OpN#21 : QR Code NoTry

Ah non alors, ça ne va pas se passer comme ça ! Ce n’est pas la première innovation venue, fusse-t-elle interactive, fusse-t-elle enthousiasmante, qui peut détrôner aussi facilement la suprématie onirique de l’art NoTry. Ainsi, refusant de laisser la place aux poèmes cachés dans les QR Code, les désormais célèbres QRPoems, nous répliquons avec violence en vous proposant le premier QR Code NoTry. Parce que bon, si on nous cherche, dans le vide, c’est facile de nous trouver.

OpN#21 : QR Code NoTry

Pixels, 184 x 184, Black & White. 

Why silence should be white ?

Aujourd’hui est un grand jour pour l’art NoTry, cet art du vide qui finira bien par se remplir (voir ici même l’ensemble des pièces de notre collection). Nous vous présentons une première tentative d’art numérique authentique, un « numericart ». Cette pièce numérique et unique d’art contemporain tente de tirer le maximum des plus récentes possibilités offertes par la haute technologie. Soit, ici, un diaporama pour réfléchir sur la notion de représentation du silence en couleurs. Comment ça, ça a déjà été fait ? Vous n’y connaissez rien. Regardez plutôt…

OpN#20 : Why Silence should be white ?

Numericart, Slideshow, 7 frames, march 2011

[showtime]

OpN#19 : Manuel de conversation NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRY« Le Notry ? Un art qui ne sait pas parler » daubent les critiques jaloux et condescendants au sujet de cette révolution qui, qu’on le veuille ou non, est en train de submerger l’art contemporain aussi surement que les rebelles Monégasques déferlants sur la Baie des anges (un tour sur Twitter suffit à s’en convaincre). Pour autant, grâce aux recherches incessantes des experts du Metropolitan Museum of NoTry (Paris-Internet) nous sommes aujourd’hui en mesure d’apporter une réfutation imparable à cet argument fallacieux : la publication du seul et unique exemplaire du Manuel de conversation NoTry à l’usage des français. Un opuscule sublime présentant l’ensemble des items nécessaires pour reconstituer d’un seul tenant le vocabulaire fleuri et minimaliste de cette novlangue parachevant les efforts de l’humanité toute entière dans sa quête de la parole parfaite et intelligible. Nous en restons coi.

OpN#19 : « Manuel de conversation NoTry à l’usage des français »

Papier, 2 pages in-octavo, date de publication approximative (vers plus tôt), auteur peu connu.


P.S 1 : La « prononciation figurée » promise en couverture pour chaque terme (∞) s’est mystérieusement perdue dans le néant lors de la reproduction du document. Nous en sommes navrés.
P.S 2 : Un grand merci à Paul Martin, archéologue potable, pour ses précieuses données fournies lors du champ de fouilles.

OpN#18 : Immeuble du 7, rue NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYEncore une nouvelle pierre déposée dans le jardin fantastique du NoTry, cet art du vide trop plein pour être honnête. Il s’agit de la première pièce architecturale de grande ampleur : un immeuble, rien de moins. Mais un immeuble englouti dans les pierres d’un pont, ayant juste gardé son numéro, histoire de ne pas disparaître tout à fait. Histoire de témoigner d’un lieu encore possible où l’on vivrait serein.

 

OpN#18 : Immeuble du 7, rue NoTry


EXCLUSIF : Premier Manifeste NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYLe Metropolitan Museum of NoTry (Paris – New York – Ramongrin) présente aujourd’hui un document inédit d’extrême importance : le Premier Manifeste NoTry. Un texte fort et  « décapant » comme le dit notre ami l’Abbé Martin, qui permet de restituer les 16 chefs-d’œuvres d’art NoTry déjà produits au sein d’un cadre conceptuel digne des plus belles réalisations IKEA. L’Histoire est en marche. Nous, on vous laisse lire et on part se reposer loin de la foule. Pour plus d’informations sur le mouvement NoTry, ses œuvres, ses artistes et ses fulgurances, rendez-vous dans les salles du Metropolitan Museum of NoTry, le seul musée d’art contemporain de réputation internationale intégralement en ligne.

 

OpN#17 : Premier Manifeste NoTry

1. Nous voulons du vide.

2. Nous avons peur du vide.

3. Nous chargerons le vide

4. Nous le cernerons de rires, de larmes et de baisers.

5. Il est interdit de remplir quoi que ce soit.

6. Nous en avons déjà trop dit. Ça déborde.

Stéphane Bataillon, MC NoTry
Paris-Internet, le 25 février 2011, 00:00.

