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Stéphane Bataillon Articles

Une boite à poèmes sous Arduino

Un grand merci à la médiathèque Louis Aragon de Fontenay-sous-bois pour la belle rencontre du 25 mars dernier en compagnie de Xavier Gayan, Charles Pennequin et de Souleymane Diamanka. Et pour la conception d’une ingénieuse « Machine à poèmes » à base d’une carte Arduino et d’une petite imprimante thermique qui délivre certains de mes poèmes à la place de tickets de caisse. Que ceux qui cherchent des outils pour faire la révolution lèvent le doigt ! Pour faire la votre, suivez le guide > http://blog.animtic.fr/2016/08/boite-a-histoires-v1/

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Bayam sur France Inter

On parlait de Bayam ce matin sur France Inter dans la chronique Regards sur les médias (à partir de 2’50). Merci pour la gentillesse et le bel enthousiasme d’Alexandra Ackoun.

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L’effondrement #16

J’avais tant de désirs. Pour toi, pour moi, pour nos vies. Tout était presque prêt. S’apprêtait à sortir. Une alchimie parfaite pour enfin t’éblouir. Plus qu’une question de semaines. Un mois, au pire. Rien qu’un léger retard. Dire que tu as tout gâché par tes caprices. L’homme est considéré par les dieux comme ayant peu de raison de même que l’enfant l’est par les hommes.

Ce temps perdu à force de n’avoir rien voulu choisir. À se garder ouvert tous les possibles. À regarder les autres prisonniers de leurs rails. À bien se moquer d’eux depuis l’abri des gares. Refuser même d’exercer notre puissance pour monter au plus haut, d’une extrême élégance, d’une pureté minimale qui ravirait sans bruits. Mais les autres sont partis. Déjà loin, maintenant. Et le temps, aussi, a filé. Et l’énergie nous manque pour l’ultime impulsion. Pour te prouver au moins que… oh et puis tant pis pour toi, connasse.

Illustration : Saint-Oma

L’effondrement, une fiction autour des Fragments d’Héraclite. Lire les autres épisodes >

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Rendez-vous à la médiathèque de Fontenay-sous-bois et au Salon du livre de Paris ce week-end

Deux rendez-vous ce week-end pour poursuivre ensemble ce beau Printemps des poètes :

SAMEDI 25 MARS 2017 à 15h30 – Médiathèque Louis Aragon de Fontenay-sous-Bois
Projection-débat, lectures et dédicaces autour du film de Xavier Gayan « Les poètes sont encore vivants » en compagnie de Charles Pennequin. Médiathèque Louis Aragon, 2 avenue Rabelais, 94120 – Fontenay-sous-Bois. Plus d’informations :  http://www.mediatheque.fontenay-sous-bois.fr/

DIMANCHE 26 MARS 2017 de 14h30 à 15h30 : Dédicace au Salon de Livre de Paris sur le stand 1D-20 des éditions Bruno Doucey. www.livreparis.com

Au plaisir de vous y croiser…

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Spores

Comme l’escargot, les mousses recherchent l’ombre et l’humidité. Cette communauté d’intérêt provoque une alliance qui permet d’établir un univers solide, lent et tranquille. Un espace miniature qui s’observe à la loupe, celle qui grossit 15 fois, où le mouvement se déploie sans provoquer d’éclat. En joie.

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Kokebonkei (plaidoyer pour les mousses)

Ici, les mousses n’ont pas d’importance. Personne ne s’arrête lorsqu’elles investissent un mur, un tronc, la tuile d’un toit ou l’humus des forêts. Personne ne remarque lorsqu’elles disparaissent. Dites à vos amis que vous vous intéressez aux mousses, que vous les contemplez, que vous essayez de les reconnaitre et d’apprendre leurs noms, ils se moqueront gentiment de vous. Ils auront tort.

Végétaux sans racines dont les spores infimes font confiance à la brise pour guider leur destin, plus de 25 000 sortes de mousses peuplent la terre. Elles vivent au rythme des pluies et de l’humidité et se déploient, tranquilles, d’une respiration. Elles forment toutes ensembles un tapis de verdure produisant oxygène en toutes saisons, héritage du temps et signe que le sol peut encore accueillir. Sous chacun de nos pas, les mousses sont ce miracle renfermant l’univers et que nous refusons.

Au Japon, l’on crée des paysages de mousses, les kokebonkei. Compositions minuscules mêlant de la terre, des bryophytes, et de la roche sous forme de pierres et de graviers. Des microcosmes complets et minuscules. Un geste créateur pour enrichir le monde d’un poème vivant.

