témoin

Pour reprendre le chant
sous les voûtes de pierres.

« Le Monde des Livres » chronique Où nos ombres s’épousent

Monique Petillon a consacré une chronique au recueil Où nos ombres s’épousent dans l’édition du Monde des Livres datée du vendredi 15 octobre 2010 :

“ Lecteur de Guillevic, Stéphane Bataillon (né en 1975) a présenté une anthologie de Poésie de langue française, 144 poètes d’aujourd’hui autour du monde, (Seghers, 2008), avec Sylvestre Clancier et Bruno Doucey. Il inaugure aujourd’hui la collection  » Jeunes plumes » dans les éditions fondées récemment par ce dernier, avec son premier recueil, Où nos ombres s’épousent. Des poèmes lumineux, comme si un deuil, évoqué avec discrétion, rendait plus vif le « flagrant délit d’être », l’attention aux vivants et aux paysages. « Mon grand père m’a transmis/un calme malicieux/celui de ce pays/qui fait partie de moi/sans autre prétention/celui que le vent mène/bien au-delà du temps/de l’exil et de l’ombre/Celui que me rappelle/ce frisson dans tes yeux/Comme si d’ordinaire ». Monique Petillon

Cuisiner

Tu attends dans la chambre

Je prépare l’aliment
surveillant sa cuisson

Qu’il sublime son goût
sans rien ajouter d’autre

Que la lumière remonte

Je revois ton sourire
lorsque je te l’apportais.