Festival d’Angoulême 2011 : Gapz, l’intégrale des strips

Tremblez Mœbius, Urazawa, Blain, Baru et autres Peyo ! À l’occasion de l’ouverture du Festival International de la Bande dessinée d’Angoulême 2011, les Gapz, le daily strip évènement de 2010 débarque en intégrale. Trop tôt, diront certains, le choc esthétique provoqué par l’apparition de ces quelques cases NoTry n’ayant pas encore été totalement digéré par un microcosme repu. Qu’importe nous osons. C’est ici, et c’est tout de suite.

Les Gapz – Strip # 0

Les Gapz – Strip # 1

Les Gapz – Strip # 2

Les Gapz – Strip # 3

Les Gapz – Strip # 4

OpN#16 : la tranche de pain NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYDes lettres, des mails, des appels téléphoniques, des cris, désespérés, en plein cœur de la nuit. Par centaines. Tous pour s’inquiéter de la même chose : mais où en est l’art NoTry ? Depuis sa dernière apparition dans le microcosme de l’art contemporain, à l’occasion d’une mystérieuse bande dessinée, plus aucune manifestation de cet art de l’infime, de l’absence et de l’humour de rire. Rassurez-vous, l’art NoTry a su rebondir tout seul, comme un grand, et c’est à @valeriepeyret que nous devons ce OpN#16* : la tranche de pain NoTry. Ou comment allier au vide immanent, le mouvement d’un temps (dé)materialisé par la disparition progressive de la matière qui reste. C’est beau, c’est fort, c’est NoTry**.

OpN#16@valeriepeyret : la tranche de pain NoTry

* Pour la numérotation et la nomenclature des œuvres NoTry, si vous aviez oublié, c’est ici.
** Si vous n’y comprenez vraiment rien, reprenez depuis le début, c’est là.

Gapz : La nouvelle série BD fait polémique + Strips 0 et 2

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYLa polémique n’a pas tardé. « Vous êtes en train de décrédibiliser le mouvement NoTry », « Vous flinguez votre image ! » « Vous allez passer des pages d’Art Press et de Mouvement à celle du Journal de Mickey » « Ce n’est plus du vide !! » « Le concept est dévoyé »… Certains, tel @regisfaller, l’un des soutiens les plus attentifs du mouvement a même failli rompre définitivement les ponts, rappelant les heures les plus sombres de l’avant-garde. C’est peu dire que le premier strip NoTry n’a pas fait consensus. À l’inverse, d’autres esprits, tout aussi respectables, ont tissé les éloges de cette série nouvelle qui, comme les Shadoks en leurs temps, semble bien sur le point de scinder la France en deux. Leurs commentaires dithyrambique (« J’aime. » « La suite. ») nous ont été d’un profond réconfort durant ces dernières 24 heures.

Pour répondre aux premiers, nous présentons aujourd’hui le strip prouvant, si besoin en était, la légitimité du Strip « Les Gapz » dans le périmètre de l’art NoTry. Ce « Strip zéro », tout en épure, saura poser, pour des siècles et des siècles, la tension initiale de cet univers en expansion. Univers qui poursuit sa mue avec le strip quotidien numéro 2. Gapz, Empty is plenty.

Série : Les Gapz, Strip zéro  (OpN#011) :

Série : Les Gapz, Strip n°2 (OpN#013) :

Les Gapz – Le strip

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYLe Metropolitan Museum of NoTry propose à partir d’aujourd’hui, et jusqu’à nouvel ordre, sa première exposition temporaire thématique. À L’heure où les planches d’Hergé, de Franquin et d’Urasawa s’arrachent en salles des ventes, nous avons décidé de prendre notre part à l’invention du 9ème art en vous proposant le premier daily strip NoTry. Les protagonistes de cette nouvelle aventure artistique ne vous sont pas totalement étrangers. Il s’agit des fameux Gapz, héros du tout premier roman NoTry, La révolution Gapz, publié il y a quelques jours et qui a déjà, nous dit-on, submergé d’appels SVP. C’est beau une ville, la nuit. Mais, sans plus attendre, place à la BD, cet art total. (Mais ne vous inquiétez pas, Mr Spielberg, pour vous, les droits sont encore libres) :