 

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L’invention du poème #39

Faire. Faire du beau. Le trouver, ou l’inventer, ce qui revient au même. Le but du poème est de changer la vie de celui ou de celle qui le recevra. Changer le cours de ses pensées et de ses émotions par une résonance qu’il ou qu’elle n’attendait pas. Être surpris du monde pour être surpris de soi. Et que son prochain pas se pose sur la terre d’une pression différente.

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Projection-rencontre au cinéma le Saint-André-des-Arts

Samedi 18 mars à Paris, au cinéma le Saint-André-des-Arts à 13h, venez assister à une projection-rencontre du film-documentaire de Xavier Gayan sur la poésie contemporaine, Les Poètes sont encore vivants .

J’aurai le plaisir de répondre à vos questions en compagnie du réalisateur après la diffusion.
Cinéma le Saint-André-des-Arts
30, rue Saint-André-des-Arts
M° Odéon – 75006 Paris.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=252424.html

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Donc, quelques retours

Petit retour sur le n°1 de Donc, la revue sonore de poésie que nous animons entre amis au sein de l’abbaye des éditions Thélème paru en début d’année, et dont on murmure que le numéro 2 s’élabore patiemment. Deux sympathiques retour sur notre première livraison, toujours disponible, d’un petit clic sur le site des éditions (9,99 € en CD et 7,90 € en téléchargement).

> Sur le blog Le petit monde de Lillygivrée

(…) La poésie est faite pour être écoutée, et entendue. Chaque vers a sa propre musique. Ainsi, je n’ai pas été étonnée de découvrir l’existence d’une revue sonore de poésie. Je n’ai eu aucune réticence à me lancer. C’était une expérience très intéressante. Les textes sont variés. J’en connaissais certains, mais d’autres m’étaient totalement inconnus. J’ai beaucoup aimé écouter ces textes, énoncés avec les dictions diverses des artistes qui les déclament. Les mots prennent une dimension très différente de celle qu’ils ont lorsqu’on les lit simplement dans nos têtes, ou lorsqu’on les énonce parfois à voix basse. Nul doute que tous les participants à ces déclamations extraordinaires ont leur place dans cette revue. Il y a des textes poétiques classiques et d’autres contemporains. Il y a des lectures traditionnelles et d’autres bien plus originales, telles que celles de Maya de Fay, posées sur une musique expérimentale ou électroacoustique, je ne sais pas trop comment la qualifier. Quoiqu’il en soit, les styles de lecture et les thèmes sont bien répartis, entre légèreté et lourdeur, voix féminines et masculines. C’était très agréable à écouter. L’heure et demi passe très vite, sans qu’on s’en rende compte.

La poésie étant un art jouant sur l’émotion, son appréciation dépend de son lecteur, ou plutôt de son auditeur dans le cas présent. Voici donc quelques uns de mes sentiments sur quelques extraits choisis dans cette revue. J’ai eu du mal à adhérer à la diction lente et particulière de Brigitte Fontaine, mais cela n’enlève rien à la beauté des textes qu’elle lit. J’ai eu un énorme coup de coeur, à vrai dire, un coup de coeur qui m’a poussée aux larmes, pour le monologue terriblement émouvant de Perrine Griselin, que vous invite très fortement à aller écouter. J’ai aussi beaucoup aimé les pistes d’ouverture et de fermetures, très rythmés. L’ouverture est amusante, la fermeture plus lourdes mais intéressante.

Verdict : ♥♥♥♥ C’était une expérience très intéressante. La poésie prend une dimension nouvelle, c’est un vrai régal. Je n’attribue pas 5 étoiles simplement parce que certains textes ne m’ont pas vraiment parlé. Quoiqu’il en soit, cette revue propose un concept vraiment intéressant. A suivre donc.

> Sur le site « Lire est un plaisir »

(…) le premier numéro – à nos yeux et à nos oreilles particulièrement réussi – de la revue sonore Donc, publiée aux Éditions Thélème à Paris, qui constitue une fameuse gageure autant qu’une belle aventure littéraire : un florilège lu, parfois par leur auteur, à l’instar de celui que nous reproduisons ci-dessous, de textes poétiques de qualité inscrits tout à la fois dans l’actualité du moment et dans l’intemporalité des vagues de l’âme humaine.

« Bravo, les gars, pour ces instants pas du tout pouet-pouet ! », aurait pu en dire l’ami VERHEGGEN…

Bernard DELCORD

 

 

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