Répétitions (2)

Introduire le mot
sur le blanc de la page

Ne pas aller trop vite
pour laisser au silence
tout le soin d’exploser.

Ce soir, rencontre à la librairie La lucarne des écrivains

MERCREDI 29 SEPTEMBRE 2010 – 19h30 – PARIS

Rencontre – Lecture à la librairie La Lucarne des Écrivains
115 rue de l’Ourcq 75019 PARIS Tél : 01 40 05 91 29 Métro Crimée, ligne 7
Soirée autour des Éditions Bruno Doucey et des Billets poèmes de Nicolas Lebeau à 19h30
Avec Bruno Doucey, Stéphane Bataillon, Fulvio Caccia et Jeanine Baude.

Répétitions

S’éloigner
juste assez
des mots qu’on a écrit

Juste avant qu’ils ne sortent

Imaginer les dire
comme si c’était un autre.

Soul Eyes

Arrêter de se perdre
dans l’usure des ruelles

Pour que le chant des villes
puisse enfin nous atteindre

Pour que les litanies
rendent le monde subtil
d’une dernière découverte.

(Collage de Thomas Durcudoy-Poème de Stéphane Bataillon)

Soirée de lancement d’Où nos ombres s’épousent vendredi 1 octobre au MOTIF (20h)

Bonjour à tous,

Un petit mot pour vous rappeler la soirée de lancement pour fêter la sortir de mon premier recueil, Où nos ombres s’épousent (Éditions Bruno Doucey) avec lecture, dédicaces et de nombreux invités dont Céline Liger (comédienne), Ghislaine Hillard (illustratrice), Thomas Durcudoy (illustrateur), François-Xavier Maigre, James Noël, Bruno Doucey, Danièle Corre, Bernard Fournier (poètes) et Christophe Rosenberg (musicien)

C’est vendredi 1er octobre, de 20h à 22h au MOTIF, Observatoire du livre et de l’écrit de la région Ile-de-France,
6, villa Marcel Lods – Passage de l’Atlas 75019 Paris
Métro Belleville
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

(Affiche de Ghislaine Hillard)

Sur le bout de la langue #10 : l’adjectif qualificatif

Tournant dans un carrefour
je sentis une odeur
douce, sucrée, chaleureuse

Puis j’en sentis une autre
âcre et désagréable

Mais je ne vis personne

Je venais pourtant bien
de faire cinq rencontres

Comme si seul le parfum
était au rendez-vous.

( Illustration de Thomas Durcudoy - Poème de Stéphane Bataillon)

Le projet « Sur le bout de la langue » : « Sur le bout de la langue » est une balade en poésies et illustrations à travers la grammaire française initiée par Stéphane Bataillon et Thomas Durcudoy. Une grammaire vivante, qui n’est pas envisagée comme un ensemble de règles contraignantes et ennuyeuses, mais comme la carte d’un fabuleux trésor pour cerner une langue à soi, pour enchanter le monde. Le blog du projet : Sur le bout de la langue

Mouvement

Faire enfin concourir
l’amas des ruptures lentes

Accepter l’ambition
de ce qu’il adviendra

Que le désir revienne.

Origine

On n’accepterait pas
que ça soit très différent
de nous

On aurait l’impression
de perdre une faculté.

Fournitures

L’odeur n’a pas changé

Celle des protège-cahiers
de la colle en tube UHU
de l’encre waterman
du paquet de copies doubles à petits carreaux perforées

La même odeur

Un acharnement.

Prévoyance

L’insecte avance sans crainte
de l’écroulement des sables

Il sait la préférence
pour l’ensevelissement
de ces témoins brulés

Œuvre à les conserver
en attente du jour
où tu décideras.

Sur le bout de la langue #9 : Le nom animé/inanimé

Que faudra t-il au nom
pour diriger le fleuve

Pour que ses droits
soient reconnus ?

(Poème de Stéphane Bataillon - illustration de Thomas Durcudoy)

Le projet « Sur le bout de la langue » : « Sur le bout de la langue » est une balade en poésies et illustrations à travers la grammaire française initiée par Stéphane Bataillon et Thomas Durcudoy. Une grammaire vivante, qui n’est pas envisagée comme un ensemble de règles contraignantes et ennuyeuses, mais comme la carte d’un fabuleux trésor pour cerner une langue à soi, pour enchanter le monde. Le blog du projet : Sur le bout de la langue

Support

L’encre
aurait besoin d’une feuille
pour formuler son rêve
au lieu de se répandre.

Réduction

Pas une évidence
pas encore

Mais l’impression naissante
de s’être trop écarté
des mondes minuscules

Qu’il faut y revenir.

Libre

Bien sûr qu’on a eu tort

Bien sûr qu’on a tous
eu tort

De ne pas écouter
notre silence
au plus profond

dans les siècles des siècles.

Sur le bout de la langue #8 : nom

Un nom pour désigner
chaque brise de monde

Hors du temps
sans saveur

À peine déterminé

Pour ne pas prendre
toute la place

Laisser à la matière
un petit peu de chance.

(illustration de Thomas Durcudoy - Poème de Stéphane Bataillon)

Le projet « Sur le bout de la langue » : « Sur le bout de la langue » est une balade en poésies et illustrations à travers la grammaire française initiée par Stéphane Bataillon et Thomas Durcudoy. Une grammaire vivante, qui n’est pas envisagée comme un ensemble de règles contraignantes et ennuyeuses, mais comme la carte d’un fabuleux trésor pour cerner une langue à soi, pour enchanter le monde. Le blog du projet : Sur le bout de la langue