La révolution Gapz : Un roman NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYLe Metropolitan Museum of NoTry, prestigieuse institution d’art moderne prônant une abstraction extrême (voire extrémiste selon ses jaloux détracteurs), à l’honneur de vous présenter une pièce exceptionnelle : La révolution Gapz. Un roman totalement inédit qui, en sept chapitres et un épilogue, renoue avec la grande tradition des récits initiatiques. Mais une initiation mâtinée d’une épure toute contemporaine, apte à réconcilier les adeptes du nouveau roman à ceux d’une narration toute classique.  À n’en pas douter, l’évènement de cette rentrée littéraire 2010. Évènement que nous vous proposons de découvrir immédiatement – gratuitement et en numérique, c’est aussi ça, le chic –

Numéro de l’œuvre : OpN#010
(Sur la nomenclature des œuvres NoTry, vous reporter à cet article.

Stéphane Bataillon

LA RÉVOLUTION GAPZ
(Roman)

– Chapitre I –

Homme ou objet, fort ou faible, bête ou intelligent, bête ou homme, fût-il idiot, toutes ces dénominations n’avait pas grande importance pour les Gapz. Les Gapz étaient juste des trous. De simples trous.
Sans idées, sans odeurs, sans couleurs, il n’aimaient qu’une chose : le rien. Tout allait bien, tout était calme, jusqu’au jour où l’un de ces trous en eût un peu marre d’être juste un trou. Il avait envie d’essayer… quelque chose. La révolution Gapz commençait.

– Chapitre II –

« Quand on a rien, ça ne doit pas être très difficile d’obtenir quelque chose », se disait le Gapz, trou vide avançant dans d’infiniment plein.

GAPZ (à lui-même)

Il suffit juste d’y croire et de le vouloir très fort et notre destin changera. Tiens, par exemple, là, tout de suite, moi, Gapz, représentant d’un peuple de rien, je veux…

– Skloutch!-

Absorbé par ses pensées, Gapz était tombé dans un Gapz plus grand que lui. À peine commencée, la révolution Gapz se trouvait entravée par les lois irrésistibles de la gravitation. Il faudrait s’en méfier.

– Chapitre III –

Gapz tombait doucement, tout doucement dans le Gapz plus grand que lui.

GAPZ (à lui-même)

C’est raté ! Si j’étais tombé plus rapidement, j’aurais au moins connu la vitesse, ce qui aurait été mieux que rien.

Il resta ainsi de longues minutes à s’ennuyer en tombant, ce qui ne changeait pas grand chose à sa vie d’avant. Avant la révolution. Il pensa soudain que, si rien ne changeait malgré la chute, la relève était donc encore possible. C’est à ce moment précis qu’il s’arrêta de tomber. Gapz avait atteint le fond du grand rien.

– Chapitre IV –

Gapz se releva doucement et se mit à avancer dans le vide du grand rien.
Au bout de trois longues heures – bien que chez les Gapz cette notion de temps n’ait pas vraiment cours- il rencontra enfin quelque chose.

GAPZ

Bonjour !

L’INCONNU

(Silence)

GAPZ

Moi, c’est Gapz, et vous ?

L’INCONNU

Silence

GAPZ

Vous pourriez au moins me répondre !

L’INCONNU

Je l’ai fait : silence. Je suis un silence.

GAPZ

Un silence ?

SILENCE

Oui. Avant autour de moi, il y avait plein de notes. Mais je les ai égarées.

GAPZ

Et maintenant, que faites-vous ?

SILENCE

Ben, du coup, j’ai arrêté la musique. Je me repose.

GAPZ

Ah… Et une révolution pour quelque chose, ça vous tente ?

SILENCE

Pas le moins du monde. Et en plus, j’en ai beaucoup trop dit. Toutes ces paroles mettent mon identité à mal. Ça me brise. Adieu.

Les ralliements n’iraient pas de soi. Il fallait en avoir conscience.

– Chapitre V –

Gapz buta sur quelque chose.

GAPZ

Mais… Il n’y a rien ! se dit-il en regardant devant lui.

RIEN

Je ne vous permets pas !

GAPZ

Qui parle ?

RIEN

Moi.

GAPZ

Que… Qui ? Où ?

RIEN

Moi, là. Le blanc.

GAPZ

Un blanc ? Mais un blanc ne parle pas ! Sinon, il n’y aurait plus de blancs dans la conversation, elle deviendrait trop fatigante.

BLANC

GAPZ

Et alors ?

BLANC

GAPZ

Je vous ai vexé ?

BLANC

Non, mais vous vous méprenez. Je ne suis pas comme le silence, je suis LE blanc. La couleur. Et une couleur, c’est tout, sauf rien.

