OpN#21 : QR Code NoTry

Ah non alors, ça ne va pas se passer comme ça ! Ce n’est pas la première innovation venue, fusse-t-elle interactive, fusse-t-elle enthousiasmante, qui peut détrôner aussi facilement la suprématie onirique de l’art NoTry. Ainsi, refusant de laisser la place aux poèmes cachés dans les QR Code, les désormais célèbres QRPoems, nous répliquons avec violence en vous proposant le premier QR Code NoTry. Parce que bon, si on nous cherche, dans le vide, c’est facile de nous trouver.

OpN#21 : QR Code NoTry

Pixels, 184 x 184, Black & White. 

Why silence should be white ?

Aujourd’hui est un grand jour pour l’art NoTry, cet art du vide qui finira bien par se remplir (voir ici même l’ensemble des pièces de notre collection). Nous vous présentons une première tentative d’art numérique authentique, un “numericart”. Cette pièce numérique et unique d’art contemporain tente de tirer le maximum des plus récentes possibilités offertes par la haute technologie. Soit, ici, un diaporama pour réfléchir sur la notion de représentation du silence en couleurs. Comment ça, ça a déjà été fait ? Vous n’y connaissez rien. Regardez plutôt…

OpN#20 : Why Silence should be white ?

Numericart, Slideshow, 7 frames, march 2011

[showtime]

OpN#19 : Manuel de conversation NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRY“Le Notry ? Un art qui ne sait pas parler” daubent les critiques jaloux et condescendants au sujet de cette révolution qui, qu’on le veuille ou non, est en train de submerger l’art contemporain aussi surement que les rebelles Monégasques déferlants sur la Baie des anges (un tour sur Twitter suffit à s’en convaincre). Pour autant, grâce aux recherches incessantes des experts du Metropolitan Museum of NoTry (Paris-Internet) nous sommes aujourd’hui en mesure d’apporter une réfutation imparable à cet argument fallacieux : la publication du seul et unique exemplaire du Manuel de conversation NoTry à l’usage des français. Un opuscule sublime présentant l’ensemble des items nécessaires pour reconstituer d’un seul tenant le vocabulaire fleuri et minimaliste de cette novlangue parachevant les efforts de l’humanité toute entière dans sa quête de la parole parfaite et intelligible. Nous en restons coi.

OpN#19 : “Manuel de conversation NoTry à l’usage des français”

Papier, 2 pages in-octavo, date de publication approximative (vers plus tôt), auteur peu connu.


P.S 1 : La “prononciation figurée” promise en couverture pour chaque terme (∞) s’est mystérieusement perdue dans le néant lors de la reproduction du document. Nous en sommes navrés.
P.S 2 : Un grand merci à Paul Martin, archéologue potable, pour ses précieuses données fournies lors du champ de fouilles.

OpN#18 : Immeuble du 7, rue NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYEncore une nouvelle pierre déposée dans le jardin fantastique du NoTry, cet art du vide trop plein pour être honnête. Il s’agit de la première pièce architecturale de grande ampleur : un immeuble, rien de moins. Mais un immeuble englouti dans les pierres d’un pont, ayant juste gardé son numéro, histoire de ne pas disparaître tout à fait. Histoire de témoigner d’un lieu encore possible où l’on vivrait serein.

 

OpN#18 : Immeuble du 7, rue NoTry


EXCLUSIF : Premier Manifeste NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYLe Metropolitan Museum of NoTry (Paris – New York – Ramongrin) présente aujourd’hui un document inédit d’extrême importance : le Premier Manifeste NoTry. Un texte fort et  “décapant” comme le dit notre ami l’Abbé Martin, qui permet de restituer les 16 chefs-d’œuvres d’art NoTry déjà produits au sein d’un cadre conceptuel digne des plus belles réalisations IKEA. L’Histoire est en marche. Nous, on vous laisse lire et on part se reposer loin de la foule. Pour plus d’informations sur le mouvement NoTry, ses œuvres, ses artistes et ses fulgurances, rendez-vous dans les salles du Metropolitan Museum of NoTry, le seul musée d’art contemporain de réputation internationale intégralement en ligne.

 

OpN#17 : Premier Manifeste NoTry

1. Nous voulons du vide.

2. Nous avons peur du vide.

3. Nous chargerons le vide

4. Nous le cernerons de rires, de larmes et de baisers.

5. Il est interdit de remplir quoi que ce soit.

6. Nous en avons déjà trop dit. Ça déborde.

Stéphane Bataillon, MC NoTry
Paris-Internet, le 25 février 2011, 00:00.

Festival d’Angoulême 2011 : Gapz, l’intégrale des strips

Tremblez Mœbius, Urazawa, Blain, Baru et autres Peyo ! À l’occasion de l’ouverture du Festival International de la Bande dessinée d’Angoulême 2011, les Gapz, le daily strip évènement de 2010 débarque en intégrale. Trop tôt, diront certains, le choc esthétique provoqué par l’apparition de ces quelques cases NoTry n’ayant pas encore été totalement digéré par un microcosme repu. Qu’importe nous osons. C’est ici, et c’est tout de suite.

Les Gapz – Strip # 0

Les Gapz – Strip # 1

Les Gapz – Strip # 2

Les Gapz – Strip # 3

Les Gapz – Strip # 4

OpN#16 : la tranche de pain NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYDes lettres, des mails, des appels téléphoniques, des cris, désespérés, en plein cœur de la nuit. Par centaines. Tous pour s’inquiéter de la même chose : mais où en est l’art NoTry ? Depuis sa dernière apparition dans le microcosme de l’art contemporain, à l’occasion d’une mystérieuse bande dessinée, plus aucune manifestation de cet art de l’infime, de l’absence et de l’humour de rire. Rassurez-vous, l’art NoTry a su rebondir tout seul, comme un grand, et c’est à @valeriepeyret que nous devons ce OpN#16* : la tranche de pain NoTry. Ou comment allier au vide immanent, le mouvement d’un temps (dé)materialisé par la disparition progressive de la matière qui reste. C’est beau, c’est fort, c’est NoTry**.

