Une promenade au jardin

Ça commence par de la mélisse officinale, de la rue et du millepertuis. Puis tanaisie, echinacée pourpre, giroflée pourpre, gaillarde, benoîte, pyretre de Dalmatie, Coréopsis, œillet du poète (Madame…), coquelicot, oeillet mignardise, bourrache (miam), centaure (hue dada), une coquille brisée d’escargot, correopsis, gaillarde, guimauve (verte), un bourdon, lavande, benoîte, ancolie pourpre, ancolie blanche (sœurs ennemies), muflier varié (élégant goujat), arôme (de quoi ?), lychis fleur de coucou (femme fatale), immortelle à bractées, agastache anisée, camomille matricaire, cosmos bipinné, menthe poivrée, souci (pas trop en ce moment, ça va merci), centaurée des montagne, capucine naine, balsamine, absinthe (ma soif), sarriette vivace ( hopopop ma jeune amie) et nigelle de Damas (fin ouverte).

La forme

Chut.
Plus un bruit
Elle s’approche

On la voit bien qui s’approche,
puisque tout
tout est blanc

Même nous

Elle ne fait pas de bruit
non plus

On se respecte
On le sait tous les deux
Qu’est-ce que ça pourra bien donner ?
On ne sait pas.

On ne veut surtout pas savoir
simplement jouer
simplement

Une forme, une couleur,
à peine

On aime déjà entendre
la vibration
ou voir
toucher
sentir

La vibration
qui sortira

De tout ça.

Humus

Enfin sentir l’odeur,
celle qui ne monte pas

Ce parfum réservé
à ceux qui se rapprochent

Qui prévient le regard
du changement de focale

Qui accepte l’essence
d’une terre qui s’agite.

Sa beauté

Un cerisier en fleur

Avec une branche morte,
avec des parasites,
avec des entailles
de couples trop pressés
qui font sa différence.

Mon cerisier en fleur.