GAPZ

Oups, mille excuses. Et… une révolution pour quelque chose, ça ne vous tente pas ?

BLANC

Mais vous êtes bouché ou quoi ? Je suis déjà quelque chose !

GAPZ

Heu… Bon, je… ça ne fait rien. Au revoir.

BLANC

C’est ça, et la prochaine fois, préparez mieux votre tournée ! La politique, c’est un métier.

– Chapitre VI –

Continuant son périple pour l’éducation des masses vides, Gapz tomba nez à nez avec une pelle qui s’automimait

GAPZ

Mais… Que faites-vous ?

PELLE

C’te chose. Je suis en train de remplir à moitié ce grand rien, pardi !

GAPZ

Vous remplissez le rien ?! Mais… Il va être plein !

PELLE

À moitié vide ou à moitié plein, bé c’est toujours le même rien, ce n’est qu’une question de point de vue, té.

GAPZ

Mais non, pas du tout ! Si vous remplissez ce rien, il devient moins que rien. Il se dévide.

PELLE

Et alors ? Ce n’est pas ce que vous vouliez lô ? Car vous croyez que je ne vous ai t’y pas reconnu, hein ? Akch, on parle de vous dans les gazettes, à la télé, entre deux programmes, pendant la neige. « Le Gapz révolutionnaire », « Son rêve : Qu’il se passe enfin « quelque chose » ». Chte. Et bien voilà : moi, je mets quelque chose dans le rien. Et j’en fais pas tout un plat !

GAPZ

Mais…mais… Vous achevez ce rien, vous êtes un assassin !!

PELLE

Oh, hé, hein… Vous croyez quoi ? Que votre révolution peut se faire sans sang sur les mains, purée ?

GAPZ

Mais, là, c’est du sang de… de rien !

PELLE

Raison de plus pour ne pas vous plaindre ! Vadonc ! Et puis au moins, c’est quelque chose !

Gapz sentit que quelque chose était en train de lui échapper.

– Chapitre VII –

Bourré de remords, Gapz continuait à errer dans le vide quand un truc blanc à chapeau mou blanc se mit à genoux en le voyant et s’écria :

TRUC BLANC

Enfin, Madre de Dios ! Vous voilà !

GAPZ

Quoi ?!? Mais qui êtes-vous ?

LE TRUC BLANC

Un chercheur.

GAPZ

Un chercheur ? Mais un chercheur de quoi ?

LE CHERCHEUR

D’un sens à ma vie. De « quelque chose » qui pourrait enfin la remplir.

GAPZ

Ça tombe très bien ! Moi, mon idée, c’est de faire la révolution du vide pour qu’il arrive enfin, votre « quelque chose ».

LE CHERCHEUR D’UN SENS

Je sais bien. C’est pour cela que je crie « Enfin, vous voilà ! », car VOUS êtes ce quelque chose qui arrive enfin.

GAPZ

Moi ? Mais non ! Moi je suis juste un Gapz, je ne suis rien et…

LE CHERCHEUR D’UN SENS

Taratata Señor ! Tout le monde ne parle plus que de vous, le Gapz révolutionnaire ! Vous êtes notre sauveur ! Enfin.

Gapz resta immobile de longues minutes. Ainsi, tout ce chemin parcouru, toute cette énergie dépensée pour quelque chose n’avait servi à rien ? Juste à revenir à lui, ce dont il n’avait absolument pas besoin ?

Dégouté, Gapz conclut qu’il ne servait à rien d’essayer de changer le système. Ses illusions perdues, il mit fin à son entreprise et se retira hors du vide, dans le monde plein.

Ce fut la FIN.

– Épilogue –
LA QUESTION DE TROP

Toute chose avait une fin.
Toute chose, oui, mais le rien ?
Pouvait-on annoncer sa fin ?
Le Gapz se cachait-il pour mourir ?
Vivait-il sans se préoccuper de son âge ?
Peut-être qu’il s’éteindrait, rabougri, une fois tout rempli ?
C’était la question de trop. Elle fît déborder le vase.