OpN#16@valeriepeyret : la tranche de pain NoTry

* Pour la numérotation et la nomenclature des œuvres NoTry, si vous aviez oublié, c’est ici.
** Si vous n’y comprenez vraiment rien, reprenez depuis le début, c’est là.

Gapz : La nouvelle série BD fait polémique + Strips 0 et 2

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYLa polémique n’a pas tardé. “Vous êtes en train de décrédibiliser le mouvement NoTry”, “Vous flinguez votre image !” “Vous allez passer des pages d’Art Press et de Mouvement à celle du Journal de Mickey” “Ce n’est plus du vide !!” “Le concept est dévoyé”… Certains, tel @regisfaller, l’un des soutiens les plus attentifs du mouvement a même failli rompre définitivement les ponts, rappelant les heures les plus sombres de l’avant-garde. C’est peu dire que le premier strip NoTry n’a pas fait consensus. À l’inverse, d’autres esprits, tout aussi respectables, ont tissé les éloges de cette série nouvelle qui, comme les Shadoks en leurs temps, semble bien sur le point de scinder la France en deux. Leurs commentaires dithyrambique (“J’aime.” “La suite.”) nous ont été d’un profond réconfort durant ces dernières 24 heures.

Pour répondre aux premiers, nous présentons aujourd’hui le strip prouvant, si besoin en était, la légitimité du Strip “Les Gapz” dans le périmètre de l’art NoTry. Ce “Strip zéro”, tout en épure, saura poser, pour des siècles et des siècles, la tension initiale de cet univers en expansion. Univers qui poursuit sa mue avec le strip quotidien numéro 2. Gapz, Empty is plenty.

Série : Les Gapz, Strip zéro  (OpN#011) :

Série : Les Gapz, Strip n°2 (OpN#013) :

Les Gapz – Le strip

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYLe Metropolitan Museum of NoTry propose à partir d’aujourd’hui, et jusqu’à nouvel ordre, sa première exposition temporaire thématique. À L’heure où les planches d’Hergé, de Franquin et d’Urasawa s’arrachent en salles des ventes, nous avons décidé de prendre notre part à l’invention du 9ème art en vous proposant le premier daily strip NoTry. Les protagonistes de cette nouvelle aventure artistique ne vous sont pas totalement étrangers. Il s’agit des fameux Gapz, héros du tout premier roman NoTry, La révolution Gapz, publié il y a quelques jours et qui a déjà, nous dit-on, submergé d’appels SVP. C’est beau une ville, la nuit. Mais, sans plus attendre, place à la BD, cet art total. (Mais ne vous inquiétez pas, Mr Spielberg, pour vous, les droits sont encore libres) :

La révolution Gapz : Un roman NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYLe Metropolitan Museum of NoTry, prestigieuse institution d’art moderne prônant une abstraction extrême (voire extrémiste selon ses jaloux détracteurs), à l’honneur de vous présenter une pièce exceptionnelle : La révolution Gapz. Un roman totalement inédit qui, en sept chapitres et un épilogue, renoue avec la grande tradition des récits initiatiques. Mais une initiation mâtinée d’une épure toute contemporaine, apte à réconcilier les adeptes du nouveau roman à ceux d’une narration toute classique.  À n’en pas douter, l’évènement de cette rentrée littéraire 2010. Évènement que nous vous proposons de découvrir immédiatement – gratuitement et en numérique, c’est aussi ça, le chic –

Numéro de l’œuvre : OpN#010
(Sur la nomenclature des œuvres NoTry, vous reporter à cet article.

Stéphane Bataillon

LA RÉVOLUTION GAPZ
(Roman)

– Chapitre I –

Homme ou objet, fort ou faible, bête ou intelligent, bête ou homme, fût-il idiot, toutes ces dénominations n’avait pas grande importance pour les Gapz. Les Gapz étaient juste des trous. De simples trous.
Sans idées, sans odeurs, sans couleurs, il n’aimaient qu’une chose : le rien. Tout allait bien, tout était calme, jusqu’au jour où l’un de ces trous en eût un peu marre d’être juste un trou. Il avait envie d’essayer… quelque chose. La révolution Gapz commençait.

– Chapitre II –

“Quand on a rien, ça ne doit pas être très difficile d’obtenir quelque chose”, se disait le Gapz, trou vide avançant dans d’infiniment plein.

GAPZ (à lui-même)

Il suffit juste d’y croire et de le vouloir très fort et notre destin changera. Tiens, par exemple, là, tout de suite, moi, Gapz, représentant d’un peuple de rien, je veux…

– Skloutch!-

Absorbé par ses pensées, Gapz était tombé dans un Gapz plus grand que lui. À peine commencée, la révolution Gapz se trouvait entravée par les lois irrésistibles de la gravitation. Il faudrait s’en méfier.

– Chapitre III –

Gapz tombait doucement, tout doucement dans le Gapz plus grand que lui.

GAPZ (à lui-même)

C’est raté ! Si j’étais tombé plus rapidement, j’aurais au moins connu la vitesse, ce qui aurait été mieux que rien.

Il resta ainsi de longues minutes à s’ennuyer en tombant, ce qui ne changeait pas grand chose à sa vie d’avant. Avant la révolution. Il pensa soudain que, si rien ne changeait malgré la chute, la relève était donc encore possible. C’est à ce moment précis qu’il s’arrêta de tomber. Gapz avait atteint le fond du grand rien.

– Chapitre IV –

Gapz se releva doucement et se mit à avancer dans le vide du grand rien.
Au bout de trois longues heures – bien que chez les Gapz cette notion de temps n’ait pas vraiment cours- il rencontra enfin quelque chose.

GAPZ

Bonjour !

L’INCONNU

(Silence)

GAPZ

Moi, c’est Gapz, et vous ?

L’INCONNU

Silence

GAPZ

Vous pourriez au moins me répondre !

L’INCONNU

Je l’ai fait : silence. Je suis un silence.

GAPZ

Un silence ?

SILENCE

Oui. Avant autour de moi, il y avait plein de notes. Mais je les ai égarées.

GAPZ

Et maintenant, que faites-vous ?

SILENCE

Ben, du coup, j’ai arrêté la musique. Je me repose.

GAPZ

Ah… Et une révolution pour quelque chose, ça vous tente ?

SILENCE

Pas le moins du monde. Et en plus, j’en ai beaucoup trop dit. Toutes ces paroles mettent mon identité à mal. Ça me brise. Adieu.

Les ralliements n’iraient pas de soi. Il fallait en avoir conscience.

– Chapitre V –

Gapz buta sur quelque chose.

GAPZ

Mais… Il n’y a rien ! se dit-il en regardant devant lui.

RIEN

Je ne vous permets pas !

GAPZ

Qui parle ?

RIEN

Moi.

GAPZ

Que… Qui ? Où ?

RIEN

Moi, là. Le blanc.

GAPZ

Un blanc ? Mais un blanc ne parle pas ! Sinon, il n’y aurait plus de blancs dans la conversation, elle deviendrait trop fatigante.

BLANC

GAPZ

Et alors ?

BLANC

GAPZ

Je vous ai vexé ?

BLANC

Non, mais vous vous méprenez. Je ne suis pas comme le silence, je suis LE blanc. La couleur. Et une couleur, c’est tout, sauf rien.

GAPZ

Oups, mille excuses. Et… une révolution pour quelque chose, ça ne vous tente pas ?

BLANC

Mais vous êtes bouché ou quoi ? Je suis déjà quelque chose !

GAPZ

Heu… Bon, je… ça ne fait rien. Au revoir.

BLANC

C’est ça, et la prochaine fois, préparez mieux votre tournée ! La politique, c’est un métier.

– Chapitre VI –

Continuant son périple pour l’éducation des masses vides, Gapz tomba nez à nez avec une pelle qui s’automimait

GAPZ

Mais… Que faites-vous ?

PELLE

C’te chose. Je suis en train de remplir à moitié ce grand rien, pardi !

GAPZ

Vous remplissez le rien ?! Mais… Il va être plein !

PELLE

À moitié vide ou à moitié plein, bé c’est toujours le même rien, ce n’est qu’une question de point de vue, té.

GAPZ

Mais non, pas du tout ! Si vous remplissez ce rien, il devient moins que rien. Il se dévide.

PELLE

Et alors ? Ce n’est pas ce que vous vouliez lô ? Car vous croyez que je ne vous ai t’y pas reconnu, hein ? Akch, on parle de vous dans les gazettes, à la télé, entre deux programmes, pendant la neige. « Le Gapz révolutionnaire », « Son rêve : Qu’il se passe enfin “quelque chose” ». Chte. Et bien voilà : moi, je mets quelque chose dans le rien. Et j’en fais pas tout un plat !

GAPZ

Mais…mais… Vous achevez ce rien, vous êtes un assassin !!

PELLE

Oh, hé, hein… Vous croyez quoi ? Que votre révolution peut se faire sans sang sur les mains, purée ?

GAPZ

Mais, là, c’est du sang de… de rien !

PELLE

Raison de plus pour ne pas vous plaindre ! Vadonc ! Et puis au moins, c’est quelque chose !

Gapz sentit que quelque chose était en train de lui échapper.

– Chapitre VII –

Bourré de remords, Gapz continuait à errer dans le vide quand un truc blanc à chapeau mou blanc se mit à genoux en le voyant et s’écria :

TRUC BLANC

Enfin, Madre de Dios ! Vous voilà !

GAPZ

Quoi ?!? Mais qui êtes-vous ?

LE TRUC BLANC

Un chercheur.

GAPZ

Un chercheur ? Mais un chercheur de quoi ?

LE CHERCHEUR

D’un sens à ma vie. De “quelque chose” qui pourrait enfin la remplir.

GAPZ

Ça tombe très bien ! Moi, mon idée, c’est de faire la révolution du vide pour qu’il arrive enfin, votre “quelque chose”.

LE CHERCHEUR D’UN SENS

Je sais bien. C’est pour cela que je crie “Enfin, vous voilà !”, car VOUS êtes ce quelque chose qui arrive enfin.

GAPZ

Moi ? Mais non ! Moi je suis juste un Gapz, je ne suis rien et…

LE CHERCHEUR D’UN SENS

Taratata Señor ! Tout le monde ne parle plus que de vous, le Gapz révolutionnaire ! Vous êtes notre sauveur ! Enfin.

Gapz resta immobile de longues minutes. Ainsi, tout ce chemin parcouru, toute cette énergie dépensée pour quelque chose n’avait servi à rien ? Juste à revenir à lui, ce dont il n’avait absolument pas besoin ?

Dégouté, Gapz conclut qu’il ne servait à rien d’essayer de changer le système. Ses illusions perdues, il mit fin à son entreprise et se retira hors du vide, dans le monde plein.

Ce fut la FIN.

– Épilogue –
LA QUESTION DE TROP

Toute chose avait une fin.
Toute chose, oui, mais le rien ?
Pouvait-on annoncer sa fin ?
Le Gapz se cachait-il pour mourir ?
Vivait-il sans se préoccuper de son âge ?
Peut-être qu’il s’éteindrait, rabougri, une fois tout rempli ?
C’était la question de trop. Elle fît déborder le vase.

Crédits et petite mise en garde/confidence (rayez la mention que vous jugez inutile) : Le roman LA RÉVOLUTION GAPZ, dixième œuvre inscrite au Patrimoine Mondiale de l’Humanité NoTry est bien évidemment © Stéphane Bataillon (artiste, critique et théoricien du mouvement NoTry) 2010. L’art a un prix, même quand c’est gratuit.  Pour tout savoir sur le mouvement, adhérer avec votre sang (nous, on est pire que chez Dédé Breton) et visiter les autres pièces de notre musée, c’est par ici ! Vous pouvez également nous envoyer votre propre œuvre NoTry par mail (voir page Contact) , nous nous ferons un plaisir de la publier sur le site après estimation de notre comité de conservateurs (sans sucres ajoutés)

Inauguration du Metropolitan Museum of NoTry

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRYÀ l’occasion de la Nuit des musées
nous avons, en ce 15 mai 2010, le plaisir d’inaugurer le premier

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRY

Comme promis et attendu par une foule en délire, ce nouvel espace d’exposition aura pour mission de présenter au public le plus large les pièces d’art Notry venues du monde entier, et principalement de l’atelier de Stéphane Bataillon (artiste, théoricien et fondateur du Notry). Pour les rares amateurs encore peu au fait de l’ampleur du mouvement NoTry, nous ne pouvons que conseiller l’exploration des archives en ligne du mouvement.

En attendant la gigantesque rétrospective “NT2010” qui aura lieu dans les toutes prochaines semaines (avec, en exclusivité mondiale, le premier showcase full optimized du groupe de folk-pop minimaliste The Jonathan Livingstones) , le MMN a le plaisir immense de vous dévoiler une première pièce inédite, rapportée d’un long périple dans les dangereuses contrées de l’inconscient collectif : la boîte NoTry (OpN#009) :

Commentaire de Stéphane Bataillon (critique officiellement underground du mouvement NoTry) :

” Cette œuvre exceptionnellement dépouillée peut se rapprocher des plus belles toiles de Soulages dans le sens où elle intime le spectateur à collaborer à son avènement. Ici, ce n’est pas la lumière qui est mouvement, énergie et lien, mais la possibilité d’un vide. Un vide qui va, jusqu’à la dernière seconde, jusqu’à ce que la boîte se referme sur lui, s’offrir au spectateur, et évoluer au rythme de sa respiration. Ce cube de taille extrêmement réduite une fois monté (5 X 5 cm) permet d’acclimater l’infini, et met à disposition le souffle lent des mondes dans le creux de la main. Osons le mot : un chef d’œuvre, au plus proche des Dieux.”

Ah oui, décidément, une bien belle manière d’inaugurer ce nouveau musée. En espérant que la nuit soit belle.

METROPOLITAN MUSEUM OF NOTRY – www.stephanebataillon.com – Paris.

OpN#007 et OpN#008 : Effacements Notry

L’art Notry (Nothing Poetry) art du vide à investir, peut surgir dans le quotidien sous les formes les plus incongrues. Deux exemples ici, capturés à quelques heures d’intervalle et de manière totalement fortuite, qui, grâce au passage du temps, offre à l’investisseur Notry de nouvelles occasions d’expérimenter cet art plastique et métaphysique qui, décidément, ne cesse de nous plonger dans des abîmes de perplexité joyeuse. Pour ceux qui n’auraient pas complétement en mémoire tous les tenants et les aboutissants de l’art Notry, nous ne pourrions que conseiller la visite de l’exposition virtuelle et fondatrice de ce courant : NOTRY ? an exhibition of nothing poetry tenue à Paris le 30 novembre et le 1er décembre 2009.

OpN#007@anonymous : l’offre Notry
L’OpN#007@anonymous prend la forme d’un petit papier d’annonce que l’on trouve habituellement scotché sur une devanture de boutique ou, comme ici, sur un poteau en pleine rue (Rue Barbés, Montrouge, 19h, Jeudi 7 janvier 2010).

Proposant des services divers dans la partie supérieure (baby-sitting, aide ménagère, place de parking à louer…) les petites languettes, destinées à être arrachées,  comportent généralement un numéro de téléphone ou un e-mail permettant de contacter l’annonceur. Ici, du vide. Par une fantastique ironie, le passant est poussé à inventer lui-même l’offre de service dont il aurait besoin, envie. Une réponse idéale à notre besoin frénétique de consommation et de désirs à combler.

OpN#008@anonymous : le hasard Notry
À quelques heures d’intervalle donc (Rue Barbés, Montrouge, Vendredi 8 janvier 2010, 10h20), la découverte, sur un coin de table, d’un minuscule dé à jouer sans aucun point noir permettant d’en identifier les différentes faces. Le hasard ne se contente pas, ici, d’être hasardeux, mais interroge la tentative, et repousse les limites de nos destinées sentimentales vers un no man’s land inquiétant. Une réponse au Grand mystère de la vie et à nos certitudes ? Qui sait.

