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Traverses

Je devine ce peuple
qui aime dans le froid
et dans les larmes noires

Ce peuple qui se rencontre
au carrefour de ces temps
qui nous ont terrassé

Ces regards qui traduisent
le passage trop rapide
par un détachement

Nous ne ferons pas lien
pas ici, pas ce soir,
pas sans nos solitudes.

Publié le Poèmes