Marque-page février : Paul Valet et la revue Meteor

Chroniques initialement parues dans la page poésie du cahier Livres&idées de La Croix du 27 février 2020

Meteor, Revue de création poétique

La seconde livraison de cette revue amiénoise consacre son dossier au poète picard Jean-Louis Rambour. Auteur de plus de 40 recueils, s’essayant à toutes les formes, Rambour a puisé à des sources aussi diverses que celles de Jean Follain, Pierre Reverdy ou Pierre Garnier, ce qui est bien résumé par son fragment, « l’homme est assis sur son socle dont la taille est achevée, assis, mais avec la modestie de quelqu’un de passage ». Le dossier de la revue mêle extraits de critiques, texte sur des peintures et faïences de la plasticienne Brigitte Dusserre-Bresson. Il est complété par un podcast où l’auteur se raconte avec chaleur. Également au sommaire, des poèmes de Pierre Maubé, Patricia Castex-Menier ou Christophe Sanchez. Une belle promenade.

éd. La chouette imprévue, 64 p., 14 €

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La parole qui me porte et autres poèmes, de Paul Valet

Poète, pianiste peintre et médecin, un des pionniers de l’homéopathie, Paul Valet, de son vrai nom Georges Schwartz, né en Pologne en 1903, fut un grand résistant. Il continua son combat contre tous les nihilismes par la poésie, à l’aide de vers brefs, souvent tranchants, mais avec l’humilité d’un « valet de la parole », position qui avait décidé de son pseudonyme, « se dissoudre dans la foule/comme une larme dans l’œil ». Cette anthologie de poche rassemble quatre de ses recueils majeurs, écrits dans les années 1960, qui plongent au plus profond, à la recherche de l’invincible en nous : « Quand on est pour soi-même/une cible vivante/il est dur de viser juste. »

Poésie Gallimard, 224 p., 7,50 €

Stéphane Bataillon

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