Réactions à l’exposition Notry -et fin

Les réactions à l’exposition Notry ? an exhibition of nothing poetry furent si nombreuses qu’il nous est impossible de les citer toutes ici. Les voici donc en intégralité :  Nicolas. H – “Provocateur!!”  / Noëmie. M – “Bravo !! C’est la plus belle exposition que j’ai vue dans les dernières 51 heures 17 minutes et 39 secondes !” / Etienne. C “Je suis sur que l’histoire retiendra ce jour comme celui de la naissance du nouveau surréalisme, celui de l’antiquité matière …!” / Emmanuel. G “Vive les poèmes de Bataillon, de Balévitch, de Bayarquise, de Breton, vive le fruit de tes notrailles. (…)” / Bérangère H-V ” j’ai mesuré le vide qui séparait les artistes du notry des pauvres hères qui ont la tête trop pleine.”/ Marianne. P “Longue vie à Notry !” / Vincent. V “Viens de visiter votre exposition (mes commentaires sont écrits à l’encre invisible sur le livre d’or, dans le pur esprit Notry). Quel choc.” / Perceval. B “Beau boulot, bel espace, je reviendrai ! Bravo” / Merlin. K “Révolution formelle ou vulgaire canular? La polémique n’est pas prête de désenfler au sujet de cette série d’oeuvres(…)” / Phillipe. L “Mais de quelle expo parles-tu ?” / Wonder. W “Happée par le vide  Notry ou no entry?  Try it you will see  The void inside of me” / Florent. M “Je                       C’est                        Et                    !” / Stéphane. M “En un mot comme en cent” / Jim D. “Le NoTry, un courant si fort qu’on pourrait y perdre pied…” / LD. “Que dire face à tant de… rien ? Rester sans voix qui ouvre cent voies !” / Bob. M “No woman, notry. Everything’s gonna be alright.” / Sabine. M “Mais tu es vraiment dingue, viens te coucher.” Ouf. Le vide est comblé. Lorsque les historiens de l’art regarderont en arrière, la date du 30 novembre 2009 (1er décembre avec les prolongations) leur apparaitra comme LA date fondatrice de l’art du XXIème siècle. Et vous aussi, pourrez dire “J’y étais”. Il nous reste maintenant à laisser vivre à ce mouvement sa vie hors des musées pour, dans le courant de l’année prochaine, ou avant, ou jamais, rénvestir tout ce vide. Take a break and enjoy your life.

Bisous

Journal du Notry (6)

Une pièce importante vient aujourd’hui enrichir les collections du MMN (Metropolitan Museum of Notry). Rappelons pour la première fois que ce musée, basé dans la prestigieuse capitale française et accessible du monde entier à l’adresse www.stephanebataillon.com, est unique. De par son ambition, quasi démesurée, de rassembler TOUS les éléments existants de l’art Notry, comme de par sa taille, (45×60 pixels, au minimum). Il devrait ouvrir ses portes dans le courant de l’année 2010. Les cercles germanopratins bruissent d’ailleurs d’une insistante rumeur faisant état d’un gigantesque rétrospective à cette occasion.

La pièce proposée est l’œuvre, double, du premier investisseur de l’art Notry : merlinkeller. Fortement secoué dans ses certitudes lors de la désormais mythique exposition Notry ? an exhibition of nothing poetry, merlinkeller a non seulement crée, derechef, une œuvre initiale : OpN#000, prête à être investie par d’autres, mais également sa proposition d’investissement : OpN#000@merlinkeller selon la nomenclature de l’art Notry en vigueur. Faisant éclater tous les codes du Notry en rien, ces œuvres, réduisant au minimum discernable les éléments distinctifs acceptables, fait voler en éclat les théories établies des plus grands critiques d’art du mouvement, au premier rang desquels S.Bataillon lui même, seul en scène pour le coup. Sa réaction à la vue d’OpN#000 ? “Putain le con, il a fait très fort !”

Profitons donc de cette ambiance de paix et d’allè#gresse pour découvrir cette œuvre sans attendre…

OpN#000

(vide, -∞ ; +∞, vision partielle)

.

.

.

.

.

OpN#000@merlinkeller

(vide, -∞ ; +∞, vision partielle)

.

.

.

.

.

OpN#006 : Notry Blog

Nouvel exemple d’art Notry, un blog internet, support numérique rêvé pour l’émergence d’un vide impliqué et évolutif.

Ci-joint, le code complet du template, afin que les investisseurs du mouvement puissent reproduire simplement l’œuvre OpN#006 initiale et l’investir. L’outil utilisé est la plate-forme gratuite blogger.


OpN#006

Notry blog
(Internet technology ; B&W)



Adresse
: http://notryblog.blogspot.com/

Code complet (à copier/coller sur une plateforme de blog type blogger) :

*/ /* Use this with templates/template-twocol.html */ body { background:$bgcolor; margin:0; color:$textcolor; font:x-small Georgia Serif; font-size/* */:/**/small; font-size: /**/small; text-align: center; } a:link { color:$linkcolor; text-decoration:none; } a:visited { color:$visitedlinkcolor; text-decoration:none; } a:hover { color:$titlecolor; text-decoration:underline; } a img { border-width:0; } /* Header ———————————————– */ #header-wrapper { width:660px; margin:0 auto 10px; border:1px solid $bordercolor; } #header-inner { background-position: center; margin-left: auto; margin-right: auto; } #header { margin: 5px; border: 1px solid $bordercolor; text-align: center; color:$pagetitlecolor; } #header h1 { margin:5px 5px 0; padding:15px 20px .25em; line-height:1.2em; text-transform:uppercase; letter-spacing:.2em; font: $pagetitlefont; } #header a { color:$pagetitlecolor; text-decoration:none; } #header a:hover { color:$pagetitlecolor; } #header .description { margin:0 5px 5px; padding:0 20px 15px; max-width:700px; text-transform:uppercase; letter-spacing:.2em; line-height: 1.4em; font: $descriptionfont; color: $descriptioncolor; } #header img { margin-$startSide: auto; margin-$endSide: auto; } /* Outer-Wrapper ———————————————– */ #outer-wrapper { width: 660px; margin:0 auto; padding:10px; text-align:$startSide; font: $bodyfont; } #main-wrapper { width: 410px; float: $startSide; word-wrap: break-word; /* fix for long text breaking sidebar float in IE */ overflow: hidden; /* fix for long non-text content breaking IE sidebar float */ } #sidebar-wrapper { width: 220px; float: $endSide; word-wrap: break-word; /* fix for long text breaking sidebar float in IE */ overflow: hidden; /* fix for long non-text content breaking IE sidebar float */ } /* Headings ———————————————– */ h2 { margin:1.5em 0 .75em; font:$headerfont; line-height: 1.4em; text-transform:uppercase; letter-spacing:.2em; color:$sidebarcolor; } /* Posts ———————————————– */ h2.date-header { margin:1.5em 0 .5em; } .post { margin:.5em 0 1.5em; border-bottom:1px dotted $bordercolor; padding-bottom:1.5em; } .post h3 { margin:.25em 0 0; padding:0 0 4px; font-size:140%; font-weight:normal; line-height:1.4em; color:$titlecolor; } .post h3 a, .post h3 a:visited, .post h3 strong { display:block; text-decoration:none; color:$titlecolor; font-weight:normal; } .post h3 strong, .post h3 a:hover { color:$textcolor; } .post-body { margin:0 0 .75em; line-height:1.6em; } .post-body blockquote { line-height:1.3em; } .post-footer { margin: .75em 0; color:$sidebarcolor; text-transform:uppercase; letter-spacing:.1em; font: $postfooterfont; line-height: 1.4em; } .comment-link { margin-$startSide:.6em; } .post img { padding:4px; border:1px solid $bordercolor; } .post blockquote { margin:1em 20px; } .post blockquote p { margin:.75em 0; } /* Comments ———————————————– */ #comments h4 { margin:1em 0; font-weight: bold; line-height: 1.4em; text-transform:uppercase; letter-spacing:.2em; color: $sidebarcolor; } #comments-block { margin:1em 0 1.5em; line-height:1.6em; } #comments-block .comment-author { margin:.5em 0; } #comments-block .comment-body { margin:.25em 0 0; } #comments-block .comment-footer { margin:-.25em 0 2em; line-height: 1.4em; text-transform:uppercase; letter-spacing:.1em; } #comments-block .comment-body p { margin:0 0 .75em; } .deleted-comment { font-style:italic; color:gray; } #blog-pager-newer-link { float: $startSide; } #blog-pager-older-link { float: $endSide; } #blog-pager { text-align: center; } .feed-links { clear: both; line-height: 2.5em; } /* Sidebar Content ———————————————– */ .sidebar { color: $sidebartextcolor; line-height: 1.5em; } .sidebar ul { list-style:none; margin:0 0 0; padding:0 0 0; } .sidebar li { margin:0; padding-top:0; padding-$endSide:0; padding-bottom:.25em; padding-$startSide:15px; text-indent:-15px; line-height:1.5em; } .s idebar .widget, .main .widget { border-bottom:1px dotted $bordercolor; margin:0 0 1.5em; padding:0 0 1.5em; } .main .Blog { border-bottom-width: 0; } /* Profile ———————————————– */ .profile-img { float: $startSide; margin-top: 0; margin-$endSide: 5px; margin-bottom: 5px; margin-$startSide: 0; padding: 4px; border: 1px solid $bordercolor; } .profile-data { margin:0; text-transform:uppercase; letter-spacing:.1em; font: $postfooterfont; color: $sidebarcolor; font-weight: bold; line-height: 1.6em; } .profile-datablock { margin:.5em 0 .5em; } .profile-textblock { margin: 0.5em 0; line-height: 1.6em; } .profile-link { font: $postfooterfont; text-transform: uppercase; letter-spacing: .1em; } /* Footer ———————————————– */ #footer { width:660px; clear:both; margin:0 auto; padding-top:15px; line-height: 1.6em; text-transform:uppercase; letter-spacing:.1em; text-align: center; } ]]>

Contenu :
Titre du blog : OpN#006
Titre de l’article: A
Corps de l’article :

.



Bonjour chez vous, Big Brother is watching too

OpN#003 : la partition retrouvée

Il arrive parfois que, sans s’y attendre, l’amateur d’art tombe sur un document d’une telle valeur qu’il n’en croit ni ses yeux ni ses oreilles. C’est ce qui nous est arrivé ici avec la découverte dans un tiroir oublié, resté fermé depuis au moins le 29 novembre 2009, de la partition originale d’OpN#003 (la fameuse “Notry Melody”, présentée notamment lors de la mémorable exposition NOTRY ? an exhibition of nothing poetry, donnée à Paris, du 30 novembre au 1er décembre 2009).
Épure, équilibre de la composition, économie extrême de moyens pour parvenir à l’émotion. Ce document d’exception, confirme, s’il en était besoin, que la réputation de cette œuvre maîtresse du répertoire n’est en rien usurpée.

S.Bataillon
Critique du mouvement Notry


D’autre part, nous signalons à tous nos fidèles lecteurs que nous reviendront, dans les prochains jours, sur les très nombreuses récréations (réactions/créations) succitées par l’incroyable exposition Notry ? an exhibition of nothing poetry. Nous n’avons pas encore tout digéré.

NOTRY ? an exhibition of nothing poetry

PROLONGATION – DERNIER JOUR

Au regard de l’exceptionnelle affluence, et contrairement à ce qui avait été annoncé, l’artiste, le critique, le fondateur et le commissaire de l’exposition NOTRY ? an exhibition of nothing poetry ont décidé d’un commun accord de prolonger l’évènement jusqu’au 1er décembre 2009, minuit. This is it.