Crédits et petite mise en garde/confidence (rayez la mention que vous jugez inutile) : Le roman LA RÉVOLUTION GAPZ, dixième œuvre inscrite au Patrimoine Mondiale de l’Humanité NoTry est bien évidemment © Stéphane Bataillon (artiste, critique et théoricien du mouvement NoTry) 2010. L’art a un prix, même quand c’est gratuit.  Pour tout savoir sur le mouvement, adhérer avec votre sang (nous, on est pire que chez Dédé Breton) et visiter les autres pièces de notre musée, c’est par ici ! Vous pouvez également nous envoyer votre propre œuvre NoTry par mail (voir page Contact) , nous nous ferons un plaisir de la publier sur le site après estimation de notre comité de conservateurs (sans sucres ajoutés)

Inauguration du Metropolitan Museum of NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYÀ l’occasion de la Nuit des musées
nous avons, en ce 15 mai 2010, le plaisir d’inaugurer le premier

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRY

Comme promis et attendu par une foule en délire, ce nouvel espace d’exposition aura pour mission de présenter au public le plus large les pièces d’art Notry venues du monde entier, et principalement de l’atelier de Stéphane Bataillon (artiste, théoricien et fondateur du Notry). Pour les rares amateurs encore peu au fait de l’ampleur du mouvement NoTry, nous ne pouvons que conseiller l’exploration des archives en ligne du mouvement.

En attendant la gigantesque rétrospective « NT2010 » qui aura lieu dans les toutes prochaines semaines (avec, en exclusivité mondiale, le premier showcase full optimized du groupe de folk-pop minimaliste The Jonathan Livingstones) , le MMN a le plaisir immense de vous dévoiler une première pièce inédite, rapportée d’un long périple dans les dangereuses contrées de l’inconscient collectif : la boîte NoTry (OpN#009) :

Commentaire de Stéphane Bataillon (critique officiellement underground du mouvement NoTry) :

 » Cette œuvre exceptionnellement dépouillée peut se rapprocher des plus belles toiles de Soulages dans le sens où elle intime le spectateur à collaborer à son avènement. Ici, ce n’est pas la lumière qui est mouvement, énergie et lien, mais la possibilité d’un vide. Un vide qui va, jusqu’à la dernière seconde, jusqu’à ce que la boîte se referme sur lui, s’offrir au spectateur, et évoluer au rythme de sa respiration. Ce cube de taille extrêmement réduite une fois monté (5 X 5 cm) permet d’acclimater l’infini, et met à disposition le souffle lent des mondes dans le creux de la main. Osons le mot : un chef d’œuvre, au plus proche des Dieux. »

Ah oui, décidément, une bien belle manière d’inaugurer ce nouveau musée. En espérant que la nuit soit belle.

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRY – www.stephanebataillon.com – Paris.

OpN#007 et OpN#008 : Effacements Notry

L’art Notry (Nothing Poetry) art du vide à investir, peut surgir dans le quotidien sous les formes les plus incongrues. Deux exemples ici, capturés à quelques heures d’intervalle et de manière totalement fortuite, qui, grâce au passage du temps, offre à l’investisseur Notry de nouvelles occasions d’expérimenter cet art plastique et métaphysique qui, décidément, ne cesse de nous plonger dans des abîmes de perplexité joyeuse. Pour ceux qui n’auraient pas complétement en mémoire tous les tenants et les aboutissants de l’art Notry, nous ne pourrions que conseiller la visite de l’exposition virtuelle et fondatrice de ce courant : NOTRY ? an exhibition of nothing poetry tenue à Paris le 30 novembre et le 1er décembre 2009.

OpN#007@anonymous : l’offre Notry
L’OpN#007@anonymous prend la forme d’un petit papier d’annonce que l’on trouve habituellement scotché sur une devanture de boutique ou, comme ici, sur un poteau en pleine rue (Rue Barbés, Montrouge, 19h, Jeudi 7 janvier 2010).

Proposant des services divers dans la partie supérieure (baby-sitting, aide ménagère, place de parking à louer…) les petites languettes, destinées à être arrachées,  comportent généralement un numéro de téléphone ou un e-mail permettant de contacter l’annonceur. Ici, du vide. Par une fantastique ironie, le passant est poussé à inventer lui-même l’offre de service dont il aurait besoin, envie. Une réponse idéale à notre besoin frénétique de consommation et de désirs à combler.

OpN#008@anonymous : le hasard Notry
À quelques heures d’intervalle donc (Rue Barbés, Montrouge, Vendredi 8 janvier 2010, 10h20), la découverte, sur un coin de table, d’un minuscule dé à jouer sans aucun point noir permettant d’en identifier les différentes faces. Le hasard ne se contente pas, ici, d’être hasardeux, mais interroge la tentative, et repousse les limites de nos destinées sentimentales vers un no man’s land inquiétant. Une réponse au Grand mystère de la vie et à nos certitudes ? Qui sait.