L’ombre d’un Paradis

Assis sous le soleil, sur notre banc de bois face aux dents du midi. Les enfants jouent avec toi, rient derrière la fenêtre. Les autres ? Un est monté à l’arbre pour récolter des pommes. Un fredonne, l’autre coud, et les deux autres lisent. J’arpente la poésie de Tomas Tranströmer. L’eau qui a goût de fer. Les écailles du dragon, et cet arbre qui marche pour soutirer la vie à la pluie qui s’abat. Je pense « les jours heureux ». Je pense que cet instant repousse la nostalgie. J’ai trop chaud. Je remonte un instant. Le chalet nous protège.

Seul       manque.

Comme j’aimerai qu’elle soit. Qu’elle ensoleille. Mais sans rien remonter des chemins de douleurs. Juste avec nous. Une des enfants m’appelle pour commencer un jeu. Arrêter de fixer. Reprendre le cours du temps et savourer la vie. Grâce.

 

Une réaction au sujet de « L’ombre d’un Paradis »

  1. superbe… On sent percer un rayon, même seul, même fragile, qui traverse le temps, pour arriver jusqu’à nous.

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