NOTRY ?

an exhibition of nothing poetry


30 novembre 2009
1er décembre 2009

www.stephanebataillon.com
Paris



Introduction générale

Notry, entre partage du vide et avis partagé

Nouveau mouvement artistique interdisciplinaire, le Notry a pour but de proposer des espaces de création (textes, sons, images, animation…) clairement délimités par un cadre, des notes ou des lettres à ses extrémités. Ces espaces ont pour caractéristique d’être entièrement vides en leur cœur. Ce vide n’est pas néant. Il n’est pas lieu de perte, mais lieu d’investissement. Chacun, avec ses mots, ses images et sa voix, peut l’investir, après un premier rapport contemplatif. Ainsi, le Notry est un art de l’échange possible.

Le mouvement Notry, son concept et ses œuvres initiales, semble selon toute vraisemblance et selon les sources historiques (cf “Les 5 post Journal de l’art noétique, l’émergence d’un monde” en annexe de l’exposition), avoir été imaginé il y a moins de 72 heures. Par la qualité et la rareté des pièces ici proposées, cette première exposition internationale marque donc un tournant dans l’histoire de l’art contemporain du week-end dernier.

Je suis particulièrement honoré de pouvoir, pour la première fois, présenter au public ces œuvres naissantes, grâce à la confiance de l’artiste et théoricien principal de ce mouvement.

En espérant que cette première exposition, dont vous êtes les observateurs d’avant-garde privilégiés, fasse rapidement tâche d’huile.

Stéphane Bataillon
Artiste, théoricien et fondateur du Notry
Commissaire de l’exposition “NOTRY ?”
30 novembre 2009 – www.stephanebataillon.com

 

Œuvres initiales du NOTRY
Les œuvres qui composent cette exposition vous sont ici présentées en quatre salles spacieuses mais pas trop, afin de garder une densité nécessaire. Elles donnent à éprouver les quatre premiers vides fondant l’art Notry. Poème, musique, image et animation, elles ont toutes été réalisées durant le week-end du 27 et 28 novembre 2009 à Paris.

Nomenclature des œuvres
Chaque œuvre initiale, proposant un vide particulier à investir, est classifiée grâce à la nomenclature “OpN#XXX” où Op = Opus; N = Notry et #XXX le numéro de l’œuvre dans l’ordre chronologique de sa création. Les œuvres investies, exposées lors de rétrospectives et de futurs happenings, reprendront cette nomenclature en lui ajoutant le nom de l’investisseur sous la forme “OpN#XXX@nominvestisseur”



Salle 1
OpN#001 : Poème Notry
(Texte, lettre et signe de ponctuation, N&B)

 

P

.

 



Salle 2
OpN#002 : Notry Miniature

(Image, 5×4, vide avec cadre 1pt, N&B)


 

Salle 3
OpN#003 : Notry Melody
( Musique, 0’35 , Grand Piano, Do )

( 13″ – B&W – 100 frames )


 



ANNEXES ET DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES


Avant de mettre un terme à cette exposition inaugurale et lui permettre de naturellement investir les plus grands musées de notre planète (dont, en premier lieu, le MoMa du 3 au 3 janvier 2010), un ensemble de documents et d’informations indispensables à une vue exhaustive de ce mouvement radicalement révolutionnaire.

ANNEXE A : Une longue histoire bien mouvementée
La naissance du mouvement Notry a été marqué par de très nombreux bouleversements : Il semble que l’art Notry se soit appelé, durant ses premières heures d’existence, “art noétique” à la suite d’une erreur d’interprétation contée dans le “Journal de l’art noétique (3)” Le pire fut évité.

ANNEXE B : Les cinq post du Journal de l’art noétique : l’émergence d’un monde
Il est rare de retrouver des documents de première main relatant, minute par minute, l’émergence d’un nouveau courant artistique majeur. C’est pourtant la chance du Notry que d’avoir vu, dès l’origine, ses évolutions méticuleusement annoté dans un vertigineux “Journal de l’art noétique” (que nous abrègerons désormais en “jN”). Ce jN est constitué de cinq posts distincts. Genèse, témoins du jaillissement d’un concept et de son application immédiate (les quatre œuvres majeures présentées dans cette exposition) les posts du “jN” (que nous abrègerons désormais par “PjN” suivi de son numéro sous la forme #00X, dans un parallélisme heureux avec la nomenclature des œuvres) représentent la source d’étude première de ce mouvement naissant. Afin de faciliter les recherches ultérieures, nous en dressons ici la recension complète :

PjN#001
Titre : Journal de l’art noétique (1)
Date : Samedi 28 Novembre 2009 – 00:34
Sous-titre : La découverte
Contenu : Récit de l’étincelle créatrice ayant permis la naissance du courant. Création fondée sur de solides bases documentaires au contenu irréfutable (cf ANNEXE C : Bibliographie ; bN#001 ; article de Graham Stevens, Sur l’exposition Nothing, pp. 234-235) ; explication de la nomenclature complexe mais efficace posée pour les œuvres du mouvement.
Œuvre associée : OpN#001 (deux versions avec commentaire )
Particularité : Unique apparition de la version “A” de OpN#001 : Un A remplace le P  (version choisie pour l’exposition).

