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L’invention du poème #44

Depuis trois ans, je n’écris quasiment plus de poèmes en vers. Je ne m’en étais pas vraiment rendu compte jusqu’à hier soir. Hier où j’ai dû, tranquillement, jusqu’à tard dans la nuit, en faire un sélection afin qu’ils soient traduits par Alexis, un ami poète pour un festival européen où je suis invité.

J’écris désormais de la prose. De la prose poétique. Je n’avais pas encore acté cette transformation profonde de mon travail. Ce passage de la forme moderne classique à autre chose. À la prose poétique. C’est plus dur. Plus dur à lire, à envisager, à transmettre comme un tout. Un peu bâtard, entre les formes. Du poème. Du roman. Un peu comme la nouvelle. Un genre de nouvelle de la poésie. Mais c’est ce que je fais. Qui m’amuse. Où je m’amuse. Une forme qui traduit désormais mon rythme au plus proche. Ça existe. ça Jabès, ça Tarkos, ça Pennequin, ça Azam, mais ça n’a pas vraiment de rayon en librairie. C’est après le Z, où c’est dans l’autre rayon, là-bas, demandez à mon collègue.

Mon troisième recueil marquera ce tournant. Avec des textes que je me sentirai capable de porter en voix. Avec la conviction qu’ils seront urgents. C’est à dire assez sincères pour occuper l’espace du lieu de la parole offerte. Je me mets au travail.

 

Publié dans Poèmes

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