PjN#002
Titre : Journal de l’art noétique (2)
Date : Samedi 28 Novembre 2009 – 00:34
Sous-titre : non sous-titré
Contenu : Important post théorique et critique pour la suite du mouvement. De nombreux thèmes abordés : importance de la nomenclature ; notion d’investisseur noétique (dénomination obsolète aujourd’hui remplacée par celle, plus immédiate et identifiable d’investisseur) ; vaste et profonde réflexion sur la dimension numérique de l’art noétique/notry.
Œuvre associée : OpN#002

PjN#003
Titre : Journal de l’art noétique (3)
Date : Dimanche 29 Novembre 2009 – 10:00
Sous-titre : Une affreuse découverte
Contenu : Découverte horrifiée de la véritable définition du terme “noétique”  (remise en cause des sources premières) et constat de son inappropriation au mouvement naissant. Nombreuses sources citées pour l’argumentation. Réaction courageuse du fondateur du mouvement.
Œuvre associée : OpN#003

PjN#004
Titre : Journal de l’art noétique (4)
Date : Dimanche 29 Novembre 2009 – 13:30 (app.)
Sous-titre : non sous-titré
Contenu : Avantages et inconvénients d’une nouvelle dénomination de l’art noétique : Notry. C’est bien.
Œuvre associée : aucune

PjN#005
Titre : Journal du Notry (5)
Date : Dimanche 29 Novembre 2009 – 15:34:02 (app.)
Sous-titre : non sous-titré
Particularité : premier (et dernier) PjN à mentionner, dès son titre, le vocable “Notry”, témoin du choix définitif de la dénomination du courant, après les alternoiements déjà largement étudiés par ailleurs (cf annexe A de l’exposition “NOTRY ? an exhibition of Nothing Poetry” 30 novembre 2009 – www.stephanebataillon.com – Paris – Commissaire : Stéphane Bataillon. N.B : Pour les chercheurs intéressés, cette annexe peut se trouver, sur simple demande, en utilisant l’ascenseur sur votre droite afin de remonter quelques lignes plus haut).
Contenu : Uniquement l’œuvre associée – Faible valeur documentaire pour l’histoire du mouvement.
Œuvre associée : OpN#004

ANNEXE C : BIBLIOGRAPHIE

De très nombreux ouvrages d’art, de critique et de théorie ont permis que l’émergence du mouvement Notry se réalise sur des bases solides. Comme le dit très justement le fondateur et artiste principal du mouvement, S.B : “On ne crée pas à partir de rien, même si j’ai découvert, au cours de mes recherches, que rien ne se crée, tout se transforme” (Interview inédite du 30/11/2009 réalisée en vue de la préparation de l’exposition “NOTRY ? an exhibition of Nothing Poetry” 30 novembre 2009 – www.stephanebataillon.com – Paris – Commissaire : Stéphane Bataillon.)
Nous vous en livrons ici les principaux, adoptant une nomenclature proche de celles déjà établies. Dans notre souci de poser des repères clairs dans une bibliographie foisonnante, chaque ouvrage est désigné par son numéro d’ordre de consultation (#00X), précédé des lettres “bN” pour “bibliographie Notry”.

bN#001
Vides, Catalogue de l’exposition Vides du Centre Georges Pompidou (25 février-23 mars 2009), 520 p., 39 euros quand même.

ANNEXE D : OpN#005 : Carton d’invitation à l’exposition NOTRY ?

L’exposition “NOTRY ? an exhibition of Nothing Poetry” a bénéficié, en plus d’une promotion traditionnelle massive sur les réseaux sociaux de la multisphère (Facebook et Twitter), d’un mail d’invitation groupé envoyé par les organisateurs à la fine fleur des amateurs d’art et de poésie. Il contenait, entre autre, une reproduction de OpN#002, l’une des toute première œuvre du mouvement. De par son caractère original, induisant une réponse (visite, message ou commentaire) ce mail peut être considéré une œuvre Notry à part entière. Après concertation tendue avec l’artiste principal du mouvement, il a été convenu de lui attribuer la nomenclature “OpN#005”. Pour ne pas léser les visiteurs n’ayant pas été destinataires de ce mail, nous en reproduisons ci-dessous un fac-similé.
Néanmoins, seuls les 75,2 destinataires du mail peuvent se revendiquer possesseurs d’une œuvre Notry authentique. Ils ont donc le devoir de l’investir d’une manière ou d’une autre.

OpN#005 : Notry Mail
( Texte et image, Trait, Police Times New Roman, 12 et 14 Pts , N&B)


Stéphane Bataillon a le plaisir de vous inviter, ce jour,
à l’inauguration de son exposition numérique

NOTRY ?
an exhibition of nothing poetry


30 novembre 2009

www.stephanebataillon.com
Paris

Première rétrospective mondiale du mouvement Notry, NOTRY ? an exhibition of nothing poetry dresse le portrait fulgurant d’un art de l’échange invisible. Quatre salles remplies d’oeuvres, complétées par un ensemble de documents, de témoignages et d’informations inédites à ce jour pour mieux embraser l’ensemble d’un mouvement artistique majeur de notre temps.

L’exposition NOTRY ? an exhibition of nothing poetry ne sera visible que ce lundi 30 novembre, sur le site www.stephanebataillon.com, Paris.

En tant qu’invité personnel du commissaire de l’exposition, vous disposez d’un coupe-file numérique individuel vous permettant de visiter l’exposition dans les meilleures conditions possibles.

COUPE-FILE EXPOSITION “NOTRY ?” CLIQUEZ-ICI

(Si le lien ne fonctionnait pas, rendez-vous directement sur www.stephanebataillon.com, en priant le Seigneur qu’il vous laisse entrer)

N’hésitez pas, après votre visite, à déposer un commentaire dans le livre d’or.

GÉNÉRIQUE

NOTRY ? an exhibition of nothing poetry
30 novembre 2009
www.stephanebataillon.com – Paris

Commissaire : Stéphane Bataillon
avec le soutien du Ministère de l’Aculture et de la fondation InStable.

REMERCIEMENTS

The Jonathan Livingstones, Art Grootfontein,Centre Pompidou, François Cheng, Fabienne Verdier,
Yves Klein, Fluxus, Ben Vautier et Graham Stevens (malgré tout).

N’hésitez pas à remplir le livre d’or avant de sortir (cliquez sur “Ecrire un